News du 12 janvier 2015

Le 196, nouveau numéro d'appel pour les urgences en mer

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Le 12/12/2014 Un nouveau numéro d'appel d'urgence, le 196, permet désormais de joindre gratuitement et directement un centre de sauvetage en mer, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

Le 196 permet au centre de sauvetage ainsi contacté de localiser et d’identifier l’appelant. Alain VIDALIES, le secrétaire d'Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, vient d'en faire l'annonce lors de sa visite au Salon nautique.

Les Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) rejoignent ainsi la liste des centres d’appels d’urgence à l’instar des SAMU et CODIS.

Le 196 ne remplace pas le numéro d'urgence européen 112. Il permet une mise en contact téléphonique la plus rapide possible avec les CROSS, sans retarder l'envoi de moyens adaptés à la situation d'urgence.

Avec le 196, les CROSS sont considérés réglementairement comme un service d'urgence. Ils peuvent désormais solliciter les opérateurs de téléphonie sans justifier d'une demande de localisation d'une personne détentrice d'un téléphone portable, afin de renforcer l'efficacité de la réponse à une demande de secours.

Attention : le 196 ne se substitue pas en mer à la VHF canal 16, prioritaire pour alerter et rester en contact avec le CROSS et les moyens de secours. "Depuis la mer, c'est toujours la VHF canal 16 qui reste le moyen le plus fiable à privilégier", rappelle la préfecture maritime de l'Atlantique.

 

Sources : Le Marin

Pêche durable : l’écolabel public français

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Ça y est, depuis le 17/12/2014 il existe en France un écolabel public pour les produits de la pêche maritime. La dernière étape a été franchie avec la parution, au Journal officiel du 16 décembre, de l’arrêté homologuant son référentiel et son plan de contrôle. Les pêcheries candidates tentées peuvent désormais se lancer pour faire certifier leurs produits.

Prévu par le Grenelle de l’environnement en 2007, cet écolabel a été élaboré par une commission mise en place en 2012, portée par FranceAgriMer, et composée de représentants de toute la filière. Le fruit de leur travail a été soumis à la consultation du public, et affiné.

La spécificité de l’écolabel : son caractère public rassure, du moins en France, car les Anglo-Saxons font davantage confiance aux démarches privées comme MSC ou Friend of the Sea, déjà bien implantées. Et surtout, plus complet, il repose sur les trois piliers du développement durable : l’environnement bien sûr, mais aussi le social et l’économie, à travers la valorisation de la qualité. "Les aspects sociaux ont été regardés de près", se félicite José JOUNEAU, président de la commission écolabel. Bien que de droit français, ce label peut s’appliquer à des pêcheries candidates d’autres pays, avec des prérequis listés.

Outre l’état de la ressource pêchée à une pression visant le Rendement Maximum Durable (RMD), il faut minimiser les captures accidentelles, l’impact sur les habitats marins, la consommation d’énergie à bord des navires. Et optimiser la fraîcheur des produits, les conditions de travail à bord, la sécurité et la formation des équipages, etc. Chaque principe se traduit en critères avec des indicateurs à contrôler.

Loin de se borner à vérifier l’application de la réglementation existante, ce label est vraiment ambitieux. Trop pour être accessible ? "C’est assez compliqué, reconnaît José JOUNEAU. Mais ça doit être pertinent, et ça a vocation à servir de support pour un écolabel européen". La France est moteur sur ce dossier. Cet écolabel sert aussi de modèle à l’AFNOR pour élaborer une norme internationale ISO définissant la pêche maritime durable.

Quant au prix du ticket d’entrée, "ça risque d’avoir un coût, mais les démarches seront collectives, il y a moyen de mutualiser". En tout cas des pêcheries seraient déjà intéressées.

Sources : France Agrimer

 

Nautisme: réglementation revue pour les bateaux de moins de 24 mètres

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Le 22/12/2014 La division 240, qui concerne tous les navires de plaisance de moins de 24 mètres, a fait l’objet d’une révision en profondeur et une nouvelle 245 va bientôt concerner tous les navires hors directive.

La mission plaisance des Affaires maritimes a profité de cette révision pour clarifier certains termes et améliorer le contenu. Les retours d’expérience des services de sécurité et la mise sur le marché d’équipements nouveaux, en particulier dans le domaine de la sécurité (balises satellitaires EPIRB et PLB, homme à la mer, VHF mobile ASN, etc.), contribuent à cette évolution.

La notion d’engin de plage, qui a fait l’objet d’un arrêté le 24 avril, a été revue, afin d’autoriser les kayaks et les stand-up paddle de plus de 3,50 mètres à naviguer jusqu’à 2 milles d’un abri. Désormais considérés comme des navires, ils échappent toutefois à l’immatriculation obligatoire.

Une zone semi-hauturière de 6 à 60 milles et une zone hauturière, à plus de 60 milles des côtes, font leur apparition dans la réglementation. La catégorie intermédiaire, de 6 à 60 milles, répond au souci de nombreux plaisanciers de pouvoir naviguer au-delà de 6 milles sans devoir emporter un coûteux radeau de survie hauturier.

Définition du chef de bord

Suite au drame du Grain de Soleil en 2013, disparu corps et bien en retour des Antilles après avoir déclenché une balise personnelle PLB non conforme, la direction des Affaires maritimes a tenu à imposer l’emport, dans la zone hauturière, d’une balise EPIRB (et non seulement personnelle) et d’une VHF ASN, ces produits ayant connu ces dernières années une baisse de prix très sensible. Un moyen de communication par satellite, Iridium, Standard C, etc. est également recommandé.

Dans la même logique, les retours d’expérience des Cross ont poussé l’administration à encourager l’usage de la VHF ASN, autorisant une localisation précise par satellite, plutôt que celui des engins pyrotechniques, qui posent, par ailleurs de nombreux problèmes environnementaux liés à leur stockage, transport et destruction. La notion de chef de bord a fait l’objet d’une meilleure définition, de même que sa responsabilité pour la mise en œuvre du matériel de sécurité par l’équipage.

En voie de finalisation pour une mise en service à l’été 2015, la nouvelle division 245, relative aux navires hors directive, est rédigée en parallèle à la division 241 pour les navires de plaisance à utilisation commerciale (Nuc) et à la 242, qui concerne les yachts de plus de 24 mètres de coque. Ces deux divisions devront être mises en cohérence avec les règles de l’OMI qui font état d’une longueur de référence de 24 à 30 mètres et non de coque seulement.

Pour faciliter la consultation de la directive, la Fédération européenne des industries nautiques a développé un guide interactif, sous forme d’une application iOS (version Android en 2015) sur www.europeanboatingindustry.eu/appsite

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