Comment développer l’aquaculture durable ?

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) appelle "au soutien et au développement des fermes aquacoles durables" dans un avis voté ce mardi 13 juin qui pointe les conditions de ce développement.

Lf saumon de france reduit

Pour le Cese, l’aquaculture est «un secteur économique et alimentaire stratégique». Ici, la production sous la marque Saumon de France en rade de Cherbourg. (Photo : Lionel Flageul)

Que ce soit dans l’Hexagone ou outre-mer, l’eau salée ou douce, il faut encourager l’aquaculture, affirme le Cese. D’abord, pour retrouver une souveraineté alimentaire. La France importe 86 % de ses produits aquatiques. Et parce que «l’aquaculture offre des emplois hautement qualifiés et non délocalisables».

Or en 20 ans, aucun nouveau site de pisciculture marine n’a été créé. Il faut «un sursaut», estime le Cese, notamment en «portage politique».

Il liste 51 préconisations. Certaines visent la protection de l’environnement, comme réduire la part des farines et huiles de poissons dans l’alimentation des poissons en élevage. Mais aussi préserver les écosystèmes aquatiques des phytosanitaires.

D’autres visent les consommateurs : étiquetage de l’origine même en produits transformés, cahiers des charges intégrant l’écologie, renforcement de la promotion sur les produits aquacoles.

Le Cese propose aussi une série d’outils pour créer, développer ou pérenniser les entreprises aquacoles : aide à l’installation, fonds de garantie, accompagnement aux démarches administratives, révision à la hausse de la dotation du Feamp… Et ainsi réduire l'abyssal déficit commercial de la France en produits aquatiques.

Solène Le Roux - © Le Marin (abonnés) - http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/peche/28810-comment-developper-laquaculture-durable-secteur-strategique?_=1497441366517

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