3 juin 2015

Brest ville olympique 2024 !!!

Tous pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Voile à Brest en 2024 dans le cadre de JO qui se tiendraient à Paris !

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Sea Shepherd annonce l’Opération Jairo, campagne de défense des tortues marines

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L’Opération Jairo se déroulera cet été dans trois régions critiques pour les tortues marines : la Floride du sud-est, le Honduras et le Costa Rica. La saison dernière, Sea Shepherd s’était engagé dans une campagne pour la défense des nids et des œufs de tortues au Costa Rica, au Honduras et au Cap Vert, où près de 10000 tortues furent relâchées en mer avec succès après leur éclosion. Cet été, les volontaires de Sea Shepherd patrouilleront également sur la plage de Moin Beach, dans la province du Limón au Costa Rica, tragiquement connue pour le meurtre de Jairo Mora Sandoval, jeune écologiste défenseur des tortues marines. En l’honneur de son travail de protection des tortues qu’il aimait tant, Sea Shepherd a donné son nom à un navire de sa flotte ainsi qu’à la campagne.

Cette campagne se déroulera durant les mois de forte ponte et naissance de tortues dans les trois régions critiques afin de sauver autant de bébés tortue que possible.

Six espèces de tortues sur sept sont en voie d’extinction. À leur naissance, leur chance de survie est infime : un bébé tortue sur 1000 parvient à l’âge adulte. Si ces espèces ont assisté à l’extinction des dinosaures, la plus grande menace à laquelle elles sont confrontées aujourd’hui est le braconnage ; mais elles sont aussi l’objet de prises accessoires lors d’opérations de pêche au filet maillant et meurent également en ingérant le plastique et autres déchets jetés en mer. En outre, la viande de tortue ainsi que leurs œufs sont régulièrement consommés et considérés dans certaines cultures comme un met délicat. Le marché noir contribue ainsi fortement au déclin de ces douces créatures à cause notamment de l’utilisation des écailles de tortues à des fins décoratives ou curatives.

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Une tortue imbriquée retourne dans l’océan après avoir pondu ses œufs - Photo : Sea Shepherd / Simon Ager

Dans le Sud-Est de la Floride, Sea Shepherd travaillera avec l’association "Sea Turtle Oversight Protection" (S.T.O.P), organisation de protection des tortues à but non lucratif dans la région de Broward en Floride. De la mi-juillet à la mi-septembre, des bénévoles assureront la sécurité des bébés tortue depuis leurs nids jusqu’à l’océan sur les plages de Fort Lauderdale. Les jeunes tortues du County de Broward sont en effet désorientées à cause de l’éclairage artificiel des infrastructures publiques, des entreprises et des résidences se situant le long des plages. Cela les expose à la déshydratation et les conduit parfois sur des routes dangereuses où elles risquent de se faire écraser. Tout en patrouillant les plages, Sea Shepherd collaborera avec S.T.O.P pour la mise en place d’arrêtés municipaux concernant l’éclairage public afin de protéger ces créatures vulnérables.

Du 31 mai jusqu’à septembre, Sea Shepherd patrouillera de nuit afin de protéger trois espèces de tortues en voie de disparition - la tortue verte, imbriquée et caouanne – au Honduras, comme nous l’avons fait en 2014. Ici, comme au Costa Rica, les tortues de mer sont menacées par les braconniers pour leur viande et leurs œufs, malgré l’interdiction de ces pratiques.

Lors de sa rencontre l’an dernier avec Dave Hancen, le coordinateur de la campagne de Sea Shepherd, Troy Bodden, le maire d’Utila, a promis d'arrêter et de poursuivre toute personne qui violerait les lois de protection des tortues et a assuré Sea Shepherd de son soutien.

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Une tortue imbriquée retourne dans l’océan après avoir pondu ses œufs - Photo : Sea Shepherd / Simon Ager

L’an dernier, lors de l’Opération Pacuare, notre première campagne de défense des tortues marines au Costa Rica, près de 3000 tortues furent sauvées. Sea Shepherd sera de nouveau présent de la fin mai jusqu’à septembre au Costa Rica afin de protéger des braconniers les tortues luth, vertes et imbriquées sur la plage de Pacuare dans la province du Limón.

Cette année, à partir du 1er juin, l’Opération Jairo verra les volontaires de Sea Shepherd monter la garde le long de la plage de Moin Beach, là où patrouillait Jairo Mora Sandoval lorsqu’il a été assassiné le 31 mai 2013 alors qu’il protégeait les nids et les œufs de tortues.

Les tortues marines sont protégées par la loi au Costa Rica, mais le braconnage reste monnaie courante. Les locaux prennent les œufs, qui sont réputés aphrodisiaques, et les vendent sur le marché noir. Le commerce des œufs de tortue a un lien avec le trafic de drogue et le crime organisé. Dans le sillage de la mort de Jairo, l’organisation avec laquelle il travaillait a cessé ses efforts de patrouille au Costa Rica. Cependant, Sea Shepherd a promis de ne pas laisser les nids de tortues de la plage de Moin Beach sans protection et fera tout ce qui est en son pouvoir pour poursuivre le travail incroyable entrepris par Jairo.

Sea Shepherd appelle les volontaires dévoués et passionnés à postuler dans les trois lieux de la campagne. Vous devez être âgé d’au moins 18 ans, capable de vous engager dans la campagne pour une période de deux semaines ou plus. Sea Shepherd recherche également des volontaires ayant une formation et/ou une expérience professionnelle dans la vidéo et la photographie pour soutenir l’équipe média, ainsi que ceux parlant couramment l’espagnol.

Nous invitons toutes les personnes souhaitant participer à l’Opération Jairo à consulter le site : http://www.seashepherd.org/get-involved/ground-crew.html

© Sea Shepherd France - 22 rue Boulard, 75014 PARIS

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Assassinat de l’écologiste Jairo Sandoval Mora : 7 présumés coupables acquittés…

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Jairo Mora Sandoval

En janvier 2015 la cour pénale de Limon au Costa Rica a acquitté 7 personnes accusées de l’assassinat du jeune écologiste Jairo Sandoval Mora. Ce jeune costaricain était un activiste de 26 ans qui protégeait les tortues de mer à Moin (Province de Limon) dans un cadre de conservation. Les costaricains dénoncent la corruption.

Son assassinat le 31 mai 2013 fut particulièrement violent et choqua la population costaricaine. Sa mort fut également relayée par des médias occidentaux notamment européens. Les Nations Unies ont condamné ce crime. L’organisation non gouvernementale Sea Shepherd Conservation Society a également dénoncé ce crime en relayant des informations, mais aussi en donnant le nom du jeune activiste à l’un des navires de leur flotte, afin que « son nom ne tombe jamais dans l’oubli ».

Selon l’organisation, cet acquittement est une lourde défaite due à des erreurs de procédure. « Les Costariciens savent qui sont les coupables. » « Nous comprenons que la décision de la Cour de justice peut être justifiée par des erreurs commises lors de l’instruction de l’affaire. »

Le jeune homme avait été retrouvé mort, ligoté les mains dans le dos, roué de coups et achevé d’une balle dans la tête. Quelques jours avant sa mort, l’association avec laquelle il travaillait avait demandé l’aide de la Police. Des nids entiers de tortues marines venaient d’être pillés. Ces tortues, espèces menacées, sont protégées au Costa-Rica notamment par des gens comme Jairo Sandoval Mora. Leurs œufs représentent un business lucratif notamment lié à celui de la drogue. Une véritable mafia organisée sévirait dans le milieu. La vente illégale d’animaux sauvages est à ce titre le troisième plus gros trafic illégal au monde.

Ce non-lieu retentissant a entraîné de vives protestations de la part de centaines de manifestants postés devant la Cour Pénale. Les manifestants dénoncent notamment la corruption qui peut exister au sein des gouvernements et des institutions juridiques. Sea Shepherd a fait savoir que le navire qui porte le nom de Jairo Sandoval Mora ira patrouiller dans les eaux costaricaines dans la région de Playa Pacuara, dans la province de Limon jusqu’à Moin Beach, pour une campagne anti-braconnage. Ce crime odieux restera tristement impuni mais n’effacera pas un nom désormais symbolique.

© Mr Mondialisation - seashepherd.fr / THE TICO TIMES / vert-costa-rica.fr / MONGABAY.COM / Planetoscope - Image : Jairo Mora Sandoval Crédit photo : Christine Figgener Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons

Le premier système de nettoyage des océans va être lancé en 2016

Nombreux l’attendaient avec impatience, le projet de filtrage des océans initié par Boyan Slat à tout juste 18 ans sera bientôt d’application. Son rêve, pouvoir se débarrasser de ces fameuses îles de plastiques qui s’accumulent dans les mers et les océans du monde. Le jeune homme ne serait plus très loin de mettre en pratique un premier prototype au large…

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Vous l’ignorez peut-être encore, mais il existe 5 grandes « îles » de plastique dans les océans du monde (appelé le 7ème continent – Note de l’Océan à la bouche). Ces nappes sont constituées de détritus, principalement de dérivés pétroliers, émis par l’activité humaine. Et il ne s’agit là que de ce qui est visible. Nombreuses sont les particules invisibles à l’œil nu qui se faufilent dans les plus petits organismes jusqu’au plus grands prédateurs.

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Boyan Slat, jeune écologiste hollandais, avait lancé son projet en 2014 grâce à une plateforme de financement participatif. En quelques semaines il aura récolté près de deux millions d’euros. Respectueux des dons réalisés par plus de 38.000 donateurs anonymes et récompensé par de nombreux prix, il n’a pas trainé pour lancer concrètement les travaux de sa machine dont la mission sera de recueillir les millions de tonnes de plastique qui polluent les océans de la planète.

En pratique, sa machine consiste en un entonnoir géant, placé en surface de l’eau, qui piègerait « naturellement » les plastiques grâce aux courants marins. Une invention qui apparaitrait relativement peu couteuse et efficace selon la théorie. De plus, le système est étudié pour ne pas gêner les écosystèmes marins.

« Prendre soins du problème des détritus des océans du monde est un des plus grands challenges environnementaux auxquels l’humanité doit faire face aujourd’hui. Non seulement ce premier test de nettoyage va contribuer à une eau et des rivages plus propres, mais c’est simultanément une étape essentielle vers notre but d’assainir la grande île de détritus du Pacifique. Ce déploiement va nous permettre d’étudier l’efficacité du système et sa durabilité dans le temps. » explique Boyan Slat sur son site internet.

Ainsi, le jeune activiste nous apprend que ce premier déploiement de son invention sera avant tout un test de faisabilité grandeur nature. La station d’épuration sera déployée courant 2016 au large des côtes de Tsushima, une île située entre le Japon et la Corée du Sud. Le système s’étendra sur deux kilomètres, devenant la plus grande structure flottante au monde. Par ailleurs, les autorités de l’île évaluent la possibilité de reconvertir le plastique récupéré pour lui donner une fonction utilitaire. Le concepteur estime, peut-être de manière optimiste, que 100 kilomètres de son système placés stratégiquement suffiraient à filtrer 42% du plastique des océans en dix ans.

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Si le concept apparait infiniment positif, les experts mettent en garde contre l’angélisme. Nettoyer les océans sans couper la source du problème reviendrait à placer un cataplasme sur une jambe de bois. Le laboratoire eau environnement et systèmes urbains (LEESU) avait notamment mis en garde sur les limites du système sans action politique en amont. L’Europe rejette plusieurs millions de déchets plastiques dans l’environnement chaque année. Le système actuel de Boyan Slat propose d’en filtrer une centaine de tonnes. C’est louable, mais largement insuffisant sans action collective forte en faveur d’une profonde transformation de nos modes de production.

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© Mr Mondialisation – sources : etudiant.lefigaro.fr / minds.com / rue89.nouvelobs.com

Oui… mais

« Soupe de plastique » plus importante

Bruno Tassin du Laboratoire eau environnement et systèmes urbains (LEESU), valide toute la partie description du problème, indique que les références sont bonnes, et que les outils de simulations utilisés sont pertinents.

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Néanmoins, il nous met en garde : le projet ne traite qu’une infime partie du problème. Boyan Slat propose de nettoyer 140 tonnes de déchets dans l’océan, mais rien qu’en Europe, on en produit 25 millions par an…

En plus, selon Slat, 80% des déchets seraient des macro-déchets (plus de 2 cm). Les scientifiques que nous avons interrogés parlent au contraire d’une majorité de micro-déchets et notamment d’une « soupe de plastique », bien plus importante et difficile à nettoyer.

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Des spécialistes comme Edward Carpenter, professeur à l’université de San Francisco (et le premier à avoir pointé du doigt le problème du plastique dans les gyres, dès 1972) ou encore Jacqueline Boutin du laboratoire Locean, doutent carrément de la faisabilité du projet : la surface à couvrir est bien trop grande et le challenge technologique monstrueux.

Ils veulent bien imaginer, en revanche, que le projet pourrait fonctionner à plus petite échelle.

Collision, nuisances

Plus embêtant : le projet de Slat risque de faire courir toute une série de risques. Selon Nicolas Fournier d’Oceana, une organisation internationale de protection de l’océan :

« Ces barrières flottantes et dérivantes peuvent poser des problèmes de collision, captures accidentelles et nuisances pour la faune-flore, et des complications majeures pour les activités de navigation ou pêche – surtout si l’on considère hypothétiquement le nombres d’engins nécessaires pour nettoyer nos océans ! »

Quant aux plastiques récupérés, que Slat dit pouvoir recycler, François Galgani, de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) les décrit comme sans valeur et difficilement recyclables, puisqu’ils sont issus de plastiques eux-mêmes érodés.

© rue89.nouvelobs.com

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