Les mammifères marins désormais protégés des sonars de l’US Navy

La justice américaine a annulé il y a quelques jours la permission accordée par le gouvernement en 2012 à l’US Navy, pour une durée de cinq ans, de déployer le Système Sonar Actif à Basse Fréquence (LFAS) pour détecter les sous-marins ennemis dans le Pacifique, l'Atlantique, l'océan Indien et la mer Méditerranée.

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Les sonars à basses fréquences provoquent d'énormes nuisances pour les cétacés. (© John Calambokidis/AP/Cascadia Research)

Cette annulation provient d'une plainte du Conseil de défense des ressources naturelles, une organisation environnementale, accusant l’usage de sonar de violation de la loi de protection marine des mammifères (Marine Mammal Protection Act) votée en 1972. Cette dernière vise à protéger les mammifères marins des impacts nuisibles liés aux activités humaines, et de maintenir un niveau de population optimal pour qu’elles puissent se renouveler durablement.

Or, ce type de sonar émettant des sons d’une puissance de 240 décibels dans 75 % de tous les océans du monde, perturbe le système d’orientation des baleines, des phoques, des dauphins et des morses, mettant en péril leur faculté d’orientation, leur recherche de nourriture, leur reproduction. Des exercices actifs de sonar de basse et moyenne fréquence ont pu être scientifiquement corrélés à des échouages massifs de cétacés en Méditerranée et aux Bahamas.

La cour d'appel a jugé que les pratiques de la Marine ne répondaient pas à un article de la loi de protection nécessitant des programmes océaniques en temps de paix d'avoir «l'impact le moins négatif possible sur les mammifères marins». Les sonars plus puissants sont déjà interdits aux États-Unis près des côtes ou des zones maritimes protégées.

© Le Marin

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