Thon tropical : les Français certifiés pour la pêche sans DCP

L’armement réunionnais Sapmer l’a annoncé fin juin : il a obtenu la certification Fad-Free pour son thon tropical pêché sur banc libre. Plus discrètement, les autres armements français au thon tropical, CFTO et Saupiquet, ont aussi obtenu cette reconnaissance, il y a un peu plus de deux mois.

Sapmer albacore reduit

Le thon pêché sur banc libre est stocké à part à bord, et tracé, pour pouvoir être identifié jusqu’à sa commercialisation. (Photo : Sapmer)

À la Sapmer, la démarche de certification Fad-Free (littéralement, sans DCP, dispositif de concentration du poisson, qui se dit en anglais fish aggregating device), incluant des audits par un tiers, a été coordonnée par Friend of the sea. En parallèle, Sapmer a aussi obtenu le renouvellement de sa certification Friend of the sea pour les thons albacore, listao et thon obèse pêchés par ses senneurs. «Nos produits pêchés Fad-Free peuvent être estampillés pêchés sur banc libre dès à présent», précise l’armement. L’observateur embarqué contrôle les quantités pêchées sur banc libre, leur stockage séparé à bord et le respect de la traçabilité.

En parallèle, les deux autres armements français au thon tropical, la CFTO (qui a aussi obtenu la certification Friend of the sea en novembre 2015), et Saupiquet armement, ont également engagé une démarche de distinction des prises sur bancs libres, sous l’égide de l’organisation de producteurs Orthongel. «Elle a été menée par le cabinet Oceanic développement et validée par Bureau Veritas», confirme Yvon Riva, président d’Orthongel.

Une étude sur le marché de la conserve de thon en 2014 avait mis en avant l’opportunité pour la pêche française de valoriser sa pêche sur bancs libres en Europe, à l’instar de ce que d’autres armateurs faisaient déjà sur les marchés britanniques, scandinaves et allemands : les armements français avaient une carte à jouer, avec encore des volumes significatifs pêchés sur banc libre, puisqu’ils se limitent dans l’usage des DCP, technique décriée en particulier par Greenpeace.

L’écueil identifié alors était le stockage dans des cuves distinctes des prises pêchées ou non sur DCP, avec le coût associé. Les solutions ont depuis été mises en place, et approuvées.

© Le Marin

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