Pacifique-est : un pas en avant pour le requin et les DCP. Mais…

La Commission interaméricaine du thon tropical (CITT, en anglais IATTC), en réunion annuelle du 20 juin au 1er juillet en Californie, a progressé sur le suivi des requins et la gestion des DCP (dispositifs de concentration du poisson). Mais elle diffère les mesures de gestion du thon tropical et du thon rouge, malgré la surcapacité de la flotte et le risque biologique.

Requin soyeux

La pression de pêche devrait être relâchée sur le requin soyeux. (Photo : DR)

La Commission européenne, qui siège à la CITT au titre de l’Espagne pêchant dans le Pacifique est, salue « de bons résultats obtenus pour les requins ». Des mesures adoptées pour les requins soyeux devraient « relâcher un peu la pression sur cette espèce vulnérable ». De même, l’évaluation des stocks et la collecte de données sur les requins soyeux et marteaux progressent, avec aussi des procédures de relâchement des requins et une interdiction de les pêcher à la ligne. Autre progrès relevé par la Commission : la collecte de données, la recherche et la gestion des DCP.

En revanche, beaucoup de points ont été balayés malgré des enjeux forts. Les scientifiques recommandaient une fermeture de 82 jours de la pêche du thon obèse et du thon albacore, face à la hausse récente de la capacité de la flotte. Faute d’accord des pays membres, la discussion est remise à une session extraordinaire en octobre. L’Union européenne, « déterminée à adopter des mesures de gestion conformes aux avis scientifiques », a été chargée d’élaborer des propositions concrètes contre la surcapacité pour la réunion d’octobre. « Aucun progrès n’a été fait sur la conservation du thon rouge, un stock qui est proche de l’effondrement », déplore encore la Commission. Les décisions sont renvoyées à la Commission des pêches du Pacifique ouest et centre.

Autre regret, cette fois pour le requin : l’absence de consensus pour imposer que les nageoires doivent rester naturellement attachées (pour lutter contre le shark finning). Enfin, les pays n’ont pas progressé sur les mesures portuaires pour lutter contre la pêche illégale.

La CITT est une organisation régionale de gestion des pêches chargée du thon et d’autres espèces marines dans le Pacifique est. Ses membres : Belize, Canada, Chine, Taipei chinois, Colombie, Costa Rica, Équateur, El Salvador, Union européenne, Espagne, Guatemala, Japon, Kiribati, Corée, Espagne, Nicaragua, Panama, Pérou, États-Unis, Vanuatu et Venezuela. L’Espagne est le seul État membre de l’UE pêchant dans la région.

© Le Marin

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