News du 7 mai 2015

Bon week-end, moi, je pars…

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Du 11 au 17 mai, des milliers de bateaux réunis dans le Golfe du Morbihan.

La 8e édition de la Semaine du Golfe du Morbihan se déroulera du lundi 11 mai au dimanche 17 mai. Ce grand rendez-vous breton accueille, chaque année, plus d'un millier de bateaux pour une grande navigation autour de 17 villes portuaires du Golfe. Une organisation qui demande savoir-faire et maîtrise.

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Pendant une semaine, le Golfe Morbihan va être le lieu de nombreuses animations nautiques comprenant des parades, des journées de navigation ou encore des programmes de navigation spécifiques par type de flottille. Ce sera également l'occasion de découvrir une flotte de grands voiliers du patrimoine européen. Cinq seront affrétés par l'Association "Semaine du Golfe" et les autres mettront en place un programme de navigation payant. De nombreuses animations, expositions, animations musicales se dérouleront toute la semaine.

17 villes pour accueillir les flottilles

Cette année, 17 communes seront engagées dans la manifestation et seront un grand terrain de jeu pour les participants et les visiteurs de la Semaine du Golfe 2015. Voici la liste : Arradon, Arzon, Auray, Baden, Crac'h, l'Ile aux Moines, l'Ile d’Arz, Larmor-Baden, Le Bono, Le Hézo, Locmariaquer, Plougoumelen, Sarzeau, Séné, Saint Armel, Saint-Gildas de Rhuys et Vannes. 

Chaque jour, tous les ports accueilleront des flottilles différentes.

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Des milliers de bateaux réunis dans le Golfe du Morbihan

La Semaine du Golfe accueille chaque année des bateaux de catégories, d'histoires et de pratiques extrêmement diverses. Le concept est de regrouper plus de mille bateaux en seulement 10 flottilles homogènes, bien différenciées et identifiables. Elles navigueront chaque jour sur un parcours spécifique et changeront de port chaque soir. Toutes les flottilles seront réunies le samedi, pour la Grande Parade nautique finale.

Flottille 1 : Yoles de mer : Ces bateaux sont en plein renouveau, grâce à des répliques ou à de nouveaux modèles. Ils sont particulièrement adaptés à l'apprentissage des nouveaux équipiers.

Flottille 2 : Voile-aviron : Ce sont des petits bateaux traditionnels américains ou européens facilement transportables. On trouve aussi les canots au tiers ou à voile latine ainsi que tous les petits voiliers à fonds plats de 3 à 5 m qui se déplacent aussi à l'aviron.

Flottille 3 : Petite plaisance traditionnelle, non pontés : imprégnés de la construction bois traditionnelle, cette flottille reflète l'époque où la navigation de plaisance locale cohabitait avec les derniers voiliers de pêche côtière. Elle regroupe : Canots au tiers, misainiers, barques latines — Dériveurs anciens marconis ou houaris — Olonnois, "day-boats", et autres petits voiliers non pontés de 5/6m... :

Flottille 3 bis : Bateaux d'aujourd'hui à déplacement léger avec cabine, bannettes et rangements, conçus pour la randonnée nautique, et qui offrent abri et couchage à bord pour au moins deux équipiers : Skellig, Drascombe Drifter & Coaster, Cornish Shrimper, Swallow Boat, Bayraider...

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Flottille 4 : Plaisance classique de + de 8 m : Voiliers aux lignes élancées, aux finitions parfaites et aux vernis rutilants, construits pour la régate ou la croisière et dont certains ont plus d'un siècle et reflètent le style "marins-gentlemen" : Yachts classiques auriques ou marconi, voiliers de la jauge internationale, anciens quillards de régate monotypes, course-croisière du R.O.R.C. et aussi Arpège et Romanée de la première génération…

Flottille 5 : Plaisance des années 60/70 : bateaux plus abordables, bons marcheurs, sûrs et habitables, construits dans les années 1960 pour les amateurs à budget modeste. Bon nombre de plaisanciers d'aujourd'hui ont fait leurs armes sur ces bateaux construits par Herbulot ou Hervé : Corsaire, Muscadet, Armagnac, Cognac, Cabernet, Sauvignon, Mousquetaire, Tiburon, First 18.

Flottille 6 : Voiliers de travail : anciens voiliers de pêche, mais aussi caboteurs, pilotes ou baliseurs, restaurés ou reconstruits à l'identique. À côté des Sinagos et Forbans du Bono, emblématiques du Golfe du Morbihan, on trouve les lougres et chasse-marées, les misainiers et chaloupes au tiers, des sloups, des cotres et des dundees auriques… Des harenguiers de la Baltique aux Pilotes de Bristol, les voiliers de travail traditionnels des Iles Britanniques et des pays nordiques sont également représentés…

Flottille 7 : petits classiques de régates (- de 8 m) : Tous les petits voiliers classiques habilités à régater et qui souhaitent régater... : Guépards, Morgann, Tofinou, Billie Charlotte, Berny Cat, Cormorans, Ailes ainsi que les séries de dériveurs classiques, Flying Dutchman, Loups, Snipe, Caneton et 505… et aussi les séries classiques d’Europe comme les Schouw, Vrijheid, Valk aux Pays-Bas, les Water Wags en Irlande ou les Loch Long One Design en Écosse.

Flottille 7 bis : Tous ceux qui ne souhaitent pas régater et préfèrent les parcours libres : Belougas, Loctudy, Folkboats, DC20, Micro-Challenger, etc.

Flottille 8 : Motonautisme classique : Bateaux motorisés associant l'élégance des carènes et l'ingéniosité mécanique : bolides de la Riviera ou du lac de Côme au temps de la "Dolce Vita" comme aux jolis promeneurs de la Tamise ou de la Seine à l'époque des guinguettes : Vedettes anciennes, Rivas, yachts à vapeurs, cabin-cruisers, runabouts, Chris-Craft et autres canots automobiles…

Chaque flottille a un programme dédié, que l'on peut retrouver sur le site du Golfe du Morbihan.

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La Croatie à l'honneur

La Croatie étant un pays maritime, c'est tout naturellement qu'il sera à l'honneur pour cette 8e édition du Golfe. Ainsi, une quinzaine de voiliers emblématiques des ports de Zadar à Dubrovnik et du Delta de la Neretva se sont inscrits.

Un village croate sera également installé sur la rive droite du port de Vannes et sera la vitrine du patrimoine maritime de Croatie, mais aussi des activités nautiques, du tourisme, des productions artisanales et artistiques ou encore de la gastronomie. La journée officielle et la soirée spéciale Croatie se dérouleront le jeudi 14 mai.

Programme

•Lundi 11 : Parade d'ouverture entre 18 h et 20 h

•Mardi 12 : Journée de l'ile d’Arz, escale à Pen Ra entre 11 h et 17 h

•Mercredi 13, Jeudi 14 et Vendredi 15 : Programme de navigation spécifique par flottille, certains incluant une escale de mi-journée

•Samedi 16 : Grande Parade qui rassemble toutes les flottilles dans le grand chenal pour un grandiose final nautique. Départ à 15 h entre le phare de Port-Navalo et la pointe de Locmariaquer.

© Bateaux.com - http://www.bateaux.com/article/20579/Venez-admirer-des-milliers-de-bateaux-de-toutes-sortes-a-la-semaine-du-Golfe-du-Morbihan

Le chat du bateau et le dauphin sauvage...

Surf et bateau de sécurité...

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Affamés, les lions de mer envahissent la Californie

Lion de mer

L'image de Rubbish, un petit lion de mer retrouvé agonisant sur un trottoir de San Francisco, a fait le tour du monde. Elle illustre le problème que connaît, depuis plusieurs semaines, la Californie: faute de pouvoir trouver de la nourriture en mer en raison du réchauffement de l'eau, les lions de mer quittent le littoral et s'enfoncent dans les villes. Le petit Rubbish, qui avait déjà été sauvé en mars dernier, a été recueilli et sauvé par le Marine Mammal Center, mais d'autres meurent de ce manque de nourriture. Depuis le début de l'année, environ 1.800 lions de mer ont été retrouvés hors de l'eau.

Un des lions de mer sauves par le parc seaworld

Un des lions de mer sauvés par le parc SeaWorld

Depuis mars dernier, le parc aquatique SeaWorld vient en aide aux lions de mer échoués. Les soigneurs du parc ont pris la décision d'annuler les spectacles afin de consacrer plus de temps à leurs nouveaux éléments, qui arrivent parfois dans des états critiques, nécessitant des opérations. En l'espace de deux mois, les équipes du SeaWorld sont venues en aide à plus de 400 otaries; en temps normal, le parc aide 200 animaux par an. Leur but est de les sauver et de les réhabituer afin de les relâcher dans la nature.

© Paris Match - http://www.parismatch.com/Animal-Story/Photos/Affames-les-lions-de-mer-envahissent-la-Californie-756406#756432

Chasse au dauphin : sanctionné, le Japon se dit choqué

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SANCTION.

L'Association nippone des zoos et aquariums (JAZA) a fait part de son incompréhension jeudi 30 avril 2015 après avoir été suspendue par des instances internationales en raison de méthodes de chasse au dauphin au Japon jugées "cruelles". L'Association mondiale des zoos et des aquariums (WAZA) a décidé la semaine précédente de suspendre sa branche nippone, accusée de continuer à se procurer des dauphins provenant de la chasse très controversée pratiquée à Taïji (sud-ouest du Japon).

Le Japon s'entête

Les pêcheurs de Taïji capturent chaque saison des centaines de dauphins qu'ils rassemblent dans un corral où ils sont dépecés pour leur viande. Une activité "traditionnelle", fustigée par les associations de défense des animaux. Mais, selon ses opposants, comme la demande pour la chair de dauphin est insuffisante, cette chasse n'est rentable qu'en revendant à des prix très élevés des cétacés vivants à des delphinariums et aquariums. La WAZA reproche à l'association japonaise d'avoir refusé sa recommandation d'imposer un moratoire de deux ans sur les dauphins en provenance de Taïji. Elle "requiert de tous ses membres qu'ils adhèrent à sa politique interdisant de participer à des méthodes cruelles et sans discrimination pour attraper des animaux sauvages", selon un communiqué publié la semaine précédente.

MAUVAISE FOI.

 "Nous sommes surpris par l'annonce (de la WAZA) parce que nous avons discuté de ce problème avec elle et que nous avons suivi ses conseils (pour améliorer les méthodes de capture), a réagi le directeur de la JAZA, Kensho Nagaï. Nous nous procurons chaque année 20 dauphins de Taïji, mais nous avons amélioré nos techniques de chasse, en les séparant de ce qui se passe à Taïji pour la viande".

"Toutefois, nous ne contrôlons pas le reste des captures de dauphins au Japon, qui seraient en partie revendus par des agents locaux à des aquariums en Chine et au Moyen-Orient", s'est-il défendu. "Nous avons demandé à la WAZA de définir scientifiquement ce qui est cruel et ce qui ne l'est pas", a ajouté le responsable des zoos et aquariums japonais. La JAZA doit débattre de la controverse sur les dauphins de Taïji à l'occasion de son assemblée générale en mai 2015.

Une décision saluée

Écologistes et défenseurs des animaux se sont félicités de la décision de l'Association mondiales des zoos et aquariums. "Nous exhortons le gouvernement japonais à mettre fin à la capture de dauphins vivants et à leur massacre à Taïji, ainsi qu'aux autres chasses au dauphin pratiquées par le Japon", a affirmé Mark Palmer, directeur associé de l'International Marine Mammal Project.

© Sciences et Avenir avec AFP - http://www.sciencesetavenir.fr/animaux/20150430.OBS8267/chasse-au-dauphin-sanctionne-le-japon-se-dit-choque.html

Les Japonais jugent que cette pêche est nécessaire à l'économie et plaident qu'ils ont abandonné le croc de boucher pour tuer les dauphins de façon "moins cruelle" en leur sectionnant la moelle épinière.

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BAIN DE SANG. Alors que ses navires traquent les baleiniers japonais en Antarctique, l'organisation Sea Shepherd bat aussi le tambour pour les dauphins massacrés tous les ans dans un petit port de l'ouest du Japon.

L'organisation de Paul Watson (Sea Shepherd) a cette année reçu le soutien inattendu de l'ambassadrice américaine à Tokyo, Caroline Kennedy, et de Yoko Ono, la veuve du célèbre Beatles John Lennon.

Via Twitter, Caroline Kennedy a dénoncé "l'inhumanité" de cette pêche aux dauphins qui se termine dans des mares de sang dans la baie du port de Taiji.

Un responsable du village l'a invitée mardi 21 janvier 2014 à venir à Taiji pour qu'elle se rende compte que cette pêche est essentielle à l'économie locale.

"THE COVE". Taiji a été tristement rendu célèbre par le documentaire "The Cove, la baie de la honte" ( https://youtu.be/QkuNFK-vICw ). Ce film, récompensé par un Oscar en 2010, a dénoncé la capture chaque année de dizaines de dauphins, envoyés dans des parcs d'attraction, et le massacre de centaines d'autres pour la consommation de leur chair.

En octobre 2013, dans un souci de redorer son blason, la commune a annoncé un projet de parc marin où les visiteurs pourront nager avec des dauphins et de petites baleines.

De son côté, Yoko Ono a publié lundi une lettre ouverte aux pêcheurs de Taiji en expliquant que ce qu'ils faisaient donnaient une occasion de dire du mal du Japon à l'étranger.

"Je sais que ce n'est pas facile, mais s'il vous plaît pensez à l'avenir du Japon qui est entouré de beaucoup de pays puissants qui ne pensent qu'à nous affaiblir", écrit la veuve de John Lennon sur son site internet.

Pour leur défense, les pêcheurs de Taiji affirment qu'ils tuent les dauphins de façon moins cruelle qu'auparavant : ils n'utilisent plus une sorte de croc de boucher et se contentent désormais de sectionner la moelle épinière.

Les activistes de Sea Shepherd affirment de leur côté que la boucherie continue, évoquant sur leur compte Twitter "l'eau de la baie rouge du sang des dauphins massacrés". Les vidéos diffusées par l'organisation ne faisaient pas apparaître de sang de façon évidente toutefois.

Côte officiel, le Japon a aussi donné de la voix.

"Tous les jours ont tue des vaches et des cochons pour les manger. Ce ne serait donc cruel que pour les dauphins? Cela n'a pas de sens", a déclaré Yoshinobu Nisaka, le gouverneur de la préfecture de Wakayama, dans laquelle se trouve Taiji.

Le porte-parole du gouvernement nippon a de son côté indiqué que les autorités nippones allaient expliquer leur position à Washington.

© Sciences et Avenir avec AFP – Janvier 2014 -

Pendant ce temps, aux îles Féroé (Danemark)...

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Méditerranée : vers une filière d’élevage de coquille Saint-Jacques

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Les conchyliculteurs de Méditerranée, le Cepralmar et l’université de Montpellier mènent des tests depuis trois ans pour créer une nouvelle filière d’élevage : la coquille Saint-Jacques. L’objectif est de diversifier leurs activités.

La Pecten jacobeus, endémique en Méditerranée, est peu présente sur les étals : seuls 500 kg par an sont vendus en criée par les chalutiers régionaux, pêchés souvent par hasard. Contrairement à la Pecten maximus, sa cousine d’Atlantique, elle est mal connue : son élevage reste à mettre au point. « Il faut valider les étapes les unes après les autres », souligne Érika Gervasoni, chargée des cultures marines au Cepralmar, centre d’appui technique aux métiers de la mer en Languedoc-Roussillon.

« Les géniteurs pêchés grâce à des pêcheurs locaux ont très bien tenu, se félicite Érika Gervasoni. Ils ont passé deux étés en bassins, et trois hivers en lanternes conchylicoles en mer, sans mortalité, avec même des pousses en hiver. De même pour des juvéniles obtenus à partir de captage naturel. »

4 200 hectares disponibles

Des pontes ont été déclenchées au printemps 2014 dans l’écloserie expérimentale à la station de biologie marine sétoise de l’université de Montpellier. Plusieurs séries ont été obtenues, mais sans maîtriser totalement le processus.

Cette année, l’équipe a donc séparé les géniteurs en trois lots, pour des pontes prévues en mai, juin, juillet. « L’objectif est d’obtenir assez de larves, puis de naissains pour expérimenter ensuite le grossissement en milieu naturel », espère Érika Gervasoni. En mer, 4 200 hectares de concessions sont disponibles.

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

Les océans particulièrement affectés par le réchauffement climatique

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Le réchauffement climatique, phénomène trompe-l’œil ? Malheureusement. Lorsque le sujet est évoqué, il s’agit la plupart du temps de parler des effets des gaz de serre sur les températures continentales. Dernier exemple en 2014, année battant les records de chaleur. Mais c’est vite oublier que ce réchauffement concerne d’abord les océans, comme le montrent des études relayées le 21 avril par le site Climate Central.

Les chiffres sont éloquents : 7 % de la chaleur retenue par les gaz à effet de serre le sont sur les surfaces terrestres et dans l’atmosphère. Les 93 % restants, eux, sont absorbés par les océans. Pour les scientifiques, ce réchauffement contribuera un peu plus à aggraver la situation en surface.

Des études montrent que les océans à l’échelle mondiale ont absorbé l’équivalent de 251 zettajoules d’énergie. Pour se représenter ce qui se cache derrière ce chiffre, indiquons qu’un zettajoule suffirait à fournir de l’énergie à 25 milliards de foyers américains. Autrement dit, la moyenne annuelle d’énergie absorbée par les océans représente la consommation énergétique des seuls États-Unis, en 2012, multipliée par 43.

 « Nous sommes étonnés par la rapidité avec laquelle les océans se réchauffent », s’alarmait déjà l’année dernière Sarah Gilles, professeure à l’Institut d’océanographie Scripps (San Diego). Plus inquiétant : les océans absorbent non seulement une chaleur plus élevée que les surfaces terrestres, mais ils le font en plus grandes quantités. Conséquences redoutées par les scientifiques américains : une hausse accélérée de l’élévation du niveau des mers et une détérioration des écosystèmes, des habitats marins et des chaînes alimentaires.

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

Ce qui a changé au 1er Mai pour les plaisanciers français

La nouvelle division 240 est entrée en vigueur le 1er mai 2015 -  rappel :

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La Division 240 définit les conditions d’utilisation ainsi que les dispositions relatives au matériel d’armement et de sécurité applicables en mer à tous les engins, embarcations et navires de plaisance à usage personnel ou de formation d’une longueur de coque inférieure ou égale à 24 mètres.

Qu’énonçait l’ancienne division 240 ?

Les navires de plaisance sont astreints aux dispositions du règlement international pour prévenir les abordages en mer (RIPAM) qui liste les éléments de sécurité comme les feux de navigation, les moyens de signalisation…

L’arrêté du 23 novembre 1987 fixe la règlementation liée à la sécurité des navires. Pour rappel, la dernière modification de la division 240 remonte au 15 avril 2008

Jusqu’au 1er mai 2015, la division définissait trois zones de navigation :

Basique (jusqu’à 2 milles d’un abri soit 4 milles en navigation)

Côtière (entre 2 et 6 milles d’un abri soit 4 à 12 milles en navigation)

Hauturière (Au-delà de 6 milles d’un abri)

La notion de Chef de bord n’était pas clairement définie, la seule exigence résidait dans le fait qu’il décidait du choix de la distance de navigation par rapport à un abri en se référant à la catégorie de conception du navire.

La nouvelle division 240

Cette nouvelle division est applicable depuis le 1er mai 2015 et a été introduite par l’arrêté du 2 décembre 2014 qui a modifié l’arrêté du 23 novembre 1987 relatif à la sécurité des navires.

La notion de chef de bord a été explicitée : il s’entend comme le membre d'équipage responsable de la conduite du navire, de la tenue du journal de bord lorsqu'il est exigé, du respect des règlements et de la sécurité des personnes embarquées. Il convient de préciser qu’il pèse sur le Chef de bord une présomption de responsabilité vis-à-vis de son équipage en tant que détenteur de la gestion nautique du navire (usage, contrôle et direction de la navigation). Il pourra néanmoins voir sa responsabilité atténuée voire exonérée si la victime concourt à son dommage ou en cas de force majeure.

Une nouvelle définition de l’abri : l’abri est défini comme tout endroit de la côte où tout engin ou navire et son équipage peuvent se mettre en sécurité en mouillant ou accostant et en repartir sans assistance. Précisons que la notion d’abri est générale et fluctuante selon les conditions de la mer, la direction du vent…

Le matériel de sécurité : bien que n’étant pas à proprement parlé du matériel de sécurité, soulignons la création d’un nouveau numéro d’urgence avec le 196. Ce numéro permet à une personne à terre témoin d’une situation de détresse en mer de prévenir les secours, en l’occurrence le CROSS et complète le traditionnel canal 16 de la VHF.

Une redéfinition des zones de navigation

Basique (jusqu’à 2 milles d’un abri soit 4 milles en navigation)

Côtière (entre 2 et 6 milles d’un abri soit 4 à 12 milles en navigation)

Semi-Hauturière (Entre 6 et 60 milles d’un abri soit entre 12 et 120 milles en navigation)

Hauturière (Au-delà de 60 milles d’un abri)

Une dotation de sécurité supplémentaire a été créée pour les navigations au-delà de 60 milles d'un abri pour optimiser la sécurité pour les plaisanciers au long cours.

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Les nouvelles zones de navigation

La zone basique

Aucun changement notoire mais une modification des termes employés. Notons que l'équipement individuel de flottabilité doit être adapté à la morphologie de la personne qui l'utilise et doit correspondre à la zone de navigation dans laquelle le plaisancier se trouve.

Le dispositif lumineux peut être une lampe torche étanche ou un moyen lumineux individuel. Un moyen efficace et peu coûteux pour le plaisancier est d’attacher par le moyen d’une garcette un ou deux cyalumes dans son gilet de sauvetage et qui offre une autonomie de dix heures environ.

Navigations diurnes et distance d'un abri n'excédant pas 300 mètres :

   - les engins de plage et leur navigation est obligatoirement diurne

   - les annexes (le navire porteur est considéré comme un abri).

Tous les engins et embarcations effectuant une navigation à moins de 300 m d'un abri ne sont pas tenus d'embarquer de matériel de sécurité. Toutefois, les véhicules nautiques à moteur ne bénéficient pas de cette dispense d'emport dans la bande des 300 mètres.

Navigations diurnes et distance d'un abri n'excédant pas 2 milles :

   - les planches à voile et planches aérotractées

   - les véhicules nautiques à moteur dont la capacité d'embarquement est d'au maximum une personne.

   - les planches nautiques à moteur

Les embarcations propulsées principalement par l'énergie humaine qui ne sont pas des engins de plage, si consécutivement à un chavirement un dispositif permet au pratiquant de rester au contact du flotteur ou de remonter sur l'embarcation et repartir, seul ou, le cas échéant, avec l'assistance d'un accompagnant.

Les kayaks de mer sont dotés d'un dispositif intégré ou solidaire de la coque permettant le calage du bassin et des membres inférieurs

les engins de plage, dans le cadre d'activités organisées par un organisme d'Etat ou par une structure membre d'une fédération sportive agréée par le ministre chargé des sports, si les conditions suivantes sont respectées : présence sur zone d'un encadrement qualifié au sens du code du sport permettant d'effectuer une intervention immédiate pour mettre en sécurité les pratiquants et port effectif pour chaque pratiquant d'un équipement individuel de flottabilité conforme à l'article 240-2.12 ou une combinaison de protection conforme à l'article 240-2.13.pratiquant.

La zone côtière

Le plaisancier notera la disparition du miroir de signalisation considéré comme peu usité et peu efficace.

Concernant l’usage des cartes marines et le matériel permettant de faire le point, de tracer et de suivre une route, le législateur entérine la possibilité d’utiliser des supports électroniques officiels en ces termes « les informations et les documents nautiques peuvent être rassemblée dans un ou plusieurs ouvrages ou supports électroniques consultables à tout moment ». Si la cartographie électronique est désormais autorisée, nous recommandons aux plaisanciers de rester prudent dans les cartes et logiciels utilisés et de toujours garder un œil critique sur les traceurs de cartes.

Navigations diurnes et distance d'un abri n'excédant pas 6 milles :

   - les véhicules nautiques à moteur autres que ceux visés précédemment

les embarcations propulsées principalement par l'énergie humaine précédemment, à l'exception des planches à pagaie, aux conditions suivantes : effectuer cette navigation à deux embarcations de conserve minimum et disposer pour chaque groupe de deux d'un émetteur-récepteur VHF conforme aux exigences de l'article 240-2.17, étanche, qui ne coule pas lors d'une immersion et accessible en permanence par le pratiquant.

La zone semi-hauturière

Cette nouvelle zone en termes d’exigence de matériel de sécurité se situe entre l’ancienne zone côtière et hauturière.

L’installation radioélectrique VHF fixe : cette exigence est repoussée au 1er janvier 2017. A noter que jusqu’à fin 2016 elle est facultative si et seulement si le Chef de bord possède à bord trois fusées parachute et deux fumigènes.

Soulignons que la détention du CRR (certificat de radiophonie restreint) est obligatoire pour utiliser la VHF fixe pour les navires au-delà des 20 milles nautiques c’est-à-dire au-delà des eaux territoriales. Ainsi, les plaisanciers qui n'ont pas le permis côtier ou hauturier vont devoir passer le CRR pour pouvoir naviguer à partir de 20 milles.

Concernant l’usage de la VHF fixe, nous recommandons pour accélérer la prise en charge par le CROSS ou la SNSM d’indiquer au-dessus de votre appareil le numéro unique MMSI de votre navire.

La zone hauturière

Une radiobalise de localisation des sinistres (RLS) obligatoire : les navires doivent se munir d’une balise de type EPIRB, ces balises émettent quel que soit le lieu de navigation et sont enregistrées sur la fréquence de réception de 406 MHz (fréquence internationale de détresse).

Il est à noter que la nouvelle édition du guide du droit de la plaisance sera à jour des nouvelles dispositions de la division 240.

Pour aller plus loin...

L’association LEGISPLAISANCE a publié « Le droit de la plaisance - Guide en 50 fiches thématiques » aux Éditions Ancre de Marine et parrainé par François GABART, vainqueur du Vendée Globe à bord de MACIF.

Ce guide juridique et pédagogique est un nouvel outil de référence pour les plaisanciers et sera, un compagnon de voyage indispensable pour affronter la houle juridique....

Site internet : http://www.legisplaisance.fr - Page facebook : http://www.facebook.com/legisplaisance

Jérôme Heilikman - © Actu Nautique.com - http://www.actunautique.com/2015/05/juridique-ce-qui-a-change-au-1er-mai-pour-les-plaisanciers-francais.html#

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