Au Mexique, les États invités à redoubler d'efforts pour la biodiversité

La treizième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (Cop 13) se tient jusqu’au 17 décembre à Cancún, au Mexique, réunissant à nouveau les 196 pays présents à Marrakech le mois dernier pour la Cop 22. L'objectif de cette rencontre internationale est de dresser un bilan à mi-parcours des objectifs d'Aichi 2020, fixés en 2010 à Nagoya au Japon, pour la protection de la biodiversité.

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La France protège mieux les cétacés dans les sanctuaires marins grâce à l’obligation pour les navires français d’être équipés d’un système anticollision.(Photo : Souffleurs d’écume)

L’urgence de cette réunion sera d’appliquer les vingt objectifs fixés d’ici 2020 par la conférence de Nagoya, consistant à prendre des mesures efficaces et urgentes en vue de mettre un terme à l’appauvrissement de la diversité biologique afin de s’assurer que, d’ici à 2020, les écosystèmes soient résilients. Mesures comme la réduction des pressions exercées sur la diversité biologique, restauration des écosystèmes ou utilisation durable des ressources.

Or à ce jour, «seuls 5 % des pays sont en voie d'atteindre ces objectifs. Cela ne s'est pas traduit par des niveaux d'ambition et d'engagement nationaux suffisants», déplore Deon Nel, directeur des programmes de conservation à l'ONG WWF International. Des efforts importants sont ainsi nécessaires pour intégrer la biodiversité au sein de toutes les politiques (pêche, tourisme, économique, budgétaire...).

A Cancún, les États «devront démontrer qu'ils tiendront leurs promesses de réorientation des subventions néfastes à l'environnement et du doublement du financement international dédié à la protection de la biodiversité, un objectif qui aurait dû être atteint l'an dernier», rappelle encore le WWF.

La France est plutôt un bon élève de la classe mondiale grâce à la création de plus de 20 % de surface d’aires marines protégées (objectif 11). Cela, sous réserve de mobiliser les moyens nécessaires pour leur bonne gestion et de les consolider par des zones de protection renforcées, une meilleure protection des cétacés dans les sanctuaires marins grâce à l’obligation pour les navires français d’être équipés d’un système anticollision (objectif 12), le doublement de ses financements internationaux dédiés à la biodiversité (objectif 20).

Par ailleurs, la France a renforcé son cadre réglementaire en publiant en août dernier la loi sur la biodiversité.

Les gouvernements se sont engagés à identifier des aires marines écologiquement ou biologiquement significatives en haute mer mais aussi à renforcer leurs actions visant à réduire la pollution marine, y compris le bruit et les matières plastiques.

© Le Marin - http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/environnement/27086-au-mexique-les-etats-invites-redoubler-d-efforts-pour-la

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