Obsmer : les observations affinent la connaissance des rejets

Secteur par secteur, métier par métier et même sous-métier, la connaissance des captures s'affine, en particulier celle des rejets, grâce à l'étendue du programme d'observations à bord des navires de pêche, Obsmer.

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Les métiers qui devront le plus modifier leurs pratiques : surtout les chalutiers (mais pas tous), les senneurs danois et les fileyeurs. (Photo : Ifremer)

Le bilan 2014 a été publié mi-octobre : 466 pages où chaque pêcheur trouvera les chiffres concernant l'activité qu'il pratique, tout comme ceux intervenant dans la gestion des pêches. Mais il faut interpréter les résultats avec précaution.

«La représentativité des échantillons examinés dans chaque métier en 2014 n’est pas toujours bonne, même si elle est en constante amélioration», met en garde l’Ifremer. En cause, notamment, la météo et certains boycotts. «Il est plus facile de représenter la diversité de l’activité si on échantillonne beaucoup de marées», et sur beaucoup de navires différents, rappellent les scientifiques.

Les résultats illustrent la grande diversité pêchée par la flotte française. «La plupart des fileyeurs et chalutiers capturent des dizaines, voire des centaines d’espèces.» Face à l’obligation de débarquer les espèces sous quotas qui s’étend en 2016, l’accent est donc mis sur les rejets. Ce sont d’abord des espèces cibles sous-taille, puis des espèces à valeur commerciale faible ou nulle : grondins gris, tacauds, chinchards, merlans, harengs, petites roussettes…

Adaptation au cas par cas

Ils sont très variables, entre métiers et même entre marées, mais l’étude identifie les pêcheries qui rejettent plus de 20 % de leurs captures d’espèces sous quota, et donc qui auront le plus d’efforts à faire pour s’adapter à la nouvelle politique de la pêche. Ce sont les chalutiers de fond en Manche et mer du Nord (sauf ceux ciblant le lieu noir), les chalutiers langoustiniers du golfe de Gascogne et les senneurs danois. Les rejets sont surtout des individus hors taille quand de petits maillages (70 ou 80 mm) sont déployés.

On trouve ensuite dans la tranche de 5 à 20 % de rejet d’espèces sous quota les autres chalutiers de fond d’Atlantique (sauf ceux ciblant le lieu noir) et les fileyeurs (sauf les plus de 15 mètres du golfe de Gascogne). L’adaptation est à voir au cas par cas : sélectivité, choix des lieux et périodes de pêche, immersion plus courte pour les fileyeurs, etc. Tout en sachant que ça ne sera pas suffisant.

© Le Marin – l’hebdomadaire de l’économie maritime

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