Coup d’arrêt pour l’extraction de sable coquillier en baie de Lannion ?

Le dimanche 5 février, invitée de France 3, la ministre de l’Environnement Ségolène Royal a assuré qu’il n’y aurait pas de renouvellement de l’autorisation d’extraction en baie de Lannion, caduque depuis le 30 novembre.

Sable fileminimizer© B. Tréhorel / Le Télégramme

«Sur mon instruction, le préfet n’a pas repris cet arrêté», a-t-elle assuré, confirmant des propos tenus à l’Assemblée nationale le 24 janvier. Sur le terrain, le report sine die de la réunion de la commission de suivi initialement prévue en janvier, avait déjà semé le doute.

La ministre a justifié ce refus par un défaut d’évaluation des dégâts environnementaux. Un rapport commandé par ses soins et remis en octobre avait regretté une étude incomplète sur les ressources halieutiques, faute d’observations répétées sur plusieurs années.

La ministre a également assuré qu’il existait des solutions alternatives au sable coquillier, via les carrières terrestres, mais que celles-ci «coûtaient plus cher à l’entreprise». Toutefois ces carrières terrestres de carbonate de calcium, dont le produit est effectivement plus cher, ne sont pas du ressort de la Compagnie armoricaine de navigation (Can), armateur de navires sabliers qui exploite trois autres concessions de sable coquillier en Bretagne nord.

Haude-Marie Thomas - © Le Marin - http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/environnement/27669-coup-darret-pour-lextraction-de-sable-coquillier-en-baie-de

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