Le futur du transport maritime passera-t-il par la voile ?

Dans le cadre de la Cop 21, Michel Desjoyeaux a présenté à Paris, le samedi 5 décembre, quelques-uns des projets co-développés par son bureau d’études Mer forte dans la conception de navires de commerce à voile. Objectif : diminuer les rejets de gaz à effet de serre du transport maritime.

Neoliner 2

Le ro-ro développé par Néoline aurait une capacité de 230 EVP*. (Image : Néoline)

Le skipper a notamment présenté le projet Néoliner, un cargo polyvalent à voile du XXIe siècle, porté par le franco-québécois Néoline. Le ro-ro, long de 120 à 130 mètres pour 22 mètres de largeur et un peu plus de 5 000 tpl, atteindrait une vitesse commerciale de 11 nœuds en naviguant essentiellement à la voile, avec une propulsion auxiliaire de type diesel-électrique.

«L’idée n’est pas du tout de faire un bateau révolutionnaire, mais de combiner des technologies qui ont fait leurs preuves ailleurs. Le gréement type duplex du Néoliner n’a rien de très nouveau puisqu’il avait été expérimenté en 1958», a précisé Michel Desjoyeaux.

Prudents, les responsables de Néoline ne prétendent pas entrer en concurrence directe avec les grands acteurs du transport maritime, et précisent bien que ce nouveau type de navire visera plutôt des marchés situés à la marge.

*EVP (Equivalent Vingt Pieds) – Unité de mesure approximative d’un container. [Note de l’Océan à la bouche]

© Le Marin – l’hebdomadaire de l’économie maritime

Plus d’informations sur le site de «voiles et voiliers» : http://www.voilesetvoiliers.com/littoral-environnement/michel-desjoyeaux-presente-les-grands-voiliers-du-futur/

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