Un vaquita meurt après une capture destinée à la conservation de l'espèce

Le gouvernement Mexicain a annoncé la mort d'un marsouin du Pacifique (Phocoena sinus) le 5 novembre. Chaque perte de l'un de ces animaux est particulièrement dramatique car la population de marsouins du Pacifique ne compte plus qu'une trentaine de spécimens.

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Un marsouin du Pacifique a été capturé dans le cadre d'un programme de conservation. Mais il est mort prématurément. © HO/Semarnat/AFP

L'animal, endémique du Golfe de Californie, avait été capturé en vue d'être placé dans une réserve marine. Le ministre de l'Environnement, Rafael Pacchiano, qui s'était réjoui samedi de la capture de l'animal, a tweeté pour annoncer des "complications", puis finalement la mort de celui-ci. La cause du décès n'est pas encore connue et fait l'objet d'une enquête.

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Les défenseurs de l'environnement s'étaient opposés à cette méthode

Dans un ultime effort pour sauver l'espèce, les scientifiques avaient annoncé en février 2017 un plan de capture de plusieurs spécimens qui seraient réintroduits dans une zone fermée du golfe où ils pourraient se reproduire.

Cependant, des défenseurs de l'environnement s'étaient opposés à cette mesure craignant que certains animaux puissent succomber durant cette opération. Lorenzo Rojas-Bracho, membre du CIRVA, avait alors indiqué à l'AFP que les scientifiques allaient malgré tout mener cette tentative. "La pêche illégale se poursuit et si nous ne les capturons pas, ils mourront de toute façon", avait-il déploré. Mais cette première tentative confirme les craintes des défenseurs de l'environnement.

Une victime collatérale d'un trafic juteux

Les marsouins du Pacifique, qui sont les plus petits cétacés du monde (1,5 mètre), ont été décimés par des filets dérivants au cours des dernières années. Ces pièges ne ciblent pas directement les marsouins : les contrebandiers mexicains s'intéressent surtout aux totoabas (Totoaba macdonaldi).

Ce poisson - également en danger d'extinction - possède une valeur marchande qui lui vaut le triste surnom de "cocaïne aquatique". En effet, chaque vessie natatoire de cette espèce se monnaye entre 10 000 et 20 000 dollars pièce en Asie, selon les autorités américaines.

© AFP/2017

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