L'Océan à la bouche

BAR

BAR (Bar commun - Dicentrarchus labrax)

Image2

Le bar, poisson pélagique, est un prédateur vorace (d'où son nom de "loup" en Méditerranée) qui fréquente les eaux agitées et les milieux rocheux. Il a, en effet, besoin d'oxygène.

Il est à noter qu'une étude récente démontre que le "loup" de Méditerranée et le bar de l'Atlantique sont deux espèces différentes.

Si les jeunes se nourrissent de petits crustacés, les adultes recherchent principalement les petits poissons (lançons, sardines, petits maquereaux...), les petits mollusques et céphalopodes (seiches, calmars...).

D'une taille moyenne de 35 à 70cm, il possède un corps allongé, aux flancs argentés et au dos sombre. Sa longue tête possède une bouche largement fendue et des ouïes coupantes comme des rasoirs.

Plus de la moitié de la consommation française est assurée par du bar d'élevage dont la France, si elle n'est qu'un modeste producteur, fut pionnière de la mise au point des techniques de reproduction dans les années 70.

La taille commercialisable du bar "portion" d'élevage (400/500g) est atteinte en 2 ans, soit 2 à 3 fois plus rapidement que le bar sauvage que l'on trouve en Bretagne sud.

Le bar sauvage, prédateur solitaire, est, quant à lui, principalement pêché à la ligne. Il fait malheureusement l'objet d'une pêche au chalut lorsqu'il se regroupe en banc durant sa période de reproduction.

En dehors de cette période, vous trouverez du bar sauvage dit "bar de ligne" pêché sur nos côtes. Outre l'aspect protecteur de la ressource halieutique, ce label est la garantie d'une qualité irréprochable : sur l'étiquette apposée sur chaque poisson, en sus de la mention "bar de ligne", vous trouverez l'indication du bateau l'ayant pêché et via le site internet de "l'association des ligneurs de la pointe de Bretagne", vous saurez qui, où et comment.

Face à un manque de données scientifiques et à l'activité de pêche de loisir difficilement contrôlable, il est très difficile d'établir un diagnostique sur l'état des stocks de bar, dont les pêcheurs confirment, cependant, une raréfaction... De fait, début 2015, la commission européenne a brusquement interdit la pêche au chalut pélagique pendant la période de reproduction jusqu'à fin mars (hors golfe de Gascogne) et travaille sur l'établissement d'un plan pluriannuel de règles (taille de commercialisation...) et quotas de pêche à partir de 2016. En savoir plus

Les stocks de la Méditerranée sont clairement surexploités.

Quant au bar d'élevage, comme pour les autres poissons carnivores, notamment le saumon, il faut environ 3 à 5kg de farine de poisson sauvage pour "fabriquer" 1kg de poisson d'élevage* sans compter les antibiotiques et autres produits chimiques... et la pollution aquatique engendrée est considérable.

* Le chili, plus gros pêcheur d'anchois de la planète, utilise plus de 90% de cette pêche pour la fabrication de farine de poisson à destination, notamment, de ses élevages de saumon.

Préférez, sans hésiter du bar de ligne ou d'origine française hors de sa période de reproduction (de fin décembre à fin mars).

La pêche au bar de ligne sur l'Ar Flanmen à l'île de Sein

Repart geo bar fileminimizer

Reproduction : de décembre à mars (golfe de Gascogne).

Maturité (âge de reproduction) : 4 à 5 ans pour les mâles, 6 à 7 ans pour les femelles.

Taille souhaitable d'achat pour que le poisson se soit reproduit au moins 1 fois (golfe de Gascogne) : près de 45cm (environ 1,5 kg).

Taille autorisée de commercialisation (règlementation Européenne pour le bar sauvage - 2017) : 38cm (Golfe de Gascogne) - 42cm (au nord du 48e parallèle : soit la pointe du Raz).

Taille autorisée de pêche pour la plaisance (arrêté du 29 janvier 2013) : 42cm

Sur les étals de nos poissonniers principalement :

- bar sauvage – pêche abondante : de décembre à mars (période de reproduction).

                     - dates optimales d'achat aux fins de protection de la ressource : d'avril à novembre.

- bar d'élevage – toute l'année.

 

Le bar à la bouche :

Recettes, conservation, valeurs nutritionnelles…

Bar croute de sel de guerande 6 copie
 

Commentaires

  • schwaller
    • 1. schwaller Le 14/09/2022
    Bonjour,
    pêcheur "de plaisance" de bar à la ligne, je me pose quelques questions :
    qu'en est il de tous ces bars de moins de 42 cm que l'on remet à l'eau alors qu'on les blesse en leur retirant l'ardillon ?
    est ce que la blessure "s"auto-soigne" ? est qu'ils peuvent s'alimenter ?
    parfois il est si difficile de retirer l'hameçon que cela prend du temps et lorsqu'on les remet à l'eau ils sont morts, quelle cohérence à remettre un poisson mort à l'eau ?
    la maille a été fixé à 42 cm pour les non professionnels, soit, pourtant lorsque les professionnels relèvent leurs filets ou chalutent abusivement dans les bancs, ils disposent de poissons de taille bien inférieure à 38 cm et n'en font pas cas, de toutes façons ils sont déjà asphyxiés, n' y a-t-il là une disparité avec les non-professionnels abusive ? auprès de qui peut on faire état de ces abus ?
    pourquoi la réglementation européenne de 38 cm en deçà du 48ième parallèle, dans le golfe de Gascogne, n'est elle pas applicable aux non professionnels ? que fait on de l'abolition des privilèges ?
    merci pour vos réponses,
    Daniel Schwaller

Ajouter un commentaire