News du 26 mars 2015

Sénat : le débat sur l’huître triploïde est reporté

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Sénat : le débat sur l’huître triploïde est reporté.

Dernière minute : suite au crash aérien qui a eu lieu ce matin dans les Alpes de Haute Provence, les ministres ont dû modifier leur agenda. Aucun ministre ne pouvant être présent au banc, le débat qui devait avoir lieu à 17h30 au Sénat concernant la crise du secteur ostréicole et l'exploitation de l'huître triploïde est ainsi reporté à une date ultérieure.

Les huîtres triploïdes devaient être au menu du Sénat ce mardi 24 mars, à 17 h 30. Le sénateur écologiste morbihannais Joël Labbé devait adresser, en séance publique, une question orale à Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.

Il souhaite « connaître les mesures mises en place par le gouvernement pour éviter une contamination des variétés sauvages et préserver la diversité génétique des huîtres nées en mer, ainsi que les mesures envisagées afin de garantir la transparence sur les étalages pour le consommateur ».

La question devait être suivie d’un débat, diffusé en direct (puis disponible en différé) au cours duquel les groupes politiques du Sénat devaient présenter leur point de vue. Un compte-rendu devait être également consultable.

Les huîtres triploïdes, produites en écloserie, comportent trois lots de chromosomes au lieu de deux chez les huîtres naturelles diploïdes. Elles sont couramment utilisées en ostréiculture depuis des années, pour leur croissance plus rapide et leur absence de laitance l’été. Aucun étiquetage spécifique n’est imposé, mais on la trouve parfois sous l’appellation « huître des quatre saisons ». Ses contestataires s’inquiètent notamment d’un possible affaiblissement du patrimoine génétique des populations d’huîtres dans le milieu et de la dépendance aux écloseries.

© Le marin – l’hebdomadaire de l’économie maritime

Pour en savoir plus sur l'huître triploïde : http://www.loceanalabouche.com/pages/poissons/coquillages/huitre.html

À la reconquête de la langouste rouge de l'Atlantique

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Reconquérir le stock de langouste rouge, emblématique de la pêche française, et totalement effondré depuis 60 ans à cause de la surpêche. C’est l’ambition du programme national de marquage langouste+, piloté depuis le Finistère. Il complète des mesures de gestion que les pêcheurs s’imposent depuis 2007.

Ils en pêchaient  2 600 tonnes vers 1950… et seulement 10-15 tonnes par an depuis la fin des années 2000 ! Face à ce désastre, les pêcheurs se sont pris en main localement (cantonnement de la Chaussée de Sein) comme au niveau national. Ils s’imposent ainsi une taille minimale de capture de 110 millimètres contre 95 millimètres en Europe, et une fermeture du 1er janvier au 31 mars, avec deux mois de plus pour les femelles grainées.

Pour mieux gérer l’espèce, il faut aussi mieux la connaître : déplacements, vitesse de croissance, biotopes, etc. Le comité des pêches du Finistère, chargé par le Comité national d’un programme d’acquisition de connaissances, vise le marquage-relargage de 2 500 crustacés cette année.

Sur les 400 navires qui capturent la langouste rouge de Cherbourg à Oléron, une trentaine de volontaires devraient participer au marquage d’individus hors taille ou hors saison. Le comité en achètera de taille commercialisable pêchés en saison, au prix du marché (45 euros/kg) pour les marquer et les relâcher, grâce à un financement de 100 000 euros de France filière pêche.

Les informations recueillies aideront à choisir des mesures adaptées aux secteurs et engins (chalut, casier, filet surtout). Objectif ? Remonter à 100 tonnes de captures en 2025. « Ce programme fait l’unanimité dans les rangs des professionnels », souligne le Finistérien Yannick Calvez, président de la commission nationale crustacés. « C’est un programme durable et ambitieux qui pourrait intéresser toute l’Europe », ajoute René-Pierre Chever, chargé de mission crustacés au comité du Finistère.

© Le marin – l’hebdomadaire de l’économie maritime

Barcelona World Race

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Arrivée triomphale de Bernard Stamm et Jean Le Cam.

Bernard Stamm et Jean Le Cam remportent avec une avance considérable la Barcelona World Race, une arrivée triomphale dans la capitale Catalane, les 2 marins signent une performance remarquable et un nouveau record en 84 jours, pourtant ce tour du monde n'a pas été de tout repos.

©Voiles et voiliers : http://www.voilesetvoiliers.com/les-videos/barcelona-arrivee-triomphale-de-stamm-et-le-cam/

Volvo Ocean Race... et la tempête

Partis le 17 mars avec deux jours et demi de retard en raison du passage du cyclone Pam, la flotte des six VO-65 est entrée dans le vif du sujet dans la nuit de lundi : avec plus de 40 nœuds de vent, les départs au tas se sont succédés dans une mer vicieuse et un vent glacial venu de l’Antarctique…

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Une fois passé le cap Est et quitté les côtes néo-zélandaises, les navigateurs ont commencé à se poser des questions pour aller au plus vite vers le cap Horn : les Américains de Team Alvimedica et les Hollandais de Team Brunel ont préféré se décaler un peu au Nord de la route directe tandis que Abu Dhabi, Dongfeng et MAPFRE optaient pour une glissade plus Sud. Le vent restait encore maniable de secteur Nord-Est en bordure d’anticyclone et alors que ses adversaires tentaient de suivre la route directe, Team Brunel plongeait pour croiser devant, puis empannait dans un vent d’Ouest déjà plus tonique. Bref ça jouait enfin pour viser la limite haute de la zone d’exclusion des glaces.

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La mer est une grande leçon d’humidité…

Les Espagnols de Mapfre étaient déjà sur le 50° Sud quand le leader restait sur le 48°30 Sud… Cent milles d’écart latéral ! Mais en fin de week-end, le vent commença à sérieusement rentrer et surtout la mer à grossir. Le problème, c’était qu’elle n’était pas très organisée et barrer dans ces conditions avec en permanence des vagues qui balayaient le pont et le cockpit, et des embruns qui troublaient la vue, n’était pas une sinécure. Surtout de nuit avec une lune pour le moins discrète et une température des plus frigorifiques.

Les départs au tas se sont donc succédés avec Abu Dhabi en vrac pendant plusieurs quarts d’heure, Team SCA, Mapfre et Dongfeng effectuant quant à eux un empannage chinois… Avec la quille sous le vent, la voile plaquée à contre et le bateau gîté à 70° dans une eau ne dépassant pas le 8°C, la situation est rapidement complexe ! Sans compter les centaines de litres d’eau qui envahissaient l’intérieur. Les équipages n’ont pas fait état de dégâts sérieux, mais d’une bonne frayeur : il faut dire que les VO-65 marchaient à plus de 25 nœuds de moyenne avec des pointes à plus de 30 nœuds !

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Dégâts collatéraux

« Nous avons payé cher cette figure libre puisque le bilan fait état d’une trentaine de milles perdus, mais je dois confesser que je suis un skipper heureux après cet incident : tous mes hommes sont à bord et ils ont fait un super boulot pour rétablir la situation. Nous n’avons rien cassé, ni déchiré de voiles. » indiquait Charles Caudrelier sur Dongfeng.

« Ce n’était pas très drôle, mais avec cette brise, cette mer forte qui nous faisait plonger dans les creux, ce n’était pas facile de contrôler tout le temps la trajectoire ! Nous avons fait un empannage chinois avec quelques dégâts dans les voiles, mais surtout nous avons perdu bien des milles… » précisait Rob Greenhalgh sur Mapfre.

« On s’en sort bien : tout le monde est là, le bateau est en état et il n’y a que des voiles déchirées mais on s’est fait décrocher… » déclarait Dee Caffari sur SCA.

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Le passage du cap Horn (à plus de 2 000 milles) n’est pas prévu avant lundi alors qu’une nouvelle dépression est attendue dès demain mercredi avec des vents de plus de 35 nœuds de secteur Nord-Ouest, puis du Sud-Ouest avec un passage de front… De quoi provoquer encore quelques émotions aux équipages ! Mais ces incidents n’ont finalement pas trop éclaté la flotte (à l’exception de SCA relégué à plus de 120 milles) puisque le leader Team Brunel n’avait que 38 milles d’avance sur le cinquième (Dongfeng) mardi soir, heure française.

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Volvo Ocean Race... et les poissons volants

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Une course au large sans attaque de poissons volants n'en serait pas une !

En route vers Itajai, au Brésil, les 6 concurrents de la Volvo Ocean Race connaissent des conditions de course particulièrement difficiles, aussi, une simple attaque de poisson volant constitue t-elle un moment récréatif apprécié.

©Voiles et voiliers : http://www.voilesetvoiliers.com/course-regate/dans-la-froideur-de-la-nuit-volvo-ocean-race-/deliaPreview=1/

Vu du ciel.

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