News du 19 mars 2015

Recette de la semaine

Puisque le saint-pierre n'est encore pas dans sa période de reproduction, je vous propose cette recette :

"Saint-pierre en croûte de seigle".

Un peu longue à préparer, ce plat est toutefois facile à réaliser, original et excellent.

Bon appétit.

Point sur la pêche au bar

les jeunes classes d’âge manquent.

L’association des ligneurs de la pointe de Bretagne met en garde contre « un effondrement brutal du stock de bar ». En cause : le faible recrutement en juvéniles les années précédentes, associé à la surpêche. Laquelle semble se poursuivre au même niveau que l’an dernier malgré les mesures d’urgence…

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Suite à l’interdiction de la pêche du bar au chalut pélagique en zone nord (Manche ouest et est et mer du Nord) depuis fin janvier, on se serait attendu à une baisse des captures de bar. Or les débarquements de ce début d’année sont sensiblement équivalents à l’an dernier. Ils restent à un peu plus de 1 000 tonnes sur les dix premières semaines de 2015, comme en 2014. La baisse n’est que de 4,5% (passage de 1 135 à 1085 tonnes selon les données de FranceAgriMer). La comparaison vaut ce qu’elle vaut, car la pêche début 2014 a été impactée par des tempêtes. N’empêche, c’est une « désagréable surprise », souligne le ligneur Gwen Pennarun, président de l’association. Manifestement, malgré l’alerte sur l’état du stock, d’autres flottilles se sont fortement mobilisées sur cette espèce. C’était bien le risque en ne ciblant qu’un seul engin dans ces mesures…

Inquiets, les ligneurs rappellent que même si la ressource en géniteurs, « une proie facile », semble être là, le stock est véritablement en danger. Mais le déficit touche surtout les classes d’âge les plus jeunes. « Cette anomalie démographique pourrait, en se cumulant avec le problème de surpêche déjà avéré, conduire à un effondrement brutal du stock », préviennent les ligneurs.

Un propos étayé par l’avis scientifique du Ciem de juin 2014 sur le bar (stock nord, le seul assez étayé). « Depuis 2008, il y a des très mauvaises années de recrutement », confirme Mickaël Drogou, chercheur à l’Ifremer. Sont-elles dues à un manque de reproducteurs, trop de pêche, de mauvaises conditions environnementales pour la reproduction et la survie ? « On ne sait pas, je pense que tout ça se superpose aujourd’hui. Ou alors les années d’avant étaient exceptionnelles, on manque de recul. En tout cas, la pression de pêche a augmenté depuis 1995, avec une absence de gestion. » Quant à confirmer le scénario de l’effondrement brutal, « je ne sais pas, d’autant qu’on ne connaît pas la dynamique avec le golfe de Gascogne. Mais il faut légiférer cette pêche. »

Les ligneurs rappellent leurs propositions : fermeture biologique en février et mars (pic de reproduction), protection étendue sur les frayères hauturières en janvier et avril, taille minimale de capture passée de 36 à 40 cm et interdiction de pêche dans les nurseries et nourriceries côtières.

le Parlement européen réclame un plan de gestion.

La résolution sur le bar a été votée, jeudi 12 mars, à une très large majorité au Parlement européen réuni en plénière. Elle demande un véritable plan de gestion pluriannuel pour cette espèce vulnérable qui intéresse la pêche professionnelle comme la pêche récréative.

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Présentée par le député Alain Cadec au nom de la commission de la pêche qu’il préside, cette résolution propose une feuille de route : « Ce plan, qui devra s’appuyer sur des avis scientifiques, sera préparé en concertation avec tous les acteurs concernés. Il devra contenir des mesures concrètes de gestion à long terme pour la pêche professionnelle et la pêche récréative », résume Alain Cadec.

La résolution recense différentes mesures de gestion possibles : mise sous Tac (total admissible de capture), augmentation de la taille minimale de débarquement, mise en place de périodes de repos biologique, limitations quantitatives pour la pêche récréative. Le Parlement précise cependant que ce ne sont à ce stade que des options qui devront être décidées par le législateur, à la lumière des avis scientifiques et au terme d’une concertation approfondie avec tous les acteurs concernés.

Alain Cadec demande maintenant à la Commission européenne « de lancer une consultation publique sur le bar en vue de proposer un véritable plan de gestion pour cette espèce ».

La Commission visiblement ne demande pas mieux, vu l’enthousiasme de son représentant lors du débat parlementaire. Les mesures d’urgence choisies par la Commission ont été tantôt approuvées, tantôt épinglées par les députés, réclamant que tous les types de pêche soient mis à contribution. Certains ont souligné que les quotas ne leur apparaissaient pas être un bon mécanisme de gestion et ont insisté sur la protection des zones de frai. Les députés ont aussi appuyé le fait que les mesures devaient prendre en compte les spécificités régionales, notamment pour l’Adriatique.

Le marin – l’hebdomadaire de l’économie maritime

 

Hommage international

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Florence Arthaud Route du Rhum 1990.

Florence Arthaud had an extraordinary career and seemed quite indestructible, says Elaine Bunting

It feels unreal that Florence Arthaud is gone. She always seemed the most indestructible of sailors, less vulnerable than many of the male solo sailors I’ve met: truly strong and with a calm aura of inner strength.

I always thought her wise, too, giving up professional sailing (as did other top French women sailors, such as Isabelle Autissier) at the zenith and leaving it just as confidently behind to do her own thing in her own boat for her own pleasure.

Killed this week in a terrible helicopter crash in Argentina, Florence Arthaud – ‘Flo’, as she was affectionately known – is a huge loss and is much mourned in France. She cut a dash in sailing. One of the most famous photos of Flo (below) by Thierry Martinez, is of her winning the solo Route du Rhum in 1990, aged 33, standing on the windward hull of the golden trimaran Pierre 1er with her wild hair flowing in the night breeze off Guadeloupe.

Flo pioneered the way for women at the top of offshore sailing. Ellen MacArthur many will consider as the most successful female offshore sailor of all time, but while she was still at school, Arthaud won the Route du Rhum and, the same year, broke the solo transatlantic record by setting a new time of 9 days, 21 hours 42 minutes.

She was highly successful in the Figaro solo class and raced two-handed in the AG2R transatlantic race with Jean Le Cam.

Arthaud was cherished for her indomitability, and for good reason. Before her death this week, she had narrowly escaped losing her life at least twice before. The first was when she was only 17 and involved in a serious car accident. She emerged from a coma to find she was paralysed and disfigured, and spent six months in hospital followed by two years of painful convalescence.

Arthaud was always positive, saying that she was “lucky to live. It got me out of my environment, and showed me what was meant for me. I felt I had the right to do anything. At school I was not very bright intellectually or good at sports, but sailing, that’s what I could do.”

One morning, she left her family a note on the pillow. It said: “I need to take off.” She went to the sailing club at Antibes and launched herself into the small world of offshore racing. At 21 she was the youngest skipper in the 1978 Route du Rhum, and dubbed ‘la petite fiancée de l’Atlantique’. She finished 11th, and vowed to return.

In the Route du Rhum in 1986, she picked up during a storm a Mayday from fellow sailor Loïc Caradec sailing the catamaran Royal II. Arthaud immediately went to help and was the first to reach the position, but there was no sign of Caradec. She never forgot the experience of being unable to give up hope of finding him.

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But Arthaud was to have her own closest brush with tragedy at sea in 2011. She was sailing her 10m yacht single-handed between Corsica and the island of Elba in late October when she lost her balance and was knocked into the sea while getting ready to have a pee.

Miraculously, her GPS enabled mobile phone saved her life. She had bought the water resistant phone only days before and was carrying it with her in a pocket. She was able to use it to make a call to her mother in Paris, who alerted the rescue authorities.

The position of the mobile phone was used by rescue services to pinpoint Arthaud in the water. She was rescued at approximately 0200 local time after two hours in the water and was transferred to hospital suffering from hypothermia.

After being discharged the following day, she commented: “I think of all those I’ve competed with, of Tabarly and other friends who were lost at sea. I knew I wasn’t certain to survive. All I can say is that it is a miracle. The devil does not want me,” she told French TV.

Her yacht was found several hours after the rescue and towed into port.

Given her love of the sea, and her great skill at avoiding its perils, it seems especially shocking and tragic that Florence Arthaud died in this crash. She is a great loss.

Yachting world
Read more at http://www.yachtingworld.com/blogs/elaine-bunting/florence-arthaud-the-extraordinary-career-of-one-of-sailings-most-courageous-stars-62755#YJ1Vz75BFbqJs8Ri.99

La pêche autour du monde

 

Deux jeunes voyageurs font découvrir la pêche autour du monde

Deux étudiants passionnés de pêche, de voyages et d’aventures, sont partis, durant un an, à la rencontre de pêcheurs à travers le monde. Des rencontres qu’ils partagent à travers de courtes vidéos pour nous mettre dans le bain, et un livre passionnant, Pêcheurs autour du monde.

Couvbis

« Yes we fish ! » Cri de joie de Guillaume Daoulas et Gilles Dufraisse. Ça y est, leur projet se réalise : les deux étudiants sont dans une barque à l’autre bout du monde, avec des pêcheurs, pour échanger, et à leur retour, témoigner. Guillaume, ingénieur agronome, et Gilles, en école de commerce, amis d’enfance, ont fait un break dans leurs études pour mener ce projet singulier.

Leurs vidéos mises en ligne mi-décembre, découpées par pays, nous emmènent en Afrique (Madagascar, Tanzanie, Kenya), en Asie (Inde, Thaïlande, Indonésie) et en Amérique du Sud (Chili, Brésil). Huit courtes vidéos (autour de 3 minutes chacune) au détour desquelles on découvre à la pêche à la senne, à la palangrotte, à la traîne, en pirogue à balancier, au harpon en apnée, à la ligne de fond, au filet, électrique, au casier… Mais aussi le séchage et salage du poisson, l’élevage de saumons de Chiloé, celui de la palourde entre Thaïlande et Birmanie...

Plaisir et complicité

Des pêches parfois maigres tandis qu’à d’autres moments les araignées de mer, poissons-chats ou bonites abondent sur les ponts, comme lors de cette pêche de 6 tonnes de thon en 30 minutes avec 10 pêcheurs dans le Timor occidental ! On sent un énorme plaisir et amusement, une réelle complicité avec les pêcheurs qui les accueillent et les initient.

Mais plus que la pêche, Guillaume et Gilles montrent les communautés de pêcheurs : on y découvre des enfants aux sourires lumineux, des villageois qui chantent, dansent et rient. Et leur environnement : la naissance des bébés tortues, les baleines côtoyant les barques, les impressionnants crocodiles. Mais aussi les paysages découverts à travers ce voyage aux multiples modes de transport. Le tout avec très peu de paroles, des sons d’ambiance et des musiques bien envoyées.

Un témoignage aux multiples richesses

Cette immersion, qui montre beaucoup mais n’explique rien, n’est qu’un avant-goût. Il faut ensuite plonger dans leur carnet de voyage, Pêcheurs autour du monde, paru le 5 mars aux éditions de La Martinière. Là, Guillaume et Gilles racontent ce qu’ils ont vécu, donnent la parole aux pêcheurs rencontrés, partagent les techniques traditionnelles originales, voire déconcertantes. À grand renfort de photos (380 clichés en 224 pages) et de dessins techniques (une quarantaine) sur la faune et les méthodes de pêche.

Ils livrent aussi le patrimoine oral qu’ils ont recueilli : de précieuses fables, croyances, recettes… C’est enfin un état des lieux économique, social et écologique de la pêche. Ils témoignent des observations des pêcheurs sur les écosystèmes marins qu’ils connaissent par cœur. Un plaisir à feuilleter et lire, en plus d’être instructif.

Clin d'oeil

Le windsurf, c'est plus la mode... et puis c'est tout !!!

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photo de Waqt News

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