Braconnage de civelles : grosse prise en Loire-Atlantique

Dans la nuit du 8 au 9 février, trois braconniers déjà connus des autorités ont été pris sur le fait avec une dizaine de kilos de civelles, dans la commune du Pellerin, au bord du canal de la Martinière. C’est l’équivalent des saisies de l’année 2015 en Loire-Atlantique.

Jmlp civelles

Les alevins d’anguille braconnés se négocient autour de 400 euros/kg. (Photo : Jean-Marie Le Provost)

L’opération était coordonnée par l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, les Affaires maritimes et la gendarmerie. Au total 35 personnes étaient postées pour verbaliser les pêcheurs illégaux et relâcher les civelles. Plusieurs opérations de ce type ont lieu régulièrement en ce moment, en pleine période de pêche dans l’estuaire de la Loire, jusqu’au 30 avril. Il y a eu une trentaine de contrôles l’an dernier, au cours desquels 25 braconniers ont été renvoyés devant le tribunal.

La semaine dernière déjà, trois hommes avaient été interpellés dans leur véhicule avec du matériel de braconnage. Eux comme ceux pris en flagrant délit le 9 février savent déjà que la note sera salée, lors de la séance annuelle consacrée au braconnage de civelles au tribunal correctionnel de Nantes, qui se déroule fin juin. Ils encourent jusqu’à 22 500 euros d’amende, et 75 000 euros et un an de prison en cas de trafic en bande organisée.

Les alevins d’anguille braconnés se négocient autour de 400 euros/kg et filent rapidement vers l’Espagne ou la Chine. Alors que les pêcheurs professionnels, eux, n’ont plus le droit d’exporter leur pêche en Asie.

© Le Marin – l’hebdomadaire de l’économie maritime

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