Les députés Giacobbi et Quentin proposent de renforcer la politique maritime

Dans un rapport parlementaire sur la diplomatie et la défense des frontières maritimes de la France, les députés Paul Giacobbi (PRG) et Didier Quentin (LR) préconisent de porter la culture maritime au plus haut niveau de l’État, de mener une stratégie d’influence multi face, de consacrer sur la durée les moyens de surveillance et de développer la coopération, notamment dans l’océan Indien.

Tromelin

Paul Giacobbi et Didier Quentin estiment qu'il faut se poser la question de la création d’une grande collectivité territoriale de l’océan Indien.

Le rapport estime que la sécurité des mers se dégrade. La piraterie connaît un renouveau. Les trafics illicites, y compris d’êtres humains, se développent. La géopolitique maritime évolue avec le développement de la marine de guerre chinoise  t le renouveau de la marine russe. «Dans un tel contexte, et eu égard aux enjeux, il est impératif que la France affirme une volonté politique à la hauteur de l’importance de ses espaces maritimes et de ses atouts», affirment les parlementaires.

Didier Quentin et Paul Giacobbi proposent plusieurs améliorations à la politique nationale. Ils estiment qu’il « convient de porter la culture maritime au plus haut niveau de l’État » avec un conseiller mer systématique au sein du cabinet du Premier ministre, un débat d’orientation annuel au Parlement sur les questions maritimes, le renforcement du SGMer et la réunion du CIMer (comité interministériel) une fois par an.

Collectivité unique dans l'océan Indien

Les deux députés veulent une stratégie d’influence selon quatre volets en Europe, au sein de l’Otan, dans les organisations internationales relevant des secteurs maritimes, notamment à l’OMI.

Ils veulent aussi conserver dans la durée les moyens nécessaires notamment pour le renouvellement et le développement des capacités de présence et de surveillance outre-mer (programme Batsimar, effort suivi sur le satellite, drones). Enfin, le rapport prône davantage de coopération.

«Dans la même ligne que l’accord de pêche avec le Mexique pour Clipperton et l’accord de cogestion pour Tromelin, non encore ratifié, mais en évitant tout risque de «détricotage», il apparaît à ce stade opportun d’envisager dans l’océan Indien une coopération forte avec Madagascar, voire avec d’autres pays voisins, sur les îles Éparses du Canal du Mozambique», écrivent les parlementaires qui estiment qu’il faut «se poser la question de la création d’une grande collectivité territoriale de l’océan Indien, coiffant les collectivités actuelles, pour constituer la base solide qu’exigerait une telle intégration des espaces français de l’océan Indien dans leur environnement régional».

© Le Marin

Synthese du rapport sur la defense des frontieres maritimes (99.81 Ko)

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