La petite pêche européenne réclame «l’accès préférentiel»

Les représentants de la petite pêche artisanale en Europe réclament d’être mieux dotés en possibilités de pêche, notamment pour le bar et le thon rouge, au nom de l’accès préférentiel prévu par la PCP (politique commune de la pêche), sur des critères sociaux et environnementaux.

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Les participants au colloque de Life, plateforme européenne de la petite pêche artisanale, portent d’une seule voix leurs revendications. (Photo : Life/PPPAF)

Life (Low impact fishers of Europe), plateforme européenne de la petite pêche artisanale, a réuni le samedi 3 octobre à Madrid des représentants de pêcheurs d’Irlande, d'Angleterre, des Pays-Bas, de Belgique, de France, d'Espagne et de Portugal. Constatant que la petite pêche artisanale est en « situation délicate », ils réclament que les États membres appliquent «immédiatement les dispositions de la nouvelle PCP», en particulier l’article 17 du règlement de base qui prévoit «un accès préférentiel aux pêcheurs qui pratiquent une pêche à petite échelle, artisanale ou côtière, (…) régi par des critères transparents et objectifs, notamment à caractères environnemental, social et économique». Or certaines conditions d’exploitation se font «au détriment de la petite pêche», déplore la plateforme.

Reconnaissance des femmes

Life demande donc à la Commission européenne d’évaluer l’allocation des ressources aux différents segments de la flotte, en particulier le bar et le thon rouge, en tenant compte des critères de l’article 17. Et de s’assurer, avec le Parlement européen, que les États appliquent bien ces dispositions. En particulier au Conseil des ministres de décembre : il faut «que l’allocation des quotas pour le thon rouge, en Atlantique, en Méditerranée et dans les régions ultrapériphériques soit plus équitable» et que «les mesures de gestion du bar qui seront adoptées prennent en compte la grande dépendance économique de la petite pêche à cette espèce en lui allouant un accès préférentiel».

Les pêcheurs demandent aussi «que les spécificités de la petite pêche soient prises en compte lors de l’application de l’obligation de débarquement». Autres revendications : une représentation plus efficace dans les conseils consultatifs, et la reconnaissance de l’importance du rôle des femmes de pêcheurs.

Communiqué conjoint Life / PPPAF (PDF) : Life workshop press release fr (337.37 Ko)

© Le Marin – l’hebdomadaire de l’économie maritime

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