Alteo : les pêcheurs en appellent à François Hollande

Dans une lettre ouverte, les pêcheurs méditerranéens parlent d’une seule et même voix pour demander au président de la République la réduction du délai de six ans octroyé à l’usine Alteo pour stopper ses rejets d’eaux polluées dans le parc des Calanques.

Ab calanques

Le rejet d’eaux polluées dans le parc des Calanques est vivement controversé par les pêcheurs. (Photo : Camille Bleuet)

Dans une lettre ouverte datée du 20 janvier, les pêcheurs méditerranéens parlent d’une seule et même voix pour demander au président de la République la réduction du délai de six ans octroyé à l’usine Alteo pour stopper ses rejets d’eaux polluées dans le parc des Calanques.

Ce courrier (à découvrir dans son intégralité ci-dessous) est signé par l’ensemble des comités régionaux de la façade (Paca, Corse et Languedoc-Roussillon) et des prud’homies directement impactées par les rejets.

Les pêcheurs demandent également l’application du principe de pollueur-payeur et la possibilité de retravailler dans la zone de non-prélèvement de Planier-Veyron imposée par le décret de création du parc. Ce même décret stipulait dès l’article 3 : «Il est interdit de porter atteinte, de quelque manière que ce soit, aux animaux non domestiques [...]», ce que contredit le récent rapport de l’Anses qui met en lumière la pollution des poissons sur site.

La lettre est parvenue à François Hollande juste en amont de la manifestation organisée le samedi 30 janvier devant la préfecture de Marseille par le collectif des associations d’opposants aux rejets d’Alteo dont les pêcheurs locaux, des ONG ou des habitants. Relayée sur Facebook, 2 300 personnes ont déjà prévu de s’y rendre.

Lettre ouverte au président de la République. PDF.

© Le Marin – L’hebdomadaire de l’économie maritime

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