News du 19 mai 2015

La Fête de la Nature à lieu du 20 au 24 mai partout en France

Plus de 5000 animations gratuites et ouvertes à tous sont organisées sur tout le territoire.

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A noter : La Station de Biologie Marine de Concarneau en Bretagne ouvre pour la première fois au public à l'occasion de la Fête de la Nature ! Les visiteurs pourront découvrir des ateliers autour du plancton, cette faune et cette flore miniatures à la base de la chaîne alimentaire. Ces observations, premiers pas vers la préservation de la nature, se feront notamment grâce à des loupes binoculaires et à un logiciel spécialisé

Pour connaître les manifestations dans votre région :  http://www.fetedelanature.com/

Le plancton dévoile son incroyable potentiel

Plancton news

Pendant trois ans, marins et scientifiques à bord de la goélette Tara ont récolté des planctons dans tous les océans. Cette précieuse collecte permet aux chercheurs d’Oceanomics de réaliser un inventaire inédit du plancton, d’expliquer son rôle fondamental pour l’écosystème et d’explorer ses richesses fabuleuses, notamment pour la médecine.

40 000 échantillons récoltés lors des expéditions Tara Oceans (2009-2012) et Tara Oceans Polar Circle, en Arctique (2013). C’est la plus grande partie de pêche au plancton jamais réalisée, dans le sillage des pionniers. Pour explorer ce trésor, le projet Oceanomics (2013-2020) a bénéficié d’un financement de 7 millions d’euros par l’Agence nationale de la recherche (ANR), au titre des investissements d’avenir. C’est une exploration au long cours, qui permet un véritable bond dans la connaissance.

Des rôles essentiels

Les scientifiques comprennent ainsi de mieux en mieux les rôles essentiels joués par le plancton. On sait déjà qu’il est probablement à l’origine de la vie sur terre, sous ses formes primitives. Il est à la base de la chaîne alimentaire marine. Il a produit tout l’oxygène que l’on respire, oxydant la planète bien avant l’apparition des plantes. Il produit encore la moitié de l’oxygène sur terre et sert de puits à carbone, régulant l’effet de serre et participant au maintien d’un climat favorable.

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Microalgue unicellulaire, entourée d’une carapace unique à base de silicium, la diatomée constitue un élément majeur du phytoplancton. (Photo : Tara Oceans)

D’autres rôles émergent. Le plancton, notamment les méduses, dispose d’antiviraux et d’antibiotiques très puissants, qui seraient compatibles avec l’homme. C’est un des objectifs, à terme, d’Oceanomics : extraire des composés bioactifs prometteurs, par exemple dans les biocarburants ou la pharmaceutique. Fouiller l’océan pourrait demain révolutionner notre vie.

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Radiolaires, des protistes avec un squelette en épine protégeant le corps principal des prédateurs, hyper adaptés aux milieux pauvres et considérés comme des ancêtres des plantes et animaux. Photo : Tara Oceans)

Un puissant potentiel à préserver. Sa fragilité face aux pesticides a récemment été mise en avant par deux anciennes chercheuses de l’Ifremer.

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

l’opah, premier poisson «à sang chaud»

Étonnante découverte zoologique : selon des chercheurs californiens, le lampris, ou opah, un grand poisson de forme ovale aux nageoires et à la queue orange, est endotherme, c’est-à-dire qu’il est capable de maintenir sa température corporelle au-dessus de celle de l’environnement, comme les mammifères ou les oiseaux. Autrement dit, c’est le premier poisson « à sang chaud » identifié par les ichtyologues.

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Implantation d'un capteur de température dans les muscles pectoraux d'un opah © NOAA Fisheries West Coast

Également appelé poisson lune au Québec (mais pas en France ou cette expression désigne la môle), le lampris (Lampris guttatus), mesure en moyenne 1 mètre de long et pèse une quarantaine de kilos, mais certains spécimens atteignent 2 mètres de long. Il vit dans les profondeurs moyennes (50 à 300 mètres sous la surface) de tous les océans de la planète, où il chasse d’autres poissons ou des calamars, dans des eaux à 10° C ou plus froides.

L’endothermie n’est pas totalement inédite chez les poissons : les thons ou certaines espèces de requins peuvent élever la température de leurs muscles lorsqu’ils chassent. Mais l’endothermie de ces prédateurs redoutables se limite  aux muscles locomoteurs ; le reste de leur corps, y compris des organes vitaux comme le cœur, restent à la température de l’eau ambiante. L’opah, lui, est le seul poisson chez qui l’on ait observé une endothermie du corps tout entier.

Le phénomène a été découvert fortuitement en Californie par des biologistes marins, raconte la revue Science qui publie leur article. Au départ, Owyn Snodgrass, qui travaille pour les pêcheries marines de la NOAA (organisme national américain de météorologie), à San Diego, a attrapé un opah au large de la côte californienne. Il a donné les branchies du poisson Nicholas Wegner, spécialisé dans la physiologie des poissons. Quand ce dernier a examiné, quelques mois plus tard, les branchies, qui avaient été gardées dans un liquide de préservation, il a tout de suite remarqué une singularité : les branchies de l’opah présentaient un système complexe de fins vaisseaux sanguins, formé d’artères et de veines assemblés en un réseau dense.

Un tel réseau, que l’on appelle rete mirabile (filet admirable, en latin), a été observé chez d’autres espèces chez lesquelles il joue le rôle d’un échangeur de chaleur. Le principe est que le sang veineux provenant des parties chaudes du corps transfère sa chaleur au sang artériel froid qui arrive des zones en contact avec l’eau, en particulier les branchies. C’est grâce à un système analogue que les oiseaux aquatiques, par exemple, réduisent la perte de chaleur lorsqu’ils ont les pieds dans l’eau froide. Chez les thons ou les requins, ces réseaux vasculaires existent, mais seulement autour de certains muscles, tandis que le cœur et la plupart des autres tissus restent à la température de l’eau.

L’opah est le premier poisson chez lequel on a observé un rete mirabile autour des branchies. Il est enveloppé dans une couche de graisse qui joue sans doute le rôle d’isolant. Ce réseau permet donc de maintenir une température supérieure à celle de l’eau dans la zone du corps la plus exposée au refroidissement et donc, en principe, de conserver le corps entier à une température stable.

C’est du moins ce qu’ont supposé les deux biologistes marins, Nicholas Wegner et Owyn Snodgrass. Pour vérifier leur hypothèse, ils ont entrepris avec des collègues de mesurer la température corporelle de l’opah en action dans les eaux océaniques. L’opah nage en agitant continuellement ses nageoires pectorales, et chasse le plus souvent à une profondeur de 50 à 200 mètres sous la surface, dans une eau à 10° C ou plus froide.

Wegner, Snodgrass et leurs collègues ont mesuré la température corporelle d’opahs fraîchement capturés. Elle est en moyenne supérieure de 5° C à celle de l’eau où évoluaient les poissons juste avant d’être attrapés. Les chercheurs ont aussi mesuré la température musculaire d’un opah vivant, après avoir implanté un capteur dans ses muscles pectoraux et l’avoir replacé dans l’eau. Ils ont observé que même après avoir plongé dans une eau à 4° C, le poisson était capable de conserver ses muscles à une température de 13-14 ° C.

Selon les chercheurs, l’opah produit de la chaleur par le battement continu de ses nageoires pectorales, et minimise les pertes de calories grâce aux échangeurs thermiques de ses branchies. Ce système, qui lui donne une endothermie plus complète que celles des thons ou des requins, constitue une adaptation au milieu grâce à laquelle le poisson peut plonger dans des eaux profondes et froides en conservant une activité physiologique élevée. D’après Wegner, l’endothermie permettrait à l’opah d’être un prédateur actif et rapide. Par ses performances, il se rapprocherait plus des thons et des requins que d’autres poissons de son ordre, qui se contentent de chasser en embuscade.

Il reste de nombreuses inconnues quant au comportement de ce poisson difficile à observer. Mais la découverte de son endothermie et de la présence d’espèces apparentées dans des régions froides, notamment dans l’océan Austral, donne à penser que l’opah, qui avait bien caché son jeu, n’est pas le père tranquille que suggère son allure toute en rondeurs.

Michel de Pracontal - © Médiapart - http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-de-pracontal/160515/samedi-sciences-172-l-opah-premier-poisson-sang-chaud

500 mètres, les plus hautes vagues jamais mesurées en mer

Le MIT (Massachusetts Institute of Technology - USA) vient de mesurer les plus hautes vagues jamais constatées dans l'océan, en ayant recours... à deux sous-marins !

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On pensait que les pires vagues jamais observées sur terre étaient les vagues scélérates, ces murs d'eau de 20 à 35m de haut responsables de bien des disparitions en mer, et qui sont la terreur des navigateurs et skippers les plus expérimentés.

Il n'en est finalement rien !

Le MIT vient en effet d'enregistrer des vagues bien plus hautes encore, de près de 500 mètres, mais des vagues qu'il est difficile d'observer du fait de leur nature; ces vagues étant... sous-marines !

Qualitfiées d'ondes internes, elles sont étudiées depuis peu, qui ont été découvertes au début du XXe siècle par l'explorateur norvégien Fridtjof Nansen.

Leur hauteur peut être impressionnante et n'a en tout cas rien à voir avec les pires vagues scélérates puisqu'elles peuvent mesurer jusqu'à dix fois leur hauteur, un chiffre qui fait froid dans le dos !

Afin de mieux comprendre ce phénomène, le MIT a déployé toute une série d'instruments de mesure en Mer de Chine, fixés sur des câbles sous-marins fixes, en les complétant de deux mini-sous-marins.

Les résultats ne se sont pas fait attendre, et ont permis de relever des hauteurs de vagues sous-marines bien plus élevées que ce à quoi les chercheurs s'attendaient, avec des pics de près de 500m !!

Ces vagues, dont le déplacement est très lent, ont une ampleur hors du commun, et dégagent une énergie gigantesque.

Leur origine viendrait des différentes densités d'eau composant l'océan, entre la densité très forte observée dans les fosses abyssales et celle plus faible observée en surface, mais aussi des mouvements engendrés par les différentes directions prises par ces "nappes" d'eau non homogènes.

A l'instar des vagues de surface, ces vagues sous-marines se déplacent, parcourant parfois des milliers de kilomètres, avant d'aller se briser sur les plateaux continentaux

Leur étude a ceci d'important qu'elles représentent un danger possible pour l'exploration offshore, tout en recélant un potentiel inexploité dans le cadre du développement d'énergies renouvelables.

© ActuNautique.com

La huitième édition de la Semaine du golfe a été un succès incroyable

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Plus de 1 200 voiliers ont sillonné la « petite mer » bretonne pendant cinq jours avec en bouquet final, une sublime grande parade devant Port-Navalo ! Des grands voiliers aux petites chaloupes, tous ont bravé les courants puissants et même la brise parfois soutenue qui a soufflé jeudi sur la Bretagne. Et les Croates, invités d’honneur, sont repartis enthousiasmés et jumelés avec l’Île-aux-Moines… Seuls trois chavirages sans conséquence ont ponctué ce grand rassemblement qui a été parfaitement maîtrisé tant au niveau sécurité que pour l’accueil dans les ports du golfe, de Vannes à Auray, d’Arradon à l’île d’Arz, du Logeo au Bono. L’édition 2017 pourrait être placée sous le signe de l’Irlande, de Venise ou du Portugal…

© Voiles et voiliers

La journée d'un tribordais à bord de l'Hermione

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L'Hermione a quitté Las Palmas le 6 mai dernier et poursuit son voyage vers les États-Unis, qu'elle devrait rejoindre le 5 juin prochain. L’occasion de faire un point sur sa traversée et de vous faire découvrir la journée d'un tribordais à bord de la frégate.

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Crédit : Francis Latreille / Association Hermione

Comprendre le fonctionnement de l'équipage à bord d'une frégate du XVIIIe siècle.

Un tribordais est un des membres de l'équipage qui s'occupe du quart tribord. Un quart est la durée durant laquelle un membre d'équipage est en service. En effet, lorsque l'on est en navigation, il faut être en veille tout le temps et donc l'équipage doit se répartir les tâches. On découpe alors la journée en quarts, souvent au nombre de 6, qui ont une durée de 4 heures. Dans la marine à voiles d'époque, les équipages étaient divisés en deux quarts, celui de tribord (les tribordais) et celui de bâbord (les bâbordais). Ces quarts répondent d'ailleurs à la règle 5 de "Veille" de la "Partie B Règles de barre et de route" du "Règlement International pour prévenir les abordages en mer" qui dit que "Tout navire doit en permanence assurer une veille visuelle et auditive appropriée, en utilisant également tous les moyens disponibles qui sont adaptés aux circonstances et conditions existantes, de manière à permettre une pleine appréciation de la situation et du risque d'abordage."

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Crédit : Loïc Baillard / Association Hermione

Vivre une journée de tribordais à bord de l'Hermione en vidéo

Olivier, une des membres de l'équipage de l'Hermione a porté une caméra pendant toute une journée pour faire découvrir au public comment se déroulait une journée de tribordais. On peut ainsi voir son quotidien lorsqu'il est de quart, mais aussi lorsqu'il est de repos. Vous trouverez son premier quart de nuit dans la vidéo 1 et son quart de jour dans la vidéo 2.

La journée d'un tribordais en charge du "zérak", le quart qui va de minuit à 4 heures du matin puis de midi à 16 heures, commence par un réveil à 23 h 30. Après s'être habillé, le tribordais avale un "fika", qui veut dire "collation" en suédois. Ce terme suédois désigne les collations et en-cas qui sont pris tout au long de la journée, toutes les 2 heures environ.

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Crédit : Francis Latreille / Association Hermione

On se retrouve alors sur la dunette pour la relève de quart, le muster (se prononce "meuster"). Toute les 4 heures, les 2 des 3 tiers se retrouvent autour du caillebotis pour écouter les informations de navigation ainsi que les travaux à effectuer, transmis par l'officier en charge du quart précédent. À la fin de la transmission, tout l'équipage du quart précédent souhaite "bon quart à vous" à la relève de quart, et en chanson, s'il vous plait !

"Depuis notre départ des Canaries, l'essentiel du travail de nuit consiste à l'affinage des réglages de voiles par rapport au vent afin d'optimiser au maximum notre vitesse. En clair, cela consiste à brasser plus ou moins en pointe les vergues (orienter plus ou moins dans l'axe du bateau). Les quarts ne sont donc pas surchargés..." peut-on lire sur le blog de l'Hermione.

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Crédit : Loïc Baillard / Association Hermione

Sur la première vidéo, il fait nuit noire sur le pont et c'est normal puisqu'il n'y a aucune lumière sur le pont lors des quarts de nuit. La première raison et qu'il est important que l'équipage, et notamment les gabiers (spécialisé dans les voiles) puissent connaître l'emplacement de chaque manœuvre et des points de tournage. "Ils révisent continuellement en testant les matières, la résistance et en observant où partent les cordages dans le gréement, afin de reconnaître cargues, drisses, balancines, écoutes, amures, bras et contre-bras..." La deuxième raison est plus poétique est liée tout simplement à la beauté du ciel étoilé.

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Crédit : Loïc Baillard / Association Hermione

Arrivés à 4 heures du matin, il est temps pour les tribordais de rejoindre leur bannette ou leur hamac pour laisser la place aux volontaires du milieu. Ils se lèveront de nouveau vers 10 h 30/11 h pour prendre le repas du midi, avant de réattaquer leur nouveau quart à 16 h.

Les quarts de jours alternent entre travaux sur le pont et dans la mâture (dont du calfatage et le fourrage [le renforcement d'un cordage en l'entourant d'un autre cordage]). On peut voir aussi comment se déroulent les repas dans la batterie, qui sont signalés par le son de la grande cloche, ou encore découvrir comment les marins dorment, dans le faux-pont. Lors des heures de repos, les volontaires se reposent et s'occupent en lisant, regardant la mer ou cherchant les dauphins. En tous les cas, que ce soit en pleine journée ou en pleine nuit, la musique est omniprésente sur le pont, car à chaque moment de la journée, il y a des volontaires en repos.

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Crédit : Loïc Baillard / Association Hermione

Chloé Lottret - © Actualité Bateaux.com - http://www.bateaux.com/article/20621/Decouvrez-la-journee-d-un-tribordais-a-bord-de-l-Hermione

Je roule sur l’eau… et vous ?

Plein les yeux…

Pêche à pied : vos droits et... obligations !!

La pêche à pied est une activité à laquelle tout un chacun s'adonne à un moment donné, en quête de coquillages ou crustacés, sur l’estran abandonné... Pour autant la pêche à pied obéit à des lois qu’il est utile de rappeler, pour éviter des déconvenues...

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Aspect historique

Profondément ancrée dans l’identité littorale de nombreux territoires bordant l’Atlantique et la Manche, la pêche à pied trouve ses sources à la préhistoire. Elle a traversé les âges, apportant aux hommes un complément d’alimentation et/ou de revenu très souvent vital tout en structurant le paysage social et culturel des communautés littorales, influençant par exemple les langages, les coutumes, et la structuration de groupes.

C’est à l’apparition des congés payés et par la démocratisation des séjours au bord de la mer, que la pêche à pied a amorcé en France métropolitaine une mutation vers le loisir. Le tourisme, puis le tourisme de masse, ont apporté aux territoires littoraux métropolitains de nouveaux pêcheurs à pied ; mais également une manne économique qui a participé à un changement de point de vue sur les ressources marines glanées sur l’estran.

Les problématiques

De nombreuses questions se posaient :

• Qui sont les pêcheurs à pied ? Combien sont-ils ? Comment se répartissent-ils sur les estrans ?

• Quelles espèces sont pêchées ? En quelles quantités ?

• Comment réagissent les populations animales ?

• Le milieu naturel est-il réellement atteint ? Quel est l’impact du retournement des pierres par les pêcheurs ?

• Les pêcheurs connaissent-ils la réglementation ? La respectent-ils ?

• Quelles sont les mauvaises pratiques ? Quelles sont celles qui peuvent être améliorées ?

• L’activité est-elle garantie dans la durée ou doit elle s’adapter pour perdurer ?

La pêche à pied de loisir aujourd’hui

Le nombre de pratiquants la pêche récréative maritime est estimé à environ 2,5 millions de personnes. La pêche maritime de loisir peut s'exercer :

• À partir de navires ou embarcations, autres que ceux titulaires d'un rôle d'équipage de pêche.

• En action de nage ou de plongée.

• À pied sur le domaine public maritime, ainsi que sur la partie des fleuves, rivières ou canaux où les eaux sont salées.

Il est généralement admis que l’activité de pêche à pied recoupe « l’ensemble des techniques de pêche qui sont pratiquées sans l’emploi d’une embarcation sur le rivage et sur les rochers et îlots, par des pêcheurs se déplaçant essentiellement à pied »

Le produit de cette activité de pêche est destiné à la consommation exclusive du pêcheur et de sa famille. Sont interdits la vente et l'achat des espèces pêchées.

La règlementation

Le premier stade de la règlementation se trouve à l’échelle de l’Union Européenne. Deux règlements communautaires régissent la pêche à savoir :

• les tailles minimales de capture (règlement (CE) n° 850/98 modifié du Conseil du 30 mars 1998 visant à la conservation des ressources de pêche par le biais de mesures techniques de protection des juvéniles d'organismes marins).

• les taux de contaminations maximales pour les polluants (règlement (CE) n° du 30 mars 1998 visant à la conservation des ressources de pêche par le biais de mesures techniques de protection des juvéniles d'organismes marins). 1881/2006 de la commission du 19 décembre 2006 portant fixation de teneurs maximales pour certains contaminants dans les denrées alimentaires).

Au niveau national, outre le livre IX du code rural et de la pêche maritime, la pêche à pied récréative est essentiellement régie par des mesures règlementaires :

• La pêche à pied (de loisir ou professionnelle) est déterminée comme la récolte d’une ressource naturelle vivante sur les estrans sans recours à tout engin flottant ou d’aide à la respiration et sans que la personne cesse d’avoir un appui au sol

Elle est règlementée par le Décret 90-618 du 11 juillet 1990 et modifié et amendé par les décrets n°99-1163 du 21 décembre 1999, n°2007-1317 du 6 septembre 2007 et n° 727-2009 du 18 juin 2009.

Ce décret défini l’activité comme la récolte d’une ressource naturelle vivante sur les estrans sans recours à tout engin flottant, s’exerçant sur le domaine public maritime ainsi que sur la partie des fleuves, rivières ou canaux où les eaux sont salées, pour la consommation exclusive du pêcheur et de sa famille.

Il prévoit que, sauf exception, les dispositions applicables à la pêche récréative en ce qui concerne les caractéristiques et conditions d’emploi des engins de pêche, les modes et procédés ainsi que les zones, périodes, interdictions et arrêtés de pêche soient celles des dispositions réglementaires locales, nationales et communautaires applicables aux pêcheurs professionnels (la pêche doit notamment se faire sans aide à la respiration et sans que la personne cesse d’avoir un appui au sol).

Ce principe d’égalité de traitement a été modifié concernant les tailles minimales de capture de certaines espèces par l’arrêté ministériel du 26 octobre 2012 (modifié par l’arrêté ministériel du 29 janvier 2013) qui fixe des tailles minimales de capture uniquement pour la pêche de plaisance. Il est aussi adapté localement dans la plupart des régions selon les réalités locales (état des gisements, tourisme) : pêche interdite certains jours dans certaines zones pour les professionnels uniquement, interdiction de certains gisements aux récréatifs...

Il est aussi prévu que les préfectures de départements puissent fermer des zones à la pêche de manière permanente ou temporaire en fonction des niveaux de pollutions de celles-ci (Article R 231-39 et 231-41 du Code rural et de la pêche maritime).

• Pour information, la pêche à pied professionnelle diffère de la pêche récréative dans le sens où elle est destinée à la revente et qu’elle est pratiquée par des personnes ayant un statut particulier (Décret n°2001-426 du 11 mai 2001).

Par ailleurs, l’arrêté du 17 mai 2011 impose le marquage des captures effectuées dans le cadre de la pêche maritime de loisir. Il concerne la pêche maritime de loisir exercée sous toutes ses formes : à pied, du rivage, sous-marine ou embarquée.

Depuis le 1er juillet 2012, le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, en charge de la pêche récréative maritime, a ouvert un site de déclaration d’activité sur Internet. Cette déclaration volontaire et gratuite permettra à chaque pratiquant de recevoir une information sur la réglementation nationale en vigueur et les sanctions potentielles en cas d’infraction, la sécurité et les bonnes pratiques, comprises comme celles qui assurent la pérennité des ressources et des écosystèmes marins et littoraux.

Encadrer la pêche à pied de loisir

Concernant l'encadrement de cette pratique, l'arrêté du 28 mars 2003 a créé la spécialité « pêche de loisir » du brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport. La possession du diplôme atteste pour son titulaire les compétences suivantes :

• l'encadrement et l'animation d'activités de pêche de loisir en eau douce et l'initiation à un premier niveau de compétition

• la participation à l'organisation et à la gestion de son activité

• la participation au fonctionnement de la structure organisatrice des activités

• la participation à l'entretien et à la maintenance des matériels.

Ce brevet, correspondant au métier de moniteur guide pêche, a été instauré pour les activités de pêche en eaux intérieures, ce type de pêche se pratiquant principalement à partir de la terre. Toutefois, afin de consolider les compétences du titulaire de ce diplôme, notamment en milieu maritime, une unité capitalisable complémentaire intitulée « pêche de loisir en milieu maritime » a été créée par arrêté du 16 janvier 2006.

Cette unité capitalisable complémentaire « pêche de loisir en milieu maritime » atteste des compétences de son titulaire à assurer, en autonomie pédagogique, la conduite de cycles d'apprentissage en « pêche de loisir en milieu maritime » jusqu'au premier niveau de compétition.

Actuellement, il faut être titulaire du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport spécialisé « pêche de loisir » pour encadrer l’activité contre rémunération. Pour les professionnels désirant exercer sur le domaine maritime, aucune nouvelle qualification ou évolution des qualifications existantes n’est prévue.

Actuellement, il faut être titulaire du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport spécialité « pêche de loisir » pour encadrer l’activité contre rémunération. Pour les professionnels désirant exercer sur le domaine maritime, aucune nouvelle qualification ou évolution des qualifications existantes n’est prévue.

Le 17 mai 2012, le ministère des sports a apporté quelques précisions concernant la pêche de loisir à savoir que l’activité professionnelle exercée par les éducateurs sportifs diplômés de moniteur « guide de pêche de loisir » est une profession qui ne nécessite pas l’obtention du brevet de capitaine 200. Il nécessite en revanche la possession du permis plaisance délivré par le ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement.

Les sanctions

Pour conclure, les contrevenants aux mesures de limitation de capture s’exposent à une contravention de 5ème classe (1 500 €).

A noter que depuis le 6 mai 2010 et la création d’un livre IX du code rural et de la pêche maritime, la pêche dans une zone interdite, la pêche d’une espèce dans une zone où celle-ci est interdite ainsi que la revente de l’objet de la pêche peuvent être passible de 22 500€ d’amendes.

Pour aller plus loin...

L’association LEGISPLAISANCE a publié « Le droit de la plaisance - Guide en 50 fiches thématiques » aux Éditions Ancre de Marine et parrainé par François GABART, vainqueur du Vendée Globe à bord de MACIF.

Ce guide juridique et pédagogique est un nouvel outil de référence pour les plaisanciers et sera, un compagnon de voyage indispensable pour affronter la houle juridique....

Site internet : http://www.legisplaisance.fr

Page facebook : http://www.facebook.com/legisplaisance

© ActuNautique.com

Le WWF s’oppose au MSC pour le thon des senneurs d’Echebastar

Le WWF s’oppose à la certification par l’écolabel MSC du thon pêché à la senne dans l’océan Indien par l’armateur espagnol Echebastar.

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La pêcherie est en cours d’évaluation, et en est actuellement à la période d’objection : le WWF a ainsi déposé une notice auprès de l’organisme certificateur Food Certification International (FCI), désormais Acoura Marine, pour exprimer son opposition. En cause : « L’absence de contrôle de la pêche, un nombre croissant de navires et un stock de poissons à la baisse » dans cette zone.

Le rapport final d’évaluation de cette pêcherie d’Echebastar, établi en mars par l’organisme de certification, recommande en effet la certification de cette pêcherie sur trois espèces de thon (listao, albacore et thon obèse), uniquement pêchés sur bancs libres, donc sans l’aide des controversés dispositifs de concentration du poisson (DCP). Ces trois espèces sont aujourd’hui considérées comme étant non surpêchées par les scientifiques.

Mais le bon état du stock de thon albacore serait en grande partie lié à la piraterie au large de la Somalie qui a limité sa pêche durant des années. Or, depuis quelques années, les navires reviennent, suite aux mesures de sécurité prises et à la baisse de la piraterie. La pression sur ce stock augmente et les projections des scientifiques indiqueraient que le thon albacore risque de passer dans l’orange (surpêche) dans l’année, puis dans le rouge (surexploité) en 2020.

Le WWF doute que l’organisme gestionnaire, la CTOI (Commission thonière de l’océan Indien), réagisse à l’évolution de l’état du stock pour assurer la durabilité des captures, car jusqu’à présent il n’a pas mis en œuvre de cadre de gestion satisfaisant. Il n’incrimine pas l’armateur, Echebastar. Mais il estime que cette certification, si elle était décidée, ne serait pas conforme aux exigences du MSC.

L’ONG lance un avertissement au MSC, dont elle a été la cofondatrice et demeure un partenaire : elle s’inquiète de certification risquant de nuire à la crédibilité du processus. « La pleine application des normes et procédures rigoureuses et robustes du MSC sont essentielles pour assurer au MSC de maintenir sa position de leader, et pour fournir au WWF la confiance pour continuer à promouvoir les produits certifiés MSC. »

Il faut cependant attendre la fin de la période d’objection et la décision finale.

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

Sélectivité et rejets : résultats au-delà des espérances avec la maille T90

Bt la perouse yves roux et yves le dref

"En vingt ans de recherche, on n’avait jamais obtenu de tels progrès", souffle François Théret, spécialiste des engins pour la Scapêche. "Sur des espèces comme le cabillaud, l’églefin ou la lotte, une maille de 100 mm en T90 permet de diminuer les rejets d’environ 70 %, et parfois jusqu’à 90 %", assure Yves Roux, qui a mené les essais comparatifs à bord du La Pérouse, chalutier de 24 mètres de la Scapêche basé au Guilvinec.

L’expérimentation du T90 donne des résultats qui dépassent toutes les attentes. Elle est menée dans le cadre du programme sélectivité en mer Celtique porté par l’OP Pêcheurs de Bretagne avec l’appui de France filière pêche et de l’Ifremer. Le principe est simple : les mailles du chalut sont tournées à 90° par rapport au sens de montage classique, elles s’ouvrent alors plus facilement sous l’effet de la traction, et permettent ainsi aux espèces non ciblées de s’échapper. Le taux de rejet peut ainsi diminuer fortement.

En travaillant avec des chaluts jumeaux – le premier gréé normalement, le second avec le T90 monté en cul de chalut –, l’équipage a recueilli, depuis l’hiver 2013-2014, des données de comparaison très précieuses. "En plus, le T90 permet une meilleure filtration de l’eau qui peut aider à limiter la consommation en gas-oil, ajouteYves Roux. Par contre, il y aurait des pertes commerciales importantes sur la langoustine, la sole ou encore le rouget. Et le T90 n’empêche pas certaines prises accessoires comme le chinchard ou le sanglier".

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

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