La gestion locale, un espoir pour sauver les récifs coralliens

Une étude internationale sur les récifs coralliens, publiée dans la revue Nature, incluant des chercheurs de l’Université de Montpellier, de l’Institut de recherche pour le développement et de l’Université de Nouvelle-Calédonie vient égayer un bien sombre tableau.

Recif corallien carless reef

Des initiatives locales parviennent à préserver les écosystèmes coralliens. (Photo : DR)

À l’heure où ces écosystèmes fragiles sont particulièrement menacés par le réchauffement climatique et le phénomène de blanchissement, ces scientifiques sont parvenus à identifier 35 «bright spots», des lieux où une gestion locale intelligente a permis de préserver la biodiversité marine.

En compilant les données de 2 500 écosystèmes coralliens à travers le monde, l’équipe scientifique est parvenue à tirer des enseignements clé. Les bonnes pratiques sont liées à un engagement marqué des populations locales dans la gestion de la ressource mais aussi à une gestion commune de celles-ci, répartie entre organismes locaux et pêcheurs.

Enfin, pour préserver les récifs coralliens, les concessions de pêche sont restreintes.  Un périmètre est identifié au-delà duquel l’exploitation est interdite. Facteur remarquable, aucune directive nationale ou internationale n’est à la source de ces initiatives qui sont le plus souvent issues de traditions basées sur des droits locaux.

À contrario, d’autres zones, les «dark spots» se caractérisent par des captures intensives, une biomasse de poissons faible, des habitats détériorés par la surfréquentation ou les conditions climatiques extrêmes. Ni la Nouvelle-Calédonie, ni la Polynésie française, ni Mayotte ou la Réunion ne sont catalogués dans les «bright spots».  L’île de la Réunion apparait même dans la liste «noire».

© Le Marin

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