Braconnage de la légine : le « Viking » coulé par l’Indonésie

Les autorités indonésiennes ont coulé le Viking, à Pangandaran, Java ouest. C’était le dernier d’une bande de six navires réputés pour le braconnage de légine en Antarctique. Cela n’exclut pas l’absence d’autres braconniers, mais l’ONG Sea Shepherd crie victoire.

Le vicking

Ce naufrage, filmé par des militants (voir ci-dessus), «marque la fin de plus de dix ans de braconnage de légine dans l’océan Austral par les six bandits», estime l’ONG, qui stoppe sa campagne Icefish 2015-16 contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) dans l’océan Austral. Pas peu fier, le capitaine Siddharth Chakravarty, leader de cette oppération, a déclaré : «En tout juste 15 mois, Sea Shepherd a débarrassé l’océan Austral de la pêche illégale. Cette issue, que certains pensaient impossible dans le contexte légal international, a été rendue possible par deux campagnes d’action directe en mer. Six navires braconniers, parmi les plus célèbres et obstinés de la planète, sont maintenant hors service, ce qui en fait un des plus grands succès de l’histoire de la conservation marine.»

Le 6 avril 2015, après une poursuite de 110 jours, le Thunder a été sabordé par son capitaine et deux officiers dans les eaux de São Tomé et Príncipe en Afrique de l’ouest. Ces trois responsables ont été condamnés à des peines d’environ trois ans de prison chacun et 15 millions d’euros d’amende. En mai, le Songhua et le Yongding ont été arrêtés au Cap Vert en Afrique de l’Ouest, et le Perlon par les autorités de Malaisie. Début février 2016, les autorités sénégalaises ont arrêté le Kunkun.

Puis l’Indonésie, avertie par Sea Shepherd de l’entrée probable du Viking dans ses eaux, l’a donc arrêté le 26 février. Après deux semaines d’enquête, les autorités indonésiennes ont inculpé son équipage de crimes de pêche, et coulé le navire conformément à la loi indonésienne. Son capitaine, le Chilien Huan Venesa, et les 10 membres d’équipage, d’Indonésie, du Chili, d’Argentine, du Myanmar et du Pérou, restent en détention en Indonésie, selon l’ONG.

© Le Marin

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau