«La Terre est bleue», notre avenir aussi

«La mer est l’avenir de la terre. C’est une chance inouïe. C’est elle qui donnera à l’humanité l’espace qui lui manque sur la lande et dans les plaines, les ressources énergétiques, minérales, halieutiques et aquacoles qui lui permettront de vivre et se développer. (…) La mer sera notre survie, le lieu de nos échanges, la source de notre prospérité. Mare incognita aujourd’hui encore, elle sera le théâtre de nos aventures».

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Le pari était osé. Réussir à évoquer l’ensemble des grands sujets maritimes et les traiter de façon didactique sans pour autant tomber dans le futile n’est pas chose facile. La Terre est bleue l’a tenu. L’ouvrage édité par les Arènes en partenariat avec le marin et le centre d’études supérieures de la Marine a su faire rimer, en 184 pages, précision, exhaustivité et pédagogie.

La Terre est bleue est découpé en quatre grands thèmes – une mer globalisée, une mer au secours de la terre, une mer à protéger, un patrimoine commun de l’humanité –, chacun joliment introduit par un reportage photo. Au fil des pages, riches de cartes et d’infographies (découvrir quelques pages en PDF ci-dessous), le lecteur pénètre dans l’univers complexe de la mer. Et comprend, s’il n’en était déjà convaincu, qu’il s’agit là d’un ensemble aussi fécond que fragile qui ne demande qu’à servir la terre dès lors qu’il est respecté.

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Photo de Corey Arnold tirée de son reportage sur « Les marins du nord » introduisant le premier chapitre «Une mer globalisée».

Bien sûr, certains professionnels comme ceux du transport maritime, de la pêche ou de l’aquaculture connaissent et profitent de ce potentiel depuis des temps très anciens. D’autres s’y intéressent de plus en plus au fil des décennies, comme le prouve la montée en puissance des activités offshore, qu’il s’agisse de l’extraction de pétrole et de gaz ou des énergies marines renouvelables, telles que l’éolien ou l’hydrolien.

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Photo de Joan Bardeletti tirée de son reportage sur l’«Aquaculture à Madagascar» introduisant le deuxième chapitre «Une mer au secours de la terre».

Et tout ceci ne représente encore qu’une partie infime des ressources de la mer sachant que nous ne connaissons que 10 % de la biodiversité marine. Des ressources dont La Terre est bleue se fait le porte-parole… « La mer est l’avenir de la terre. C’est une chance inouïe. C’est elle qui donnera à l’humanité l’espace qui lui manque sur la lande et dans les plaines, les ressources énergétiques, minérales, halieutiques et aquacoles qui lui permettront de vivre et se développer. (…) La mer sera notre survie, le lieu de nos échanges, la source de notre prospérité. Mare incognita aujourd’hui encore, elle sera le théâtre de nos aventures », témoigne ainsi le contre-amiral Loïc Finaz, directeur de l’enseignement de l’École de guerre, dans son introduction.

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Photo de Sim Chi Yin tirée de son reportage «De l’étain pour nos portables» introduisant le troisième chapitre «Une mer à protéger».

Finalement, La Terre est bleue a réussi un autre pari. Celui de réunir avec brio des auteurs, dont certains journalistes du marin, qui, grâce à leur expérience et leurs connaissances de la mer, font de cet ouvrage un ensemble passionnant, que l’on soit simple amateur ou déjà érudit.

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Image issue de la Fondation Jacques Rougerie tirée du reportage «Habiter la mer» introduisant le quatrième chapitre «Un patrimoine commun de l’humanité».

«La Terre est bleue. Atlas de la mer au XXIe siècle», éditions des Arènes, 184 pages, 29,90€. En vente en ligne sur la boutique de Marines éditions (http://www.marines-editions.fr/la-terre-est-bleue-coutansais-cyrille-p,fr,4,44406.cfm) et dans toutes les bonnes librairies.

© Le Marin – L’hebdomadaire de l’économie maritime

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