Du thon rouge au Groenland ?

Le Groenland, victime du réchauffement climatique et dont la calotte glaciaire se réduit de près de 200 km3 par an, a décidé de miser sur les changements subis par son écosystème. Si la montée des températures reste préjudiciable à l’économie locale et au mode de vie traditionnel de nombreux habitants, la fonte des glaciers apporte en revanche de nouvelles sources de profit, plutôt inattendues comme le révèle l'AFP.

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Les glaciers du Groenland ont fondu deux fois plus vite entre 2003 et 2010 que pendant tout le XXe siècle. (Photo : DR)

Ainsi, peut-on voir apparaître sur les grandes tables du pays du thon rouge et du maquereau fraichement pêchés…  Égarés près des côtes orientales de l’île, à des milliers de milles de la Méditerranée et du golfe du Mexique où ils vivent d’habitude, les poissons sont remontés dans les filets des pêcheurs à la belle saison.

«Si les températures estivales continuent de grimper au cours du siècle, il est probable que le thon rouge devienne un habitué des eaux à l’est du Groenland», avancent même des scientifiques. Le thon rouge, qui supporte des eaux tempérées, était d'ailleurs familier de la mer du Nord au début du XXe siècle.

Une manne pour l’île, la plus grande du monde après l’Australie avec 2,2 millions de km2, qui dépend pour vivre de ses exportations de crevettes (47 %) et des dotations du Danemark dont elle est un territoire autonome.

Autre projet d'exportation, la farine rocheuse qui s'échappe des glaciers lors de leur fonte. Cette substance qui obstrue les fjords est riche en minéraux. Préjudiciable à l'île, elle pourrait servir d'engrais pour les sols épuisés ou arides en Afrique ou en Amérique du Sud.

© Le Marin – L’hebdomadaire de l’économie maritime

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