37 espèces invasives dans le viseur de l'Union européenne

La Commission européenne vient de publier la liste de 37 espèces exotiques envahissantes représentant un danger pour la biodiversité. Les États membres auront l’obligation de prendre des mesures en fonction de la propagation déjà observée de ces espèces.

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Parmi les espèces exotiques invasives, la tortue de Floride qui dévore algues, poissons et détruit la biodiversité. (Photo : DR)

La liste a été adoptée au titre du règlement n° 1143/2014, entré en vigueur le 1er janvier 2015 pour permettre à l'Union européenne de mener une lutte renforcée et mieux coordonnée contre un fléau aux conséquences graves, non seulement pour la biodiversité et la santé publique, mais aussi pour l'économie européenne, puisqu'il coûte à l'Union plus de 12 milliards d'euros par an.

Dans l’environnement marin, des organismes aquatiques nuisibles sont souvent introduits via l’eau de ballast des bateaux, pompée dans une partie du monde et déversée beaucoup plus loin. Comme ailleurs dans le monde, le nombre d’espèces exotiques invasives a fortement augmenté en Europe ces dernières années et constitue aujourd’hui une cause majeure de perte de biodiversité.

Les travaux de mise à jour de cette première liste sont déjà en cours. Toutes les restrictions imposées par le règlement, notamment les restrictions d'utilisation, d'importation, de vente, d'alimentation et d'élevage de ces espèces entreront en vigueur 20 jours après la publication au Journal officiel de l'UE de cette liste européenne.

Parmi celles-ci : l’écrevisse américaine, l’écrevisse de Californie, l’écrevisse de Louisiane, l’écrevisse des marais, l’écrevisse virile, la perche soleil, le pseudorasbora.

«Certaines espèces de plantes et d’animaux peuvent endommager les propriétés, les récoltes et les moyens de subsistance, donc elles doivent être tenues à l’écart lorsque c’est possible, ou à défaut contrôlées, a déclaré le commissaire à l’environnement, Karmenu Vella. Cela doit être réalisé à l’échelon européen, car ces espèces invasives ne s’arrêtent pas aux frontières.»

© Le Marin

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