Antarctique : nouvel essai de création d’aires protégées

La CCAMLR (prononcer Camelar, pour Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique) se réunit du lundi 19 octobre au vendredi 30 octobre, à Hobart, en Tasmanie (Australie). Elle examine deux propositions de création de vastes sanctuaires marins dans l’Antarctique… pour la cinquième fois !

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Initialement, la France, l’Australie et l’Union européenne avaient proposé la création de sept aires marines protégées (AMP) sur la façade est de l’Antarctique, pour une surface totale de 1,9 million de km2. Face aux objections de la Chine et de la Russie, elles proposent désormais quatre AMP sur un million de km2, où certaines activités de pêche et de recherche seraient autorisées dans des conditions strictes de protection.

Le deuxième projet, porté par les États-Unis et la Nouvelle-Zélande, a aussi été revu à la baisse : une aire protégée de 1,25 million de km2 en mer de Ross, une immense baie côté Pacifique.

Plus de 10 000 espèces uniques

Ces projets ont été remisés à quatre reprises, même revus à la baisse, comme l’an dernier. Pas facile d’atteindre un compromis puisque, pour être adoptée, une proposition doit remporter les suffrages de la totalité des 25 membres de la CCAMLR (24 États plus l’Union européenne).

Les défenseurs de l’environnement s’impatientent. Ces eaux abritent des écosystèmes riches de plus de 10 000 espèces uniques (dont des manchots, des baleines et des calmars géants…). La CCAMLR mène aussi des actions de lutte contre la pêche illégale et supervise la gestion de la pêche légale.

© Le Marin – L’hebdomadaire de l’économie maritime

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