Un biologiste tente de communiquer avec les animaux marins...

Jeune biologiste passionné par le vivant et par les océans, Jean Chatillon parcourt le monde afin d’observer les animaux marins et plus particulièrement les mammifères avec lesquels ils tentent d’établir un lien de communication. Le plongeur ramène ensuite les images de ses expéditions et réalise de courts documentaires instructifs, ludiques et éducatifs sur la question.

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Jean Chatillon est un jeune biologiste marin et un plongeur qui étudie le comportement des animaux aquatiques dans leur milieu naturel. L’étude sur le terrain l’amène a effectuer de nombreux voyages où il part à la rencontre de multiples espèces. Ainsi, le biologiste a déjà plongé avec des otaries, des raies, des dauphins ou encore des requins, et s’intéresse plus globalement à tout ce qui touche au vivant « C’est simple dès que c’est vivant, ça m’intéresse ». On ne s’étonnera donc pas de le voir se passionner pour les otaries ou les baleines, mais aussi plus étonnamment pour les poulpes, une espèce qu’il juge fascinante et qu’il étudie très sérieusement.

« En fait il s’avère que les animaux marins sont fascinants, il y a tellement d’interactions existantes entre les différentes espèces, tellement de codes qui régissent cet univers. En intégrant et utilisant ces codes vous pouvez comprendre les animaux marins et communiquer avec eux. Il est possible de décrypter leurs comportements, leurs réactions. »

Son objectif premier demeure cependant l’étude des mammifères marins et le développement d’une approche communicative avec ceux-ci. En effet, la particularité de Jean est d’essayer d’établir un contact avec les animaux qu’il étudie, en utilisant un langage corporel spécifique. Cette technique enrichie par ses nombreuses expériences, s’adapte en fonction des différentes espèces. Son approche est expliquée et détaillée dans l’épisode 1 de sa série de reportages intitulée Scubinteracting. Un premier volet consacré aux étonnantes et sympathiques otaries à fourrure, où l’on peut observer des échanges inter-espèces assez bluffants. Le biologiste estime d’ailleurs que les otaries sont sous évaluées dans les parcs zoologiques marins, où elles sont réduites à quelques tours de cirque dégradants qui ne mettent absolument pas en lumière leurs capacités réelles et leur grande intelligence.

Episode 1 : Les otaries à fourrure

Otaries a fourrure

Scubinteracting épisode 1 - Les otaries à fourrure - ©Jean Chatillon

Avant les mammifères marins, le plongeur a d’abord développé un fort attrait pour les requins, ces grands prédateurs des mers qui vieux de plusieurs millions d’années, jouent un rôle fondamental dans la régulation des océans, et dans l’oxygène que nous respirons. C’est avec les documentaires du Commandant Cousteau mais aussi avec le film Les Dents de la Mer que tout a commencé … (aussi étonnant que cela puisse paraître, le long métrage de Steven Spielberg a bien contribué à la psychose des requins, mais a également fait naître d’un autre côté, passion et fascination pour ces derniers). Cette passion pour les requins l’a amené sur les traces du très lucratif et terrifiant commerce des ailerons qui continue de décimer les squales à vitesse grand V (Le business des ailerons touche également maintenant les raies). Face à ces prises de conscience, le jeune biologiste est devenu un protecteur des océans, mais aussi un militant de la cause animale.

« J’étudie donc depuis plus de 7 ans le comportement de différents animaux très divers et pourtant répondant tous aux même schémas. Les poulpes, les raies manta, les requins Longimanus (longimane), les requins tigres, les requins Oceanic Blacktip, les tortues, les orques, les otaries à fourrure, les dauphins… bref jusqu’aux organisations inter-planctoniques. »

Episode 2 : Dresseur de requins

Dresseur de requins

Scubinteracting épisode 2  - Dresseur de requins - ©Jean Chatillon

Voici une vidéo saisissante qui veut casser l’image du requin tueur qui colle à la peau de l’animal depuis tant d’années. Une démystification ainsi qu’une nouvelle vision de ce dernier émergent depuis un certain temps, mais la peur générale et la méconnaissance demeurent. Le commerce autour de l’espèce mènera ces animaux à l’extinction si nous ne faisons rien.

En quelques chiffres :

100 millions de requins sont pêchés chaque année (moyennement entre 63 et 273 millions par an – source)

Les ancêtres du requin sont vieux de 430 millions d’années (source)

Les squales sont massivement pêchés pour leurs ailerons, la majeure partie du temps sectionnés à vif. Lorsque c’est le cas, l’animal est ensuite rejeté à la mer, alors qu’il est encore vivant. La pratique du Shark Finning est illégale en Europe mais est peu encadrée. La pêche aux ailerons est considérée comme la plus meurtrière pour les requins.

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Jean Chatillon étudie la biologie marine depuis 6 ans et fait tourner tous ces travaux autour de l’intelligence animale, par laquelle il est passionné. Les prochaines observations qu’il voudrait mener seraient celles des baleines, des orques, des requins grands blancs, et des léopards de mer.

« J’aimerai pouvoir prendre part à des expéditions scientifiques, ou autres ; partir avec mon matériel et un ami plongeur à la rencontre de tous ces animaux qui ont tant à nous apporter ».

∇ Jean est aussi le réalisateur d’un film à découvrir : SCUBINTERACTING – Le Film : https://www.youtube.com/watch?v=CaFd5XHYicY

∇ Pour en savoir plus, voici une INTERVIEW du biologiste : https://www.youtube.com/watch?v=hag9Q8FrCLo  

Pour suivre les aventures de Jean Chatillon : FACEBOOK : https://www.facebook.com/Scubinteracting?fref=ts  

© Mr Mondialisation - https://mrmondialisation.org/un-biologiste-tente-de-communiquer-avec-les-animaux-marins-rencontre/

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