Quotas : propositions en baisse pour la pêche en eau profonde

La Commission européenne a présenté le jeudi 6 octobre ses propositions de quotas 2017 et 2018 pour certains stocks d’eau profonde en Atlantique nord-est : un quota de sabre noir stable, et dix autres en baisse (sabre noir, béryx, dorade et phycis de fond). Les ministres européens de la Pêche statueront en novembre.

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Grenadier et sabre à bord du «Mariette Le Roch» de la Scapêche, armement d’Intermarché (© Lionel Flageul)

Quotas proposés

Le sabre noir : 9 tonnes en 2017 et 2018 en zones Ciem I, II, III et IV (stable), 2 700 tonnes (en 2017) puis 2 130 tonnes (2018) en zones V, VI, VII et XII (-20 et -21 %), 3 200 puis 2 731 tonnes en zones VIII, IX et X (-14 et -15 %).

Le Béryx : 280 tonnes en 2017 et 2018 (-5 % puis stable).

La dorade : 128 puis 102 tonnes en zones VI, VII et VIII (-20 % et encore 20 %) ; 160 puis 138 tonnes en zones IX et Copace (-13 puis -14 %) ; 455 puis 400 tonnes en zone X (-12 % et encore -12 %).

Le phycis de fond : 30 puis 24 tonnes en zones I, II, III et IV (-19 % puis -20 %), 1 947 puis 1 558 tonnes en zones V, VI et VII (- 20 % appliqué deux fois), 256 puis 205 tonnes en zones VIII et IX (deux fois -20 %), et 52 puis 42 tonnes en zones X et XII (deux fois -20 %).

En attente de proposition : requins (avis scientifique attendu ce mois-ci), grenadier (examen en cours des avis scientifiques et rapports de captures). La Commission propose aussi d’inscrire l’hoplostète rouge (l’empereur) sur la liste des espèces interdites de pêche, mais cela fait des années qu’il n’y a plus de quota pour cette espèce.

Justification

La plupart des réductions sont justifiées par le principe de précaution appliqué aux stocks à données limitées, sauf pour la dorade avec des stocks «gravement menacés en mer Celtique, dans la Manche et dans le golfe de Gascogne». Mais la baisse a été limitée, «la dorade étant une prise accessoire inévitable dans la capture d’autres espèces».

Les espèces profondes représentent environ 1 % des captures en Atlantique nord-est. «Au fil des années, l’activité de pêche et les emplois qui y sont liés sont entrés en déclin à mesure que les stocks s’amenuisaient», souligne la Commission.

«Pour que les stocks prospèrent et que le secteur retrouve des couleurs, des réductions modestes sont nécessaires pour 2017-2018», ajoute le commissaire chargé de l’environnement, des affaires maritimes et de la pêche, Karmenu Vella. Mais des baisses successives de 20 % sur deux ans reviennent à une baisse de 36 %.

Solène LE ROUX - © LeMarin (abonnés) - http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/peche/26546-quotas-propositions-en-baisse-pour-la-peche-en-eau-profonde?_=1475768392030

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