Océans : un appel à Davos pour réduire la pollution des plastiques

Les océans dangereusement pollués contiendront (bientôt) plus de plastique que de poissons si des mesures ne sont pas prises d'urgence, ont prévenu lundi à Davos (Suisse) 40 des plus grands groupes industriels mondiaux.

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Le militant marseillais Edmund Platt devant une œuvre de l'artiste Roman Aebersold le 3 mai 2016 à la Villa Méditerranée à Marseille-AFP/Archives/BERTRAND LANGLOIS

À l'initiative de la navigatrice britannique Ellen MacArthur, ces entreprises ont lancé un appel à l'occasion de l'ouverture du World Economic Forum (WEF), qui se déroule jusqu'à samedi à Davos.

"En plus du coût financier, si nous continuons sur cette même lancée, les océans devraient contenir plus de plastique que de poissons (en termes de poids)", a expliqué le WEF dans un communiqué présentant les conclusions de l'enquête et les découvertes sur le plastique.

Selon une étude, 20% de la production mondiale de plastique pourrait être réutilisée, tandis que 50% pourrait être recyclée.

Mais "sans une nouvelle conception fondamentale, les 30% restants des emballages plastique (en poids) ne seront jamais recyclés", a expliqué le WEF.

"La nouvelle initiative pour le plastique a reçu un large soutien. Nous sommes en train de sentir au sein de l'industrie une prise de conscience très forte", a déclaré Mme MacArthur, qui fait partie des habitués de Davos.

L'initiative est soutenue par des groupes comme Unilever, Danone, Dow Chemical, tous producteurs ou grands consommateurs de plastique.

L'objectif est de trouver d'urgence les moyens de fabriquer le plastique de manière à ce qu'il soit plus facile à recycler et qu'il cause moins de dégâts environnementaux, en particulier dans les océans qui sont infestés de sacs plastique et d'autres déchets.

"Des changements mineurs dans les matériaux, le format et le traitement peuvent rendre viable l'économie du recyclage et nous entraîner dans une spirale positive de prix plus bas et une meilleure conception", a affirmé Martin R. Stuchtey, professeur à l'université autrichienne d'Innsbruck.

© AFP / 2017

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