20 juillet 2015

Thon : Greenpeace réattaque, Carrefour montre patte blanche

Greenpeace revient en campagne sur le thon en boîte, contre les DCP (Dispositifs de Concentration de Poisson*), appelant les consommateurs à se tourner vers les distributeurs.

Greenpeace thon

La campagne de Greenpeace

Bingo, Carrefour montre aussitôt patte blanche, présentant son thon pêché à la canne en rayon depuis mai.

Presque un an après la campagne sur Petit Navire, Greenpeace a lancé le 7 juillet une nouvelle campagne, pointant la pêche au thon tropical sur DCP (Dispositif de Concentration du Poisson), et la responsabilité des marques de boîtes de thon.

La campagne Cupithon, « tous les thons méritent une relation durable », préconise trois conseils. Le premier, réduire l’impact environnemental de la pêche thonière. Elle incrimine les conséquences des DCP : pêche de thons juvéniles, prises accessoires d’espèces non ciblées. Non à tort. Mais dommage que l’ONG ne mentionne pas les efforts de certains armateurs français pour utiliser des DCP plus écologiques, limiter leur nombre et favoriser la pêche sur banc libre.

Les conseils 2 et 3 viendront ensuite. Durant tout juillet, des militants rencontreront des vacanciers et consommateurs. Ils sont invités à contacter les distributeurs pour les interroger sur leur thon.

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Justement, la réponse de Carrefour ne s’est pas fait attendre. Ce 8 juillet, l’enseigne a indiqué que, depuis mai, elle proposait dans ses magasins deux références de thon en conserve pêché à la canne, mettant en avant les atouts environnementaux de cette technique. Il s’agit de thon listao et de thon albacore, entier et en tranche, pêché en Atlantique centre-est (Afrique de l’ouest), et vendu sous marque distributeur.

Plus globalement, l’enseigne indique évaluer ses achats de thon en conserve selon l’état des stocks, les méthodes de pêche et la traçabilité. À quand le thon « pêché à la senne sur banc libre » mis en avant ?

Communiqué de presse de Carrefour : Cp carrefour thon peche a la canneCp carrefour thon peche a la canne (407.61 Ko)

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

* (DCP = engins flottants remplis d'appâts)... Avec, pour conséquences, des prises accessoires importantes de juvéniles mais aussi de requins, de raies, de poissons clowns ou de tortues de mer.

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Commentaires de l’océan à la bouche : Les DCP « écologiques » sont un leurre et n’ont aucune incidence sur les dégâts causés par ce type de pêche – cette affirmation mensongère s’appelle du « greenwashing ». Quant à la pêche à la senne sur banc libre, si elle est moins « destructrice » que la pêche avec DCP n’en demeure pas moins ravageuse : en savoir plus : http://www.loceanalabouche.com/medias/files/engins-de-peche-et-environnement.pdf

… et pendant ce temps : Thon tropical, Sapmer valide la stratégie tout DCP

Les actionnaires de la Sapmer SA ont validé la nouvelle stratégie : fixer haut la barre des captures, à 8 000 tonnes par thonier contre 5 000 tonnes. Et, pour cela, privilégier les DCP jusqu’à 500 engins par navire… (Sapmer est une holding française basée à La Réunion - note de l'océan à la bouche)

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C’est le plafond fixé récemment par la CTOI (Commission thonière de l’océan Indien), loin des 150 prônés par l’organisation de producteurs Orthongel (Organisation française des producteurs de thon, basé à Concarneau - note de l'océan à la bouche)). Pour les mettre en œuvre, un premier bateau d’assistance sera livré sous peu. Et tous les thoniers, pavillon français ou pas, sont désormais basés aux Seychelles, tout près de leurs principales zones de pêche afin de maximiser les marées.

La Sapmer bénéficiera également « en octobre » d’un quai de débarque, construit par le groupe Jaccar, avec des équipements adjacents. Seules les captures de qualité « supérieures » (25 %) seront envoyées dans les usines de Port Louis pour valorisation (steak ou longe). Le reste ira à la conserve directement.

Des coupes salariales ont aussi été pratiquées. Cette réorganisation vise à retrouver de la rentabilité, après une perte sèche de 11,9 millions d’euros pour 2014, pour un chiffre d’affaires de 87,6 millions d’euros.

Côté gouvernance, Jacques de Chateauvieux a chamboulé les cartes. Yannick Lauri, remplacé en fin d’année par Adrien de Chomereau à la direction générale et devenu président de Sapmer SA, a finalement démissionné début juin de ce poste.

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Huîtres : le débat entre naturelle et triploïde s’intensifie

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60 % des ostréiculteurs travailleraient avec du naissain de captage naturel et du naissain d’écloserie. (Photo : Loïc Fabrègues)

Revenue sous les feux des projecteurs à la faveur de discussions au Sénat autour de son étiquetage, l’huître triploïde, produite en écloserie, suscite toujours autant de débats. La production de cette huître jamais laiteuse, à croissance rapide, s’est, il est vrai, largement répandue dans l’ostréiculture française. 50 % des huîtres consommées en France seraient des triploïdes et 60 % des ostréiculteurs travailleraient avec du naissain de captage naturel et du naissain d’écloserie.

Les ostréiculteurs produisant des triploïdes apprécient le produit car il leur ouvre notamment un marché estival qu’ils estiment très difficile à satisfaire avec de l’huître naturelle. Rares seraient les consommateurs à apprécier de manger des huîtres laiteuses comme le deviennent en été celles issues du naissain sauvage. La triploïde présenterait aussi l’avantage d’être régulière en termes de qualité. La Chine, un marché à l’export en progression pour les huîtres françaises, ne jurerait que par elle.

L’association Ostréiculteur traditionnel, dont la particularité est de regrouper des producteurs ne travaillant qu’avec du naissain naturel, estime, pour sa part, que la triploïde représente un risque pour le milieu naturel. Avec l’appui du sénateur écologiste du Morbihan, Joël Labbé, l’association se bat pour rendre obligatoire son étiquetage. Il s’agirait de distinguer les huîtres « nées en mer » et celles issues « d’écloserie ». La demande est loin de faire l’unanimité au sein même de la profession.

Lire les trois pages À la une consacrées à ce sujet dans l’édition papier du « marin » du 10 juillet.

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En savoir plus : http://www.loceanalabouche.com/pages/poissons/coquillages/huitre.html

Les fonds marins sont, chaque jour, de plus en plus en grand danger…

Ils ont découvert accidentellement la plus grand mine sous-marine de l’océan Atlantique.

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Le champ de nodules de manganèse découvert par les chercheurs à 4000 m de fond (Ph.Nils Brenke, CeNak)

Ils allaient chercher des organismes des fonds abyssaux, ils ont remonté des nodules de manganèse de la taille de boules de billard. Les océanographes et biologistes du vaisseau de recherche allemand SONNE ont ainsi découvert par hasard le plus grand champ de “nodules polymétalliques” de l’océan Atlantique, dont l’étendue totale est encore inconnue.

[Tweet “Ils ont remonté des nodules de manganèse de la taille de boules de billard”]

De telles formations, des nodules composés de métaux comme l’or, le cobalt, le zinc, le fer ou le manganèse, sont  connues depuis plus d’un siècle : de tailles et de formes variées, ce sont des agrégats de métal relativement purs (certains atteignent 25% de pureté) déposé au fil des millénaires autour de “germes” qui peuvent être des débris de coquille, dent de requin, …, à la manière dont se forment les perles des huitres.

Une mine de manganèse par 4000 mètres de fond

A raison de 1 à 5 millimètres de dépôt par million d’années, les nodules découverts par l’équipe de chercheurs de l’université de Hambourg et du Helmholtz Centre for Ocean Research à Kiel dépassent l’âge canonique de 10 millions d’années. Si l’on avait déjà repéré des mines de nodules dans le Pacifique, on ignorait encore si le phénomène était à ce point courant que les fonds océaniques de la planète entière en seraient tapissés. Cette découverte par 4000 mètres de fond dans l’océan Atlantique semble le prouver.

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Tout s’est passé par accident car à l’origine, le vaisseau de recherche avait pour objectif l’étude de la vie marine dans les grands fonds. Mais au lieu d’espèces marines, leur “traineau épibenthique” (système robotisé qui drague le fond et prend des photos) a remonté des nodules.

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Le traineau épibenthique qui a remonté les nodules (Ph. Thomas Walter)

La découverte est d’autant plus intéressante que depuis les années 1970, ces formations aiguisent l’appétit de l’industrie, surtout dernièrement avec la pénurie et le renchérissement des matières premières. Et déjà 1,2 millions de km carrés de fonds marins ont reçu un permis de prospection (mais non pas d’exploitation) par des firmes minières de nombreux pays dont les États-Unis, la Grande Bretagne, l’Inde, le Brésil, la Russie. Néanmoins, l’organisme qui régule la distribution de ces permis, l’Autorité internationale des fonds marins (ISA), le fait avec parcimonie à cause des risques de pollution globale et de destruction locale des écosystèmes englobant ces formations – les ressources des fonds marins situés hors eaux territoriales sont classés “patrimoine commun de l’humanité” par l’ONU.

Une mine d’informations sur le climat et les évènements océaniques depuis plus de 10 millions d’années

De leur côté, les scientifiques, qui précisent que le voisinage des nodules ne semble pas abriter un écosystème très riche (peut-être à cause de la présence des métaux), insistent sur l’intérêt de préserver et étudier ces formations dont les stries à croissance très lente servent d’archives climatiques, à l’instar des carottes de glace extraites des pôles. Aussi, pour l’heure, l’exploitation minière des fonds océaniques est encore sujette à débat. Et il n’y a pas de date arrêtée pour passer de la phase de prospection à celle d’extraction.

Román Ikonicoff - © Science et Vie - http://www.science-et-vie.com/2015/02/ils-ont-decouvert-accidentellement-la-plus-grand-mine-sous-marine-de-locean-atlantique/

Le niveau des eaux menace de monter de 6 mètres

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Et dire qu’on parlait de scénario optimiste. Avec un réchauffement contenu au-dessous de 2 °C, certains scientifiques évoquaient des dégâts considérables, notamment sur la biodiversité, mais là… L’étude publiée le 9 juillet dans la revue britannique Nature fait plutôt froid dans le dos : même en cas de réchauffement réduits à 2 °C, l’effet sur le niveau de la mer pourrait dépasser toutes les prévisions émises à ce jour.

Sous l’égide d’Andrea Dutton, de l’université de Floride, les chercheurs se sont penchés sur trois épisodes de montée des eaux au cours de trois derniers millions d’années. Au cours du plus reculé, le taux atmosphérique de CO2 atteignait 400 ppm (partie par million), son niveau actuel. À l’époque, le niveau de la mer s’était élevé au minimum de 6 mètres, avec une hausse de la température comprise entre 2° et 3 °C.

Fonte des pôles

Or, « la température actuelle est déjà de 0,9 °C plus élevée qu’elle ne l’était à l’ère préindustrielle ». Si les émissions de carbone continuent à ce rythme, il faudra plutôt compter sur une hausse de 4 °C. Une élévation de 6 mètres du niveau des océans paraît donc une hypothèse à minima.

Pour les chercheurs, la fonte des pôles, où le réchauffement se fait le plus sentir, explique ce phénomène. Elle contribuerait à 40 % de la montée des eaux, devant la fonte des glaciers et le réchauffement des océans.

À quelle échéance se produirait cette catastrophe ? Les chercheurs déclarent ignorer les vitesses à laquelle se sont produits les trois précédents épisodes de montées des eaux. « Cela pourrait prendre de plusieurs siècles à quelques millénaires avant que nous voyions l’impact total de la fonte de la calotte glaciaire », explique l’un des auteurs de l’étude, le paléontologue Peter Clark.

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

« Pour autant, l’évolution de ces fontes, visibles et perceptibles presqu’annuellement associées à l’incapacité actuelle de réduire les émissions de Co2 au niveau planétaire laissent présager une évolution exponentielle et, de fait, une échéance beaucoup plus proche eu égard à un scénario très différent que par le passé. » (Commentaire de l’océan à la bouche).

Le corail mange nos plastiques et ne peut le digérer

Les coraux sont des êtres gourmands. Ils mangent ce qui est à leur portée sans véritablement savoir si c’est bon pour eux. Malheureusement, nous mettons des plastiques à leur portée. Et des scientifiques viennent de confirmer que ces coraux ingèrent le plastique sans pour autant le digérer.

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C’est une nouvelle qui pourrait faire suite au reportage « 7ème continent » que nous avons publié récemment. Pour rappel, celui-ci pointait du doigt l’invasion de plastique dans nos océans et plus particulièrement dans l’Atlantique Nord. Autre lieu, même constat : la grande barrière de corail est directement menacée par cette pollution induite par notre société de consommation.

Alors même que l’Unesco s’inquiétait déjà de l’état de santé de la Grande Barrière de Corail, des scientifiques Australiens viennent de faire une découverte qui n’est guère rassurante. L’étude, publiée dans le journal « Marine Biology » démontre que les coraux ingèrent de micros particules de plastique dont le Pacifique serait inondé.

Mais ce n’est pas tout car l’étude, pratiquée en laboratoire, va plus loin : si les coraux avalent effectivement des particules de plastique de moins d’un demi centimètre, cette ingestion intervient à un rythme quasi identique à l’absorption du plancton auxquels les coraux sont habitués.

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Ce phénomène d’ingestion pourrait conduire à terme à une incapacité pour le corail de consommer du plancton, du fait d’un organisme littéralement obstrué par le plastique, comme l’explique Mia Hoogenboom, de l’université James Cook :

« Si la pollution aux microparticules de plastique augmente sur la Grande Barrière, les coraux pourraient être affectés au fur et à mesure que les cavités de leur petit estomac se bouchent avec du plastique inassimilable »

L’eau prélevée à proximité de la Grande Barrière atteste par ailleurs d’une pollution massive par les micros particules de plastique comme l’avaient également constaté de leur côté des scientifiques revenu d’une expédition en Atlantique. Peu à peu, les coraux s’étoufferaient avec notre plastique.

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« Si les océans meurent, nous mourrons ». Cette phrase martelée par Paul Watson, fondateur de l’association Sea Shepherd qui s’emploie à protéger les écosystèmes marins ne saurait être plus claire. Nous dépendons directement des océans d’où la vie provient.

Les Nations Unies avaient estimé en 2012 que chaque kilomètre carré de la mer contenait environ 13.000 morceaux de déchets en plastique. De manière sporadique, les cadavres d’animaux côtoyant ou vivant dans les océans, dont l’autopsie révèlera la présence de déchets plastique, nous délivrent un message similaire : il est temps de repenser notre façon de produire et de consommer. Il n’est plus temps d’attendre un miracle politique, il faut agir maintenant en amont et en aval.

 

Notons enfin que le plastique n’est pas la seule problématique qui touche les coraux. L’acidification de ces océans, par absorption du gaz carbonique, fragilise les coquilles et les squelettes externes de plusieurs organismes à la base de la chaîne alimentaire. C’est également une cause de calcification des coraux qui, combiné au réchauffement, met en danger près de 75% des récifs coralliens à travers le monde.

© Mr Mondialisation – sources : lapresse.ca / 7sur7.be / lnc.nc

Le 7ème continent - en savoir plus : http://www.loceanalabouche.com/pages/les-poissons/etat-des-lieux.html 

Adieu sardines portugaises

Au Portugal, on consomme 13 sardines par seconde. Soit une bonne dose de protéines, de lipides et d’oligoéléments. Et une raréfaction de ces poissons au large des lusitaniennes.

Infographie

Le quotidien lisboète Público lancé en mars 1990 s’est imposé dans la grisaille de la presse portugaise par son originalité et sa modernité. Il fait la part belle aux infographies. Celle-ci, publiée le 31 mai 2015, a été conçue et réalisée par Cátia Mendonça et Ricardo Garcia. Elle s’inscrivait dans un grand dossier consacré à la raréfaction des sardines : “13 sardines par seconde, cela semble astronomique, mais en réalité ce chiffre n’a jamais été aussi faible. Ces poissons disparaissent des côtes lusitaniennes”, alertait alors le journal.

© Courrier international

Sauver les plus petits pour protéger les plus grands

Si le krill est affaibli, l'océan l'est aussi. Et si le krill venait à disparaître il en serait ainsi aussi de l’humanité.

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Une des nombreuses sortes de krill - Photo: Simon Ager

Le phytoplancton et le zooplancton sont le fondement même des systèmes permettant la vie sur la planète Terre. Le plancton fournit jusqu’à 80 % de l’oxygène dans le monde. La population de plancton a diminué de 40 % depuis 1950.

Tout ce qui vit dans la mer est maintenant exploité pour de l’argent – l’océan n’est désormais plus "durable".

Si vous utilisez de l’huile de krill, s’il vous plaît, arrêtez. Il existe d’autres sources d’oméga-3 qui ne nécessitent pas de détruire les océans pour se procurer encore un autre de ces "compléments alimentaires" aux effets soit-disant miraculeux.

Les baleines et les requins baleines ont besoin de manger du krill, tout comme les poissons, mais les humains, eux, n’ont pas besoin d'en consommer ni de manger les espèces marines en entraînant ainsi leur extinction.

Si nous voulons vraiment sauver les baleines, nous devons aussi sauver les espèces dont elles dépendent pour survivre.

Si le krill est affaibli, l'océan l'est aussi. Et si le krill venait à disparaître il en serait ainsi aussi de l’humanité.

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Navire-usine de krill en Antarctique - Photo: Erwin Vermeulen

Souvenez-vous : le mot "durable" a été créé par l’ancien premier ministre norvégien, Gro Harlem Brundtland, lors de la conférence des Nations-Unies sur l’environnement et le développement en 1992 (on notera l’ajout du mot "développement").

Le terme de "développement durable" a été mentionné pour la première fois dans l’article "Our Common Future" (notre futur commun), publié par la Commission Brundtland. Selon cette Commission, le principe du développement durable est de répondre aux besoins du présent sans mettre en péril la possibilité pour les générations futures de satisfaire les leurs.

Il ne s’agit là que de verbiage sans sens pour réconforter les foules. Il n'y a plus assez de ressources désormais pour répondre aux besoins du présent et ce mot n'est utilisé que pour justifier que l'on continue à faire comme si de rien n'était.

Comment est-il possible d'exploiter le plancton à des fins futiles, sans compromettre la satisfaction des besoins essentiels des générations futures ?

Les baleines ne peuvent même plus subvenir à leurs propres besoins dans un océan qui comporte de moins en moins de plancton.

Aujourd’hui, nous n’avons pas besoin d'huile de krill en complément alimentaire. Mais les générations de demain, elles, auront besoin d’air pour respirer, et d’un océan en bonne santé.

Logo de l'Opération KrillLogo de l'Opération KrillEn plus d’exploiter du krill pour produire des compléments alimentaires dont l'intérêt est contestable, des entreprises norvégiennes et japonaises utilisent des chalutiers géants pour récupérer de grandes quantités de krill pour ensuite les transformer en pâte protéinée à destination des cochons, poulets et autres animaux domestiques.

Le viol massif des océans continue et la satisfaction des besoins essentiels des générations futures est compromise pour des hamburgers, du poulet frit et des compléments alimentaires.

Si certaines personnes sont soucieuses de leur santé au point de soutenir l’éradication du plancton pour une pilule magique, elles devraient probablement songer aussi à abandonner les hamburgers et les nuggets de poulets. Mais c’est juste une suggestion.

Capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd - © Sea Shepherd Conservation Society - Sea Shepherd France - 22 rue Boulard, 75014 PARIS

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Si vous soutenez la vie dans les océans, signez la pétition de Sea Shepherd (pétition en anglais) :

http://www.seashepherd.org.au/blackmorespetition/

...et, s’il vous plaît, apportez votre soutien à leurs navires et leurs volontaires en mer.

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