SAUMON

SAUMON (Saumon de l’Atlantique - Salmo salar)

Image1 6

La Bretagne est l’une des cinq régions françaises encore fréquentées par le saumon de l’Atlantique. Ce poisson, qui retourne dans sa rivière natale après avoir vécu dans l’océan, est aujourd’hui menacé.

Réchauffement climatique, pollution de l’eau, envasement des frayères, construction de barrages… Le XXe siècle a été une période de tous les dangers pour le saumon de l’Atlantique. Ce poisson appelé amphihalin (espèce migratrice dont le cycle de vie alterne entre le milieu marin et l’eau douce comme l’esturgeon ou l’anguille) et anadrome, parce qu’il se reproduit en rivière et va s’engraisser en mer (à l’inverse de l’anguille), a disparu de nombreuses rivières de France. Ce migrateur est un formidable indicateur de la qualité des eaux.

Né en eau douce dans des eaux courantes près des sources, il descend jusqu'à la mer pour aller dans l’Atlantique Nord… jusqu’au Groenland, où il vit parfois plusieurs années, puis retourne dans la rivière dans laquelle il est né pour frayer (se reproduire) avant, généralement, de mourir d’épuisement car il a cessé de se nourrir dès son entrée en rivière. Parfois, le saumon de l’atlantique retourne en mer et participe une seconde fois à la reproduction. Poussé par son instinct, il parcourt des milliers de kilomètres et remonte même de tout petits ruisseaux.

Selon leur âge, les géniteurs de saumons remontent les fleuves à différentes périodes. Les plus âgés sont les plus grands individus ; ils sont de meilleurs reproducteurs. On les appelle saumons de printemps car ils colonisent les eaux douces majoritairement au printemps ; les scientifiques les qualifient parfois de poissons de "plusieurs hivers de mer". Les plus jeunes reviennent en eau douce un an après la dévalaison des smolts. On les appelle communément des castillons ou poissons d'un hiver de mer.

La reproduction a lieu en décembre et janvier selon les conditions hydrologiques. Les frayères se trouvent dans des secteurs pentus de granulométrie grossière. Elles sont donc généralement situées en amont des bassins versants. En Bretagne, les cours d'eau présentent des pentes élevées non loin de la mer. En comparaison de la Loire, de la Garonne ou de la Dordogne, les distances parcourues par les géniteurs puis par les smolts sont par conséquent moindres en Bretagne.

Le saumon atlantique fréquente la plupart des bassins versants situés à l'Ouest d'une ligne Saint-Brieuc (22) / Vannes (56).

Au total, le saumon est présent sur 29 bassins versants et l'évolution de la population est suivie sur 23 bassins versants.

Les géniteurs (appelés "bécarts") aménagent les frayères en décembre et les couples enfouissent leur ponte dans les cailloux et les graviers des zones courantes bien oxygénées. Les œufs se développent en 440 degrés jours, c'est-à-dire que si la température journalière moyenne de l'eau est de 10°C, l'incubation durera 44 jours. A l'éclosion, les alevins demeurent dans les frayères jusqu'à résorption de leurs réserves vitellines.

Après une à deux années en rivière, les «tacons » (c’est leur nom) deviennent des saumoneaux et mesurent environ 15 cm. le jeune saumon passe alors par un ensemble de modifications qui vont lui permettre de s’adapter au milieu marin. Une fois cette métamorphose réalisée, le jeune saumon, devenu «smolt», dévale la rivière, en avril, pour rejoindre les zones d’engraissement en mer situées essentiellement au large du Groenland et des îles Féroé.

 

Image2 16

Aux fins de protection de la ressource, le saumon fait l'objet de limites de captures de la part de la direction générale des affaires maritimes et de la pêche de l'Union Européenne. Ce poisson figure, en outre, sur la liste rouge de l'U.I.C.N. (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

Logo uicn

Image3 9

Aujourd'hui, le saumon de l’Atlantique est produit à 97 % par l’élevage et à 3 % par la pêche.

Si ce poisson, le plus consommé en France, est très riche en omégas 3, protéines, vitamines et autres minéraux bons pour notre santé, il n’en demeure pas moins que les conditions d’élevage seront déterminantes quant à l’apport de produits complémentaires tels que les colorants, antibiotiques et autres adjuvants nocifs.

Par ailleurs, les polémiques vont bon train sur la qualité des élevages Norvégiens qui fournissent 60% de notre consommation.

Préférez donc les spécimens bénéficiant d’un label : « label Rouge » « label AB » (Agriculture Biologique) ou « label MSC » (Marine Stewardship Council : ce label mondial distinctif récompense les pêcheries à la gestion et aux pratiques écologiquement responsables).

Logo fr

 

Le saumon à la bouche :

Recettes, conservation, valeurs nutritionnelles...

Saumon cuisine
 

Ajouter un commentaire