Haute mer : un rapport de l’Unesco accablant

La Commission océanographique intergouvernementale de l’Unesco vient de présenter un rapport accablant. 60 % des récifs coralliens du monde sont actuellement menacés par les activités locales et 90 % pourraient l’être en 2030.

Surpeche mediterranee

Selon l’évaluation de l’Unesco, 50 % de tous les stocks de poissons dans les grands écosystèmes marins sont surexploités. (Photo : Greenpeace)

Par ailleurs, 50 % de tous les stocks de poissons dans les grands écosystèmes marins (Gem) sont surexploités et 64 des 66 grands écosystèmes marins du monde ont connu un réchauffement de l'océan depuis 1957.

Un réchauffement «ultra-rapide» dans l’Atlantique nord-ouest, nord-est et dans le Pacifique ouest. En prenant en considération tous les impacts cumulés, des activités touristiques au réchauffement climatique, on peut s’attendre à une « aggravation désastreuse » de l’état des écosystèmes marins, avant 2030 et d’ici 2050.

Ces évaluations sur l’état de la haute mer et les grands écosystèmes établies dans le cadre du Programme d’évaluation des eaux transfrontalières (TWAP) financé par le Fonds pour l’environnement mondial (Fem) ont pour but d’apporter une aide aux organisations internationales et aux gouvernements concernés afin de mettre en place des actions concrètes.

Selon la commission, de grands espoirs de changements reposent sur l’utilisation de la gouvernance intégrée à l’échelle mondiale. Car aujourd’hui 100 accords internationaux régissent l’océan. Une fragmentation des pouvoirs décisionnaires trop importante pour être efficace face à l’urgence de la situation.

Que l’on parle de ressource de la pêche, des activités touristiques, de la protection des côtes des inondations et de l’érosion… L'Unesco rappelle que les GEM apportent à eux seuls 28 000 milliards de dollars par an à l’économie mondiale.

© Le Marin

Ajouter un commentaire