Le grand retour des baleines à bosse

Alors que cette espèce était au bord de l’extinction il y a quelques années encore, voici qu’elle retrouve quasiment ses effectifs d’antan.

Groupe baleine

En matière de biodiversité, tout n’est pas perdu, à condition d’y mettre un minimum de volonté et de prendre les décisions qui s’imposent. Démonstration avec le spectaculaire retour de la baleine à bosse. Alors que cette espèce était au bord de l’extinction il y a quelques années encore, voici qu’elle retrouve quasiment ses effectifs d’antan. Explications.

En 1830, note le Time, environ 27 000 baleines à bosse peuplaient les océans. 120 ans plus tard, elles n’étaient plus que 450. Victime de la chasse, l’animal était chéri pour sa chair, sa graisse et son cuir, si bien qu’il a failli disparaître à tout jamais.

Pourtant, aujourd’hui, une étude publiée par la Royal Society estime que la baleine à bosse a retrouvé 93 % de ses effectifs d’origine. Miracle ? Non. Juste un retour au bon sens. Dans les années 1980, la chasse à la baleine commerciale a été interdite… et cela a porté ses fruits, tout simplement.

Une bonne nouvelle pour les baleines à bosse, une bonne nouvelle pour la biodiversité et, plus globalement, une bonne nouvelle pour la planète et tous ceux qui y vivent. Pourquoi ? Parce que, comme le souligne le Time, les baleines nous protègent du réchauffement climatique:

«En moyenne, une seule baleine stocke environ 33 tonnes de CO2. Si nous considérons uniquement les baleines à bosse de l’Antarctique qui se reproduisent au Brésil, leur protection a entraîné le stockage de 813 780 tonnes de CO2 dans les eaux profondes. Cela représente environ le double des émissions annuelles de CO2 d’un petit pays comme les Bermudes ou le Belize, selon les données d’émissions de 2018.»

«En effet, lorsqu’une baleine meurt naturellement, elle emporte le carbone stocké dans son corps gigantesque vers les eaux profondes, le gardant enfermé pendant des siècles.»

Autrement dit, protéger une espèce animale, c’est protéger la vie toute entière.

Pourvu que ce genre de mesures serve de leçon, car il faudrait les multiplier si l’on veut garder un petit espoir de sauver ce qui peut encore l’être.

Axel LECLERCQ - © Positivr

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