News du 23 avril 2015

Immigration. Morts en Méditerranée : l'Europe a décidé de ne rien décider.

Sauvetage

Réunis hier à Bruxelles pour un sommet extraordinaire, les dirigeants de l'Union européenne n'ont fait aucune proposition à la mesure de la grave crise humanitaire qui se joue en Méditerranée. Une inertie scandaleuse, s'insurge Il Fatto quotidiano.

Si le plan d’action en dix points de l’Union européenne pour faire face aux drames en Méditerranée était porté par une véritable détermination, vous pouvez me croire, il aurait déjà été mis en œuvre. Mais le problème est ailleurs : cette masse apathique qu’est l’Europe a décidé de ne pas décider, pour changer. L’opération Triton reste inchangée [le Conseil de l'Europe réuni hier à Bruxelles a décidé de tripler son budget qui passera de 3 à 9 millions d'euros, soit tout juste le budget de l'opération italienne Mare Nostrum], le problème des demandeurs d’asile n’est qu’une question d’ordre public et de contrôle des frontières extérieures…

© Courrier International – 24 avril 2015

Les Galápagos, bientôt un archipel pour les super-riches ?

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Sur cet archipel classé au patrimoine mondial de l'Unesco pour ses richesses naturelles, une vingtaine de projets immobiliers de luxe sont dans les cartons des promoteurs.

Au large de l'Equateur, à plus de 1 000 km des côtes, l'archipel des Galápagos est célèbre pour ses réserves marines, ses tortues géantes, ses iguanes, ses oiseaux rares et sa flore exceptionnelle. Ses îles classées au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1978 et reconnues comme réserves de biosphère accueillent depuis longtemps un tourisme haut de gamme, mais qui demeure limité.

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Cette situation pourrait changer, déplore le site équatorien PlanV, qui se demande si “les îles Galápagos seront bientôt vendues aux super-riches”. A l'heure actuelle, un séjour dans l'archipel est déjà, le plus souvent, hors de portée de bourse pour une majorité d'Equatoriens, précise PlanV.

Selon l'enquête menée par la rédaction, une vingtaine de projets hôteliers de luxe – affichant des tarifs à plus de 2 000 dollars [1 800 euros] la nuit – seraient dans les cartons de promoteurs, notamment sur l'île de San Cristobal, où est située la capitale Puerto Baquerizo Moreno.

Ecolodges, golfs et plages privées pourraient s'y déployer dans les années à venir : le gouvernement de l'archipel équatorien a levé en 2014 le moratoire sur la construction hôtelière. A ce jour, 11 projets ont été examinés par les autorités de l'archipel, totalisant des investissements de 46 millions de dollars [42 millions d'euros] pour 412 chambres.

Océan. Images spectaculaires d’un cachalot à 600 mètres de profondeur

© Courrier International

A fond la caisse… mais attention !!!!

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Vidéo : GUNBOAT G4-01 Timbalero III finds the limit while racing on the final day of Les Voiles de St. Barth - © Voiles et voiliers

Pour le plaisir...

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Quizz... Qui suis-je ?

Krill

Je suis le Krill : menu préféré de la baleine.

Baie de Lannion : une décision « difficile à accepter pour la pêche locale »

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La décision, annoncée le 14 avril 2015 par Emmanuel Macron, d’accorder la concession d’extraction de sable à la Can en baie de Lannion est « difficile à accepter pour la pêche locale, témoigne le comité des pêches de Bretagne, car les réserves présentées n’ont pas été totalement levées. »

Olivier Le Nézet, président du comité, a rappelé lors de la dernière réunion de concertation « l’importance de cette dune pour la pêche locale, totalement inféodée à cette zone ». Il a insisté particulièrement sur « la nécessité de pouvoir stopper les travaux si les extractions ne se déroulent pas conformément aux études préalables et mettent en danger les équilibres écologiques de cet écosystème si particulier. L’exigence pour les pêcheurs est de garantir le maintien des fonctionnalités halieutiques de la dune sous-marine, actuellement et pour les générations futures. » Il demandé à ce que dans l’avenir, un plan de gestion des extractions soit réalisé associant les acteurs locaux et régionaux.

Mesuré, le comité souligne aussi l’importance donnée par le ministre de l’Économie au suivi des travaux d’extraction et la possibilité au bout d’un an de faire un premier bilan qui déterminera si ces travaux peuvent être poursuivis. Les représentants de la pêche demandent d’ailleurs à « être étroitement associés au comité de suivi des travaux mais aussi à l’étude d’impact socioéconomique demandée par le ministre avant le démarrage des extractions ».

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

Finistère : des pêcheurs testent des contrats avec le parc d’Iroise

Ald fromveur

Ces lundi 20 et mardi 21 avril, des pêcheurs volontaires ont suivi une formation anti-pollution dans les locaux du Cedre à Brest. Ils expérimentent les futurs « contrats de développement durable » avec

le parc naturel marin d’Iroise. Cette formation volontaire est l’une des mesures concernées, contre indemnisation.

L’objectif de ces contrats sur lesquels le parc et le comité des pêches du Finistère travaillent est d’encourager les bonnes pratiques des pêcheurs travaillant dans le périmètre du parc. La genèse de ce projet remonte à loin, il avait été adopté par le conseil de gestion du parc en novembre 2013. Les pêcheurs volontaires s’engageront dans diverses mesures et, selon le niveau de contrainte, percevront des indemnités temporaires. Un principe qui n’est pas sans rappeler les « contrats bleus » aidés par le Fep (Fonds européen pour la pêche) qui avaient cours jusqu’en 2013.

Parmi les mesures, se former à la lutte anti-pollution vise à impliquer davantage les pêcheurs dans les grands plans anti-pollution. La formation technique et pratique leur apprend par exemple à déployer des barrages flottants ou absorbants et monter un chalut anti-pollution.

Les autres mesures envisagées pour l’instant sont d’augmenter le maillage des filets pour favoriser la sélectivité ; et de participer à des campagnes scientifiques sur le marquage des langoustes et homards. Ces mesures sont testées par quelques pêcheurs pour juger de leur pertinence et modifier s’il le faut les contrats prévus, avant de les mettre effectivement en place.

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

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