En 2017 le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (Canada) augmentera la protection des espèces en péril.

Ce parc marin protège des écosystèmes exceptionnels où plus de 1600 espèces animales et végétales ont été observées. On y retrouve des espèces en péril telles que le béluga du Saint-Laurent et le rorqual bleu. Découvrez comment le parc protège la biodiversité.

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Le bélouga réside à l’année dans le Saint-Laurent et le parc marin comprend plusieurs endroits où les femelles donnent naissance à leurs petits - © Parc Marin SSL

Le bélouga du Saint Laurent

Blanc comme neige, le béluga est la baleine la plus facile à reconnaître ! Même s’il est interdit de le chasser depuis 1979, la population ne semble pas se rétablir ; on l’estime aujourd’hui à 889 individus.

Le béluga est grisâtre au stade juvénile et blanc à l’âge adulte. Adulte, il mesure entre 3 et 5 mètres. Il réside à l’année dans le Saint-Laurent et le parc marin comprend plusieurs endroits où les femelles donnent naissance à leurs petits et en prennent soin. Ils sont exposés aux polluants et au dérangement par les embarcations de plaisance et le trafic maritime.

Autrefois, les bélugas étaient abondants dans les eaux du Saint-Laurent. On en comptait entre 7 800 et 10 000 à la fin du 19e siècle. Malheureusement, la chasse commerciale intensive au début du 20e siècle a bien failli les faire disparaître. Malgré l’interdiction de la chasse, on estime qu’ils sont en déclin. La population est estimée à 889 individus.

Le béluga a un régime alimentaire varié, se nourrissant de poissons et d’invertébrés. Les femelles gestantes et celles qui allaitent leurs petits doivent combler d’importants besoins énergétiques. La protection de leurs habitats favoris et de leur nourriture est essentielle pour le rétablissement de cette population.

Baleine bleue

Le rorqual bleu

Le rorqual bleu fréquente tous les océans du monde. La chasse, la pollution, les collisions avec des navires et la prise accidentelle dans des engins de pêche ont fait du plus grand animal de tous les temps, une espèce en péril. La population de l’Atlantique Nord qui fréquente le Saint-Laurent ne compte plus que 250 à 300 baleines. Malgré l’interdiction de la chasse depuis 1955, la population ne semble pas se rétablir.

«La région du parc marin est probablement le seul endroit au monde où béluga et rorqual bleu se rencontrent».

Mais aussi… le rorqual commun, la morue franche

Le rorqual commun est la deuxième plus grande baleine, après le rorqual bleu. Il a vu sa population s’effondrer de façon dramatique. La chasse en est interdite depuis 1972. Le rorqual commun est exposé aux mêmes menaces que les autres baleines, comme le dérangement, les collisions et la pollution.

Au cours des 30 dernières années, la population de morues franches a connu un déclin de 90 %. La pêche, même hautement contrôlée, les changements dans l’habitat et le cycle vital des poissons de même que la prédation exercent de la pression sur les stocks de morue. Les taux élevés de mortalité naturelle prématurée semblent toutefois être la pression principale. Les données récoltées par Pêches et Océans Canada suggèrent la présence de plusieurs cohortes dans le Saguenay, d’où l’ouverture de la pêche récréative limitée à cet endroit du parc.

… ou le garrot d’Islande

Peril garrot

Garrot d’Islande - © Parc Marin SSL

Pendant l’automne et l’hiver, près du tiers de la population de l’est de l’Amérique du Nord fréquente les baies rocheuses et peu profondes de l’estuaire du Saint-Laurent.

Leur comportement grégaire pourrait leur nuire en cas de catastrophe tel un déversement pétrolier. L’exploitation forestière met également en péril leur aire de reproduction car ces canards nichent dans les arbres.

Comment le parc protège la biodiversité

La nécessité de protéger le béluga et une grande partie de son habitat estival a favorisé la création du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent en 1998. Elle a aussi mené à la réalisation de plusieurs actions de protection, de recherche et de sensibilisation. De nombreux gouvernements, institutions et organismes contribuent aux efforts de protection.

Pour bien protéger, il faut bien connaître. C’est pourquoi la recherche scientifique est un outil indispensable à la protection de la biodiversité. Elle nous permet de mesurer l’efficacité de la protection et nous aide à atténuer les impacts de nos activités sur le milieu marin.

Les bélugas sous observation

En collaboration avec Parcs Québec, l’équipe de Parcs Canada étudie les bélugas dans 2 secteurs précis du parc marin : l’embouchure du Saguenay et la baie Sainte-Marguerite. Ils sont fréquentés chaque été par des troupeaux d’adultes et de baleineaux. Les connaissances acquises et le précieux appui de la population locale nous aideront à mieux protéger ces magnifiques mammifères marins.

Étudier les plus petits pour comprendre les géants

À bord du bateau L’Alliance, les scientifiques de l’équipe de Parcs Canada sillonnent le parc marin pour étudier ce qui est au menu des baleines, des phoques et des oiseaux. Avec un équipement spécialisé, ils détectent le krill et les poissons sous la surface de l’eau. La protection du milieu de vie des baleines en péril comme le béluga et le rorqual bleu nécessite une bonne compréhension de la nourriture disponible pour ces géants fragiles. Les premiers résultats de cette étude ont contribué à identifier les aires d’alimentation les plus utilisées par les rorquals.

Collaborer pour établir des pratiques exemplaires

Grâce aux informations recueillies par les équipes de recherche, l’industrie du transport maritime a accepté de collaborer en réduisant la vitesse des navires dans les principales aires d’alimentation afin de réduire les risques de collisions avec les baleines.

À l’initiative de Parcs Canada et de Pêches et Océans Canada, un groupe de travail a conçu des mesures concrètes de protection pour les baleines. Les pilotes des navires marchands et des paquebots sont invités à adapter leur navigation dans les secteurs fréquentés par les baleines. Ils accordent une attention particulière à la présence des animaux, ralentissent dans les aires d’alimentation et évitent de naviguer dans le secteur le plus fréquenté par les rorquals bleus.

Pour plus d’information sur les projets de recherche sur les mammifères marins du Saint-Laurent : http://baleinesendirect.org/lexploration-scientifique/projets-de-recherche/

Règlementer les activités en mer

En vertu de la loi fédérale sur le parc marin, ce règlement encadre les activités pour assurer la protection des mammifères marins. Premier du genre au Canada et au Québec, il a été élaboré en concertation avec les instances régionales et l’industrie des excursions en mer. Les capitaines et les guides de kayak qui travaillent dans le parc marin doivent suivre une formation pour bien connaître le règlement et sa raison d’être.

Utilisation de drones

L’utilisation de drones à des fins de recherche scientifique, d’éducation ou de promotion est encadrée par des permis. Veuillez vous référer au permis pour activité spéciale dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent pour faire votre demande.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires, veuillez communiquer avec l’équipe de Parcs Canada à l’adresse suivante : info.parcmarin@pc.gc.ca

Pour plus de détails sur le règlement, téléchargez le dépliant. Pour consulter le règlement : http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/reglements/DORS-2002-76/

*CHANGEMENTS AU RÈGLEMENT*

Dès janvier 2017, une nouvelle version du Règlement (RAM) sera en vigueur. Pour consulter le règlement modifié, consultez le lien suivant : http://canadagazette.gc.ca/rp-pr/p2/2016/2016-10-19/html/sor-dors257-fra.php

© Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent - http://parcmarin.qc.ca/proteger/#reglements

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