Une baleine capte bien plus de CO2 qu'un arbre

Des économistes du Fond Monétaire International et des biologistes ont chiffré les services que nous rendent les baleines, notamment en captant le CO2 de l'atmosphère.

20093141Une baleine au large du Canada. © MAXPPP

Une baleine est bien plus efficace qu'un arbre pour stocker du CO2. La baleine bleue, par exemple, se nourrit de krill ou de phytoplancton. Ces petits organismes marins qui se développent en captant le CO2 de l’atmosphère.

Une baleine, à elle seule, piège 33 tonnes de CO2 par an. Quand elle meurt et qu’elle coule au fond de l’océan, elle y entraine ce CO2 qui y reste pendant des siècles. Exactement comme une forêt sauf qu’un arbre ne stocke que 22 kg de CO2 par an.

Finalement, une baleine équivaut à planter 1 500 arbres.

Ses mouvements aident aussi le brassage du krill

Quand une baleine à bosse monte et descend à la surface de l’eau, elle brasse le phytoplancton. Elle le répartit aussi dans les océans puisqu’elle l’emmène dans sa longue migration à travers le globe.

Si elle le mange, elle en favorise aussi le développement puisque le phytoplancton se nourrit des minéraux de ses déjections. De nombreuses autres espèces de poissons en profitent dans son sillage.

La présence des baleines est donc une assurance pour les pêcheurs de trouver plus de ressources.

1 000 milliards de dollars de services écosystémiques

Les économistes du Fond Monétaire International en collaboration avec des biologistes de Great Whale Conservancy ont chiffré que l'ensemble des populations de baleines avaient une valeur de 1 000 milliards de dollars ou 900 milliards d'euros.

Le travail d'une seule baleine équivaut à deux millions de dollars de service climatique, de pêche et de tourisme.

On voit donc l'intérêt d'avoir plus de cétacés dans nos océans. Même si la chasse commerciale à la baleine est interdite depuis 40 ans, ces géants des mers ont du mal à retrouver leur niveau d’avant.

La faute notamment aux collisions avec les cargos. Près d’une centaine de baleines sont tuées chaque année le long de la côte ouest américaine. C'est pourquoi les chercheurs aimeraient que les bateaux prennent de nouvelles routes pour réduire leur mortalité.

Davantage de baleines, c’est un océan en meilleure santé, c’est plus d’oxygène et moins de carbone dans l’atmosphère. Sauver les baleines contribue à sauver la planète, c’est aussi simple que ça.

Anne-Laure BARRAL – franceTVinfo

Commentaires (1)

Marcel ETIENNE
  • 1. Marcel ETIENNE | 13/10/2019
les journaliste et la science, ça fait vraiment deux… il suffit d'un petit calcul pour montrer que cet article est absurde : une baleine bleue vit environ 80. Si elle stockait effectivement 33 tonnes par an, elle pèserait 2640 tonnes à la fin de sa vie !!! or la plus grosse jamais mesurée pesait 180 tonnes.
Enfin, cet article a au moins le mérite de parler du fait que c'est majoritairement le plancton marin qui stocke le CO2 de l'atmosphère !

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