Le Réseau halieutique de Bretagne est né

Valoriser les envahissantes étoiles de mer, gérer les espèces hors quota, favoriser la co-culture, rendre accessibles les données : autant de chantiers fixés par le comité d’orientation du tout nouveau Réseau halieutique de Bretagne, mis en place le 23 janvier.

Dr etoile mer reduit

Limiter la prédation des étoiles de mer, en les prélevant et les valorisant. C’est l’un des 4 projets initiés par le Réseau halieutique de Bretagne. © DR

Il «a vocation à être un lieu d’échange entre scientifiques et professionnels de la pêche et de l’aquaculture pour faire émerger des sujets auxquels l’expertise de la recherche en Bretagne peut répondre», présente Pierre Karleskind, vice-président du conseil régional à la mer et aux infrastructures portuaires.

Côté recherche, il réunit l’Ifremer, l’Institut universitaire européen de la mer (IUEM), la station biologique de Roscoff, l’Agrocampus ouest, l’université Bretagne-sud, le Muséum d’histoire naturelle, l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et le CNRS. Et côté production, les comités des pêches et de la conchyliculture, les organisations de producteurs et la filière piscicole.

Miser sur le potentiel de la coculture algues et coquillages

Le premier comité d’orientation, rassemblant 28 personnes, a défini le plan d’actions annuel 2017 avec quatre chantiers.

D’abord, la gestion des espèces hors quota, du ressort des comités des pêches, qui ont des besoins en suivi scientifique.

Ensuite, l’économie circulaire, avec un focus sur la gestion des étoiles de mer, grandes prédatrices de coquillages : les moules de Pénestin et les saint-jacques aux Glénan en font les frais. Comme les crépidules, compétitrices des coquillages, il faut les prélever et les valoriser.

Troisième chantier, la coculture, en associant moules, huîtres et algues par exemple. Certains s’essaient à ce modèle au fort potentiel, «car il y a une forme de recyclage, les maillons s’alimentent en nutriments, souligne Pierre Karleskind. Il y a un besoin de connaissances.»

Enfin, il faut mieux mettre à disposition les données environnementales et socio-économiques concernant la pêche et l’aquaculture.

Solène Le Roux - © Le Marin - http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/environnement/27554-le-reseau-halieutique-de-bretagne-est-ne

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau