News du 30 avril 2015

Loup et bar : finalement, ce n’est pas la même espèce

Dr loup

Loup de Méditerranée

On croyait qu’entre sud et nord, seuls les noms communs changeaient, et que le loup et le bar étaient un seul et même poisson, le Dicentrarchus labrax. Que nenni ! Des scientifiques viennent de prouver qu’il ne s’agissait pas d’une même espèce.

En 1999 déjà, François Bonhomme, chercheur à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier (CNRS - Montpellier 2) basé à Sète, avait fait la preuve d’une différence génétique, grâce à l’analyse de sept gènes. « La séparation se fait à l’est de Gibraltar, en mer d’Alboran, entre les côtes marocaines et espagnoles, explique-t-il. Un échantillon de bars en provenance d’Anvers est beaucoup plus proche d’un échantillon de Rabat que d’un échantillon de loups de Marseille ou d’Algérie, qui, eux, sont quasiment identiques. »

Depuis 2006, son équipe et un consortium de recherche européen ont établi le génome complet du bar. On trouve de grandes différences sur près d’un tiers du génome entre loups et bars. « Ils sont trop éloignés génétiquement pour ne former qu’une seule espèce, mais pas assez pour en former deux », précise le chercheur.

Cela découlerait de « l’isolement des deux populations il y a environ 350 000 ans lors d’un épisode de refroidissement de la Méditerranée occidentale », explique Pierre-Alexandre Gagnaire, autre chercheur de l’équipe sétoise. Bar et loup se sont ensuite retrouvés en contact il y a environ 12 000 ans, quand la Méditerranée s’est réchauffée et que les deux se sont rencontrés via le détroit de Gibraltar. Ils peuvent s’hybrider ponctuellement, mais les deux quasi-espèces ont maintenu leur identité propre.

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

Evaluation des stocks de poissons : tout faux depuis 1914 !

Lf banc poissons reduit

Johan Hjort l’avait déjà dit il y a 100 ans ! L’environnement et les interactions entre espèces interviennent bien plus dans le recrutement en poissons que la biomasse du stock de reproducteurs. La soi-disant relation stock-recrutement, si utilisée dans la gestion de la pêche, n’est pas si cruciale. C’est ce que montre une étude de scientifiques de l’IRD et de l’Ifremer, clôturant ainsi un siècle de débat.

Le zoologiste norvégien l’avait publié en 1914 mais n’avait pas pu le prouver, faute de données suffisantes, et depuis un siècle la gestion des stocks est fondée sur la théorie opposée. Cette hypothèse a été tant discutée qu’elle a suscité bien des publications scientifiques. Mais l’étude publiée fin décembre 2014 dans la revue Oceanography est sans appel.

Les chercheurs de l’IRD Sète (Philippe Cury et Sarah Figuet) et de l’Ifremer Sète (Jean-Marc Fromentin et Sylvain Bonhommeau) ont épluché les données de 211 stocks de poissons issus du monde entier, un nombre inégalé : pour chaque population, il se vérifie bien que l’abondance du stock de géniteurs n’est pas le facteur déterminant pour le renouvellement de la population. Il ne joue qu’à hauteur de 10 % en moyenne sur les variations du recrutement, qui dépend bien plus de l’environnement et de l’ensemble des espèces en présence.

Un poisson pond des milliers d’œufs par an, avec une mortalité énorme liée aux prédateurs, à la nourriture, au climat. Le recrutement en poissons démersaux ne dépend ainsi qu’à 5 % de l’abondance des géniteurs, contre 9,6 % pour les grands pélagiques et 15,4 % pour les petits pélagiques.

"Il est donc nécessaire d’évoluer rapidement vers des modèles qui intègrent les conditions de l’environnement et les interactions entre espèces dans l’évaluation et la gestion des stocks halieutiques, comme le suggérait déjà Johan Hjort il y a 100 ans", concluent-ils.

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

Conscience halieutique

Un groupe de pêcheurs de loisirs consciencieux et respectueux… ou comment pratiquer une passion sans la compromettre et la transmettre aux générations futures.

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Sauvons les requins et la réserve marine de la Réunion…

Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés là : une bande dessinée très bien faite pour tout comprendre.

"J’espère que les surfeurs comprendront que je ne les mets pas tous dans le même sac. J’ai d’ailleurs essayé (sans succès), d’entrer en contact avec l’un deux pour en parler dans la fin de ma BD. Ce gars-là a été victime d’une attaque de requin, il a perdu une jambe, mais est devenu un de leur plus ardent défenseur. Comme quoi".

2015 04 29 11h13 57

Emma Thompson wrote an Oscar-worthy open letter to save the Arctic

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In arguably her second-best* work of all time, Emma Thompson has written an open letter to the U.S. Special Arctic Envoy Adm. Robert Papp, urging him to move away from oil extraction in the Arctic. Like everything Emma Thompson touches, the letter will leave you either laugh-crying or slow-clapping.

Allow me to set the stage: Thompson wrote the letter in connection with Greenpeace’s Arctic Declaration, which already has almost 7 million signatures. In the letter, Thompson opens with a flair of la tragédie, telling the admiral that if something isn’t done soon, everyone in the world, from now until eternity, could suffer — and it would be on his clock. I do love a good rising action:

You, Admiral, are about to be in receipt of an historic opportunity to halt this destruction, a most unusual and auspicious opportunity, the kind that may never come again, certainly not in time to count, the kind that goes down in history. It is not hyperbolic to say that changing course on drilling for oil in the Arctic would mean changing the lives of every person alive on this planet today and every generation yet to come.

Someone grab the popcorn, stat! Emma manages to call out the Arctic Council while making it sound like flattery, as only one well-studied in British-American period dramas could:

You know as well as I do that if oil companies go ahead, sooner or later an oil spill will devastate the Arctic environment. You and the Arctic Council now have a chance to change the plot before the story is written; to move us away from the bygone days of risky oil extraction and the blind greed of a few, and towards a just and fair future that embraces the alternatives that already exist, and charts the course toward the new energy future that this planet of ours so desperately needs, and so richly deserves.

But here’s where she really grabs the Oscar-nom: Thompson reminds Papp of his love for the land and calls him powerful, knowledgeable, and experienced — and that he is in the unique position of being able to “heal this magical place.”

We haven’t met, you and I, and yet we have much in common. We both hold a special place in our hearts for the Arctic and her beauty. We understand that the Arctic is both the victim of and potentially the aggravator of global climate change. … My pen and my profile can only do so much. With your power, your knowledge and your experience, you are in a position to protect the Arctic from oil drilling, to begin to heal this magical place that we both love, and thus to shape a better future for every one of us on this entire planet.

Cue extreme close-up to Admiral Papp, fade in John Williams. And scene.

By Liz Core  on 24 Apr 2015 - Grist.org

Vidéo – "beacher" à 15 nœuds, une vedette de sauvetage de 12m

Cette méthode originale et rapide est l'une de celles utilisées outre-Manche par le RNLI, l'équivalent de la SNSM française.

Il est toujours impressionnant de voir comment il est possible de beacher une vedette de sauvetage de la Royal National Life boat Institution (RNLI), sur une plage de galets, en Grande-Bretagne.

La vidéo se passe de commentaires, la remorque se trouvant directement à la proue du navire beaché...

Etonnant, non ??

© Actu Nautique.com

Ob 1ae80b beacher une vedette a 15 noeuds

Qui suis-je ?

Benjamin raffin photographe sous marin

Une baudroie (lotte). © Photo Benjamin RAFFIN – photographe sous-marin

Concours de plongeon - The winner is…

Balbuzar pecheur

Un Balbuzard pêcheur plongeant sur sa proie…

La conférence thonière de l’océan Indien a ouvert en Corée

F hubert bernica observateur eavaluant les captures

Une trentaine d’États membres de la Commission des thons de l’océan Indien (CTOI) se réunissent en Corée jusqu'au 1er mai pour leur 19e session annuelle. Leur mission : améliorer la gestion des pêcheries de thons. L’Union européenne et l’île Maurice ont mis à l’ordre du jour la pêche sur DCP (dispositif de concentration du poisson).

L’Union européenne propose ainsi à la CTOI une résolution pour limiter le nombre de DCP actifs par navire, indique l’organisation de producteurs Orthongel : « Les armements français inquiets de la prolifération incontrôlée des DCP espèrent que cette résolution sera adoptée. »

Et l’île Maurice propose d’adopter des spécifications techniques sur les DCP pour réduire les risques d’emmêlement d’espèces non-cibles. À l’image des DCP non-maillants développés en partenariat entre Orthongel et les scientifiques de l’IRD, pour préserver tortues et requins capturés en association avec les espèces ciblées.

Les autres enjeux de cette rencontre sont l’amélioration du suivi des captures et des contrôles (en étendant notamment la présence d’observateurs) et une limitation de la capacité de pêche.

Selon la CTOI, les captures dans l’océan Indien atteignent (chiffres 2013) : 424 580 tonnes de thon listao, dit bonite à ventre rayé (Katsuwonus pelamis) ; 402 084 tonnes de thon albacore (Thunnus albacares) ; 109 343 tonnes de thon obèse, dit patudo (Thunnus obesus) ; et 38 297 tonnes de thon germon (Thunnus alalunga). Ils sont surtout pêchés par l’Union européenne (Espagne et France), l’Indonésie, le Sri Lanka, les Maldives, l’Iran, les Seychelles, la Chine et Taïwan, et le Japon. Avec plusieurs engins : senne (sur DCP et sur bancs libres), palangre, ligne à main et filet maillant.

Ces thons sont considérés comme non surexploités et non sujets à la surpêche, indique la CTOI. Des « porte-épées » (espadon, marlin, voilier) sont aussi capturés en haute mer dans la ZEE des États côtiers. S’y ajoutent environ 600 000 tonnes de six « thons néritiques et thazards » (bonitou, auxide, thonine, thon mignon, thazard barré indo-pacifique et thazard rayé), capturées principalement par les pêcheries côtières.

État des stocks des espèces sous mandat de la CTOI : http://www.iotc.org/fr/science/r%C3%A9sum%C3%A9-de-l%C3%A9tat-des-stocks

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

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