L’espoir revient pour le petit pocheteau gris.

Une nouvelle campagne de marquage de pocheteaux gris s'engage en février. L’état des stocks de ces espèces de raies, interdites de pêche depuis 2009, fait depuis deux ans l’objet d’une étude scientifique approfondie, menée par la station de biologie marine de Concarneau, dans le cadre d’un partenariat avec France filière pêche.

30011 160106180409200 0017761113473447942282Les petits et grands pocheteaux, longtemps confondus, sont des raies interdites de pêche depuis 2009. (Photo : DR)

Très longtemps confondues sous une même dénomination, ces deux espèces de raies sont désormais distinguées entre la petite, longue au maximum d’à peine 1,50 mètre (Dipturus flossada) et la grande, atteignant jusqu’à 2,50 mètres (Dipturus intermedia). La différenciation de ces deux espèces avait été établie par le biologiste Samuel Iglesias, de la station de Concarneau.

Le grand pocheteau gris, qui n’atteint sa maturité sexuelle qu’au bout de 18 ans, a frôlé l’extinction et reste rare. Mais le petit, qui peut se reproduire à partir de huit ans, réapparaît de plus en plus localement, au large des îles Scilly, mais aussi non loin de Penmarc’h.

Pêchées par les bateaux bretons, ces raies sont remises à la mer. Des opérations ponctuelles de marquage permettent d’en étudier la distribution spatiale. Un chargé d’étude à la station de biologie marine sur le pocheteau gris, Thomas Barreau a pu recenser ainsi 400 individus. «90 % d’entre eux se retrouvent en mer Celtique», explique-t-il.

De quoi susciter l’espoir des pêcheurs d'une réouverture, un jour, de la pêche commerciale. «Le pocheteau gris représentait entre 2 et 3 % de la pêche de certains hauturiers. Un vrai manque à gagner pour eux», souligne Thomas Barreau.

© Le Marin – L’hebdomadaire de l’économie maritime

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