Sea Shepherd s’attaque aux filets dérivants dans l’océan Indien

Une nouvelle campagne de harcèlement et de dénonciation de la pêche illégale dans l’océan Indien vient d’être engagée par l’organisation de Paul Watson, Sea Shepherd. Précisant avoir intercepté et filmé en janvier une flotte de navires employant de vastes filets dérivants pour la pêche au thon, cette dernière a indiqué le 16 mars engager l’opération Driftnet afin d’éradiquer «cette pratique illégale d’un autre âge».

Dr seashepherd drifnet 1

L’opération Driftnet a pour objectif d’éradiquer «cette pratique illégale d’un autre âge». © Sea Shepherd

Une résolution de l’Onu avait, en 1992, institué une interdiction des filets maillants dérivants de plus de 2,5 km de long dans les eaux internationales «à cause de leur impact destructeur et sans discrimination sur la vie marine».

«Notre rôle est de nous assurer que cette interdiction soit respectée et appliquée», fait savoir Sea Shepherd qui a observé «une recrudescence» des flottes tirant «avantage de l’éloignement des zones de pêche, et de l’absence d’autorité pour faire appliquer la loi». Sous la conduite de Siddharth Chakravarty, le directeur de la campagne, le Steve Irwin, vaisseau amiral de Sea Shepherd avec ses 59,43 mètres de long, devrait prochainement entrer en confrontation avec des navires concernés.

Dans cette affaire, contrairement à ce qui s'était passé dans les années 1990 pour la pêche thonière au germon dans le golfe de Gascogne, les pêcheurs français sont plutôt du côté des activistes écologistes. Les senneurs visant le thon tropical en océan Indien avaient d'ailleurs, dès la fin 2011, alerté sur le développement de la pêcherie asiatique au filet maillant.

Drifnet sea shepherd

© Le Marin

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau