Thon : de timides compromis à la CTOI (Commission des Thons de l’Océan Indien)

La Commission des thons de l’océan Indien (CTOI) a décidé, le vendredi 27 mai, d’abaisser provisoirement le nombre de dispositifs de concentration de poissons (DCP) dérivants autorisés par navire. Au lieu de 550 engins, limite fixée l’an dernier, les senneurs ne pourront plus utiliser que 425 bouées instrumentées à partir de janvier 2017 et jusqu’à une nouvelle évaluation des stocks en 2018.

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Alors que de nombreux pays prônaient une réduction drastique du nombre de DCP, autour de 300 par navire, l’Union européenne (UE) s’est faite la porte-parole de l’intransigeance espagnole que ne partageaient pas les armements français – photo © Ifremer

Les armements devront également limiter leurs navires de soutien à la moitié du nombre de leurs thoniers. Avec une obligation pour les pays membres qui pêchent plus de 5 000 tonnes à la senne de diminuer leurs captures d’albacore - espèce considérée comme surexploitée par le comité scientifique de la CTOI - de 15 % par rapport aux niveaux de 2014.

Intransigeance espagnole

Cette mesure de gestion, qui s’accompagne de la réduction des captures pour les filets maillants (10 % de moins qu’en 2014), la palangre (10 % également) et la canne (5 %), est un compromis a minima trouvé en toute fin de la 20e session plénière de l’organisation régionale. Et elle ne parvient pas à atteindre la recommandation du comité scientifique : baisser de 20 % les captures d’albacore.

Les délégations des 32 membres de la CTOI ont bien failli se séparer sur un constat d’échec tant les positions sont longtemps restées irréconciliables, notamment en raison de l’intransigeance espagnole. Alors que de nombreux pays prônaient une réduction drastique du nombre de DCP, autour de 300 par navire, l’Union européenne (UE) s'est faite la porte-parole de cette intransigeance que ne partageaient pas les armements français. Ces difficultés ont même conduit la commission à organiser une réunion à huis-clos des chefs de délégation en cette dernière journée de session plénière.

La CTOI a par ailleurs décidé d’interdire l’utilisation des aéronefs pour repérer les bancs de poissons et des lumières artificielles pour les attirer.

© Le Marin

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