La mangrove australienne victime du réchauffement climatique

Après les récifs coralliens, c’est au tour de la mangrove d’être impactée par le réchauffement climatique en Australie. Quelque 7 000 hectares ont péri dans l’extrême nord du pays, dans le golfe de Carpentarie précisément, ont annoncé des chercheurs de l’université australienne James Cook après des observations aériennes et par satellite.

3221091

En l’espace d’un mois, quelque 7 000 hectares de mangrove ont péri dans le nord de l’Australie. (Photo : Belga)

L’écosystème, composé de forêts de palétuviers, jouent un rôle très important dans la préservation des littoraux des côtes tropicales. Nurserie pour les poissons, piège à carbone, la mangrove est également un rempart efficace contre l'érosion, les cyclones ou les tsunamis. Or, d'après les informations recueillies par les chercheurs, les crabes qui d’ordinaire profitent de l’ombre des arbres sont en train de mourir et les tortues et les dugongs pourraient subir le même sort dans les mois qui viennent. 

Le phénomène, qui se serait produit fin novembre ou début décembre, a progressé « de manière synchronisée sur 700 kilomètres en un mois. » Ainsi, 9 % des mangroves du golfe ont dépéri. Ce dépérissement, marqué par la mort des arbres ou la perte de leur feuillage, serait dû à une période de trop longue et trop intense sécheresse, phénomène inhabituel qui pourrait malheureusement devenir plus fréquent avec le dérèglement climatique.

«Voilà à quoi ressemble le changement climatique. Vous voyez les choses pousser à des niveaux maximum ou au contraire minimum... Ici ce que nous voyons, c'est une saison sèche inhabituellement longue», a déclaré à l'AFP Norm Duke, spécialiste de cet écosystème au sein de l'université.

© Le Marin

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau