HUÎTRE

HUÎTRE (Huître plate - Ostrea edulis) – (Huître creuse -Crassostrea gigas)

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Mollusque marin bivalve se nourrissant de plancton en filtrant, en moyenne, 10 à 15 litres d’eau par heure, l’huître vit le long du littoral et de préférence près d'une embouchure de cours d'eau ou d'une incision dans la côte.

Abondante sur les côtes d'Europe au quaternaire et à l'époque gallo-romaine, Ostrea edulis est l'huître autochtone de la France. Les Romains emmenaient des huîtres plates jusqu'à Rome. Elles étaient les seules huîtres connues en France jusqu'à la motié du 19ème siècle. C’est à cette époque que nait l’ostréiculture suite à l’épuisement des ressources naturelles. Parallèlement, Napoléon III encourage l’importation d’huîtres creuses trois fois moins chères.

En 1868, alors qu’il existait un intense négoce d’huîtres entre la France et le Portugal, un navire marchand, pris dans une tempête, trouve refuge dans l’estuaire de la Gironde. Ne pouvant sauver leur cargaison, les marchands la virent par-dessus bord. C’est ainsi que fut introduite en France Ostrea angulata, ou “huître portugaise”.

Cette espèce s’est naturellement adaptée à son nouveau territoire et est devenue la principale espèce d’huître élevée en France. Frappée à son tour par une épizootie qui détruisit tous les élevages de la côte Atlantique dans les années 70, elle a alors été remplacée par Crassostrea gigas, “l’huître japonaise”, importée du pacifique du Nord-Ouest. Elle est aujourd’hui, en France, comme dans une majeure partie du monde, l’huître creuse la plus commercialisée.

Les plates, décimées par les maladies dans les années 1920, 1970, puis 1980, sont les plus rares et élevées principalement en Bretagne. Sous le nom de Belon, vous trouverez, près de chez moi, celles qui sont considérées comme les meilleures. L'huître plate, contrairement à l’huître creuse, préfère les eaux plus profondes.

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Huitre de bretagne

Depuis 1996, une nouvelle variété d'huîtres à fait son apparition : l'huître triploïde.

À la fin des années 1980, l’Ifremer a lancé un programme de recherche pour améliorer la croissance des huîtres et le rendement des productions.

L'huître est naturellement diploïde, comme tout être vivant sexué : ses cellules contiennent plusieurs paires de chaque chromosome typique de l’espèce. Chaque paire est composée d’un chromosome du père et d’un chromosome de la mère.

La triploïdisation consiste à rajouter un chromosome à chaque paire afin d’obtenir des individus stériles. La triploïdisation est une manipulation chromosomique (augmentation du nombre de lots de chromosomes), mais pas une modification génétique (introduction de chromosome d’une autre espèce Incertain).

La croissance de l’huître stérile est ainsi améliorée et elle ne subit pas la maturation estivale qui la rend laiteuse. Cette caractéristique permet notamment de développer les ventes en été auprès des amateurs réticents à manger des huîtres “en lait”.

L’opportunité économique et écologique des huîtres triploïdes fait l’objet de débat chez les ostréiculteurs même si l’huître diploïde consacre environ 2/3 de son énergie pour sa reproduction.

A ce jour, dans le commerce, aucune mention particulière ne permet de les distinguer des variétés traditionnelles non modifiées !!!!

Les rochers de la rade de Brest ou de la baie de Quiberon sont couverts d'huîtres creuses qui se reproduisent spectaculairement à l'état sauvage. Le
phénomène est mondial.

Plus 50% en trois ans. En 2008, On estimait la masse à environ 7 000 tonnes sur les rochers du golfe du Morbihan. On suppose qu'il y en a au moins autant sur les vasières (Il y en avait 15 000 tonnes en rade de Brest).

Par comparaison, les élevages bretons produisent annuellement 30 000 tonnes d'huîtres. Les populations d'huîtres sauvages sont aujourd'hui plus nombreuses que celles stockées en élevage.

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Attention, la qualité de l'eau en Bretagne sud est actuellement plutôt bonne mais on n'est pas à l'abri d'un accident localisé d'une station d'épuration ou d'un épandage massif. Une bête crevée sur la grève peut suffire à contaminer un endroit.

Sans tomber dans le catastrophisme, des mesures de prudence s'appliquent à tous les coquillages pêchés en loisir. Il faut se tenir au courant des interdictions de pêche locales, souvent temporaires et  régulièrement affichées en mairie ou sur les portes ou vitrines des capitaineries de tous les ports.

L'information fait aussi, généralement, l'objet d'une publication dans la presse locale.

L'huître plate et l'huître creuse sont deux sujets qui possèdent un système de reproduction différent : la première est vivipare (l'embryon se développe à l'intérieur de la femelle) tandis que la seconde est ovipare (se reproduit par des œufs dont l'éclosion s'effectue hors du corps de la femelle).

En outre, elles sont, toutes deux, transsexuelles : elles peuvent changer de sexe d'une saison sur l'autre, voire au cours de la même saison.

La reproduction a lieu de mi-juin à mi-septembre.

Les larves restent pélagiques pendant une quinzaine de jours avant de subir une métamorphose. Devenue jeune huître (appelée naissain), elle doit rapidement, pour survivre, se fixer sur un substrat ou des capteurs installés en proximité. Ce sont des tuiles chaulées et, plus couramment de nos jours, des coquilles de moules.

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