23 juin 2015

Ils plantent 8000 coraux pour redonner vie aux récifs

Plus de 850 millions de personnes vivent à moins de 100 kilomètres des récifs coralliens et dépendent de la survie de cet écosystème menacé par l’activité humaine. Face à cette réalité préoccupante, l’équipe de Coral Guardian s’affaire activement, avec des résultats plus que prometteurs, à la restauration des récifs endommagés par la pression urbaine croissante et par les techniques de pêche dévastatrices toujours en vigueur dans certaines régions d’Indonésie. En à peine un an, ils ont observé une augmentation de 195% des espèces de poissons !

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De l’importance de protéger les récifs

Situées entre Bali et Lombok en Indonésie, les Îles Gili furent, jusque dans les années 1990, le théâtre de techniques de pêche parmi les plus destructrices au monde. La dynamite et le cyanure étaient massivement employés à l’époque, et les explosions répétées, visant à amasser rapidement une grande quantité de poissons, ont transformé les fonds marins en déserts de débris coralliens, anoxiques et stériles. Ces récifs font pourtant partie, nous le savons aujourd’hui, des poumons de notre belle planète.

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Les écosystèmes récifaux, berceaux d’une biodiversité marine exceptionnelle et souvent comparés aux forêts tropicales amazoniennes, sont parmi les plus productifs de notre planète. Considérés comme des oasis en plein désert, les récifs sont de véritables puits de carbone qui participent à la réduction naturelle de la concentration du dioxyde de carbone dans l’atmosphère tout en formant une barrière protectrice contre les violences de la mer pour les populations locales. À l’échelle mondiale, on estime que 375 milliards de dollars sont générés chaque année en biens et services liés à cette productivité récifale, influençant aussi bien les secteurs économiques que sociaux-culturels.

Pourtant, selon les experts du Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC), depuis 1980, 20% des récifs du globe ont disparu. Réchauffement climatique, pollution, surpêche, tourisme non-durable, commerce du vivant pour les aquariums, acidification des océans et élévation de leur niveau… autant de causes à l’impact catastrophique sur les principaux maillons de la chaîne alimentaire marine et sur les communautés locales qui en dépendent. Heureusement, des acteurs du monde associatif tentent à leur niveau de protéger et reconstituer des récifs.

Manta Reef : La préservation de nos écosystèmes passe par la sensibilisation de tous !

En 2013, Coral Guardian a développé le projet Manta Reef en étroite collaboration avec l’association locale Gili Eco-Trust et soutenu par Red Sea. Objectif : instaurer un modèle innovant de réhabilitation des zones récifales pour permettre le retour de la biodiversité aux Îles Gili. Un projet ambitieux qui voit aujourd’hui ses premiers résultats positifs.

Pour financer ces objectifs, Coral Guardian a instauré un programme de valorisation du récif par le biais de l’écotourisme. Car la réussite du projet de restauration passe tout d’abord par la sensibilisation des personnes fréquentant les sites, qu’il s’agisse des populations locales ou des nombreux touristes en quête d’attractions visuelles et de sensations fortes. La zone de restauration, constituée de plus de 32 structures artificielles réparties sur 1300 m², a ainsi été aménagée en sentier sous-marin pédagogique. Ainsi, les visiteurs s’informent tout en contribuant à préserver l’environnement local.

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Le projet offre également la possibilité aux populations locales de s’impliquer de manière durable dans la préservation et la valorisation de leurs écosystèmes. Depuis fin 2013, plus de 1200 boutures issues de 29 espèces de coraux ont été transplantées sur des structures tridimensionnelles composées de céramique, de pierre poreuse et de métal. Contrairement à la croyance populaire, le fer du métal est un élément essentiel à la survie des coraux, une nourriture vitale déjà présente naturellement dans l’environnement.

Ces structures, conçues spécialement pour le développement et la colonisation de la biodiversité marine, sont un terrain de jeu attractif pour la faune, puisque plus de 195% de nouvelles espèces de poissons ont été recensées dans la zone de restauration au terme de la première année. Les récifs « bien gérés » permettent une régénération de la biomasse pouvant aller jusqu’à 15 tonnes de poissons et de crustacés par kilomètre carré.

Un projet participatif original : « Adopte un corail ! »

Grâce à la conservation participative et à son credo « Agir rend heureux », Coral Guardian a déjà pu transplanter plus de 8000 coraux sur les récifs des Îles Gili. L’objectif pour 2015 est de planter 1000 nouveaux coraux et de créer 4 emplois locaux autour de cet éco-tourisme.

Pour ceux qui ne souhaitent pas se déplacer, il est possible de soutenir les actions de l’organisation en faveur des écosystèmes marins à travers son programme « Adopte un corail ». En travers un don, vous parrainez l’implantation d’un nouveau corail sur les projets de reconstruction de récifs à venir. Une fois votre corail implanté, vous recevrez un certificat indiquant sa position GPS ainsi qu’une photographie. C’est une façon concrète, amusante et originale de prendre part à la conservation des écosystèmes marins à des milliers de kilomètres de chez soi, sans le moindre impact. Sur place une équipe 100% bénévole de 32 volontaires se charge de choyer le récif qui se développe presqu’à vue d’œil. De quoi nous donner envie d’abandonner nos claviers pour aller les aider !

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© Mr Mondialisation - Source : www.coralguardian.org  / Contact : info@coralguardian.org

Yvan Bourgnon : 1er tour du monde en solitaire sur voilier non habitable de 6m.

Yvan Bourgnon a bouclé son tour du monde ! Il lui aura fallu 20 mois pour réaliser ce parcours de 55 000 kilomètres sur les mers du globe et finaliser le Défi Atlantis Télévision, le 1er tour du monde en voilier non habitable de 6m.

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C'est à 13 heures, mardi 23 juin, qu'Yvan Bourgnon a rejoint le port d'Ouistreham Riva Bella après un incroyable parcours autour du monde, empli d'épreuves et de déboires, mais aussi de joie et de bonheur. Cet aventurier aurait pu abandonner plusieurs fois, voir même ne pas prendre part à l'aventure, mais c'était mal connaître cet habitué des courses au large et du catamaran de sport. Parti le 5 octobre 2013 des Sables-d'Olonne, avec un coéquipier, celui-ci abandonne dès la première des 20 escales. À force de persévérance, il a relevé son défi de boucler son parcours de 55 000 km sur un bateau d'à peine 6 mètres de long, sans assistance technique et météo ni GPS. En tout, il aura navigué dans 3 océans et 13 mers, effectué 20 escales, affronté 7 tempêtes, vécu 1 échouage et 2 chavirages, passé 12 heures quotidiennes à la barre, dormi 30 minutes toutes les 6 heures, avalé 420 plats lyophilisés et utilisé 30 tubes de crème solaire !

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Jamais il ne s'est laissé déstabilisé – ni la fois où il était tombé à la mer en plein Pacifique, en février 2014, devant son salut à son harnais ni quand, en aout 2014, épuisé par 19 jours de mousson, son embarcation s'échoue sur les côtes sri-lankaises et qu'il faut reconstruire le catamaran, en partie détruit. Ce spécialiste des raids extrêmes aurait pu croire son aventure terminée, mais il a rebondi. "Quand je m'échoue, que mon bateau est disloqué, que j'ai une hernie discale, que certains sponsors arrêtent, je me suis dit l'aventure est terminée" a-t-il confié au Parisien. Et la liste de ses aventures ne s'arrête pas là, en avril 2014, il heurte un récif et se déchire les ligaments du bras, qui doit rester immobilisé 2 mois ou quand, en avril 2015, dans le golfe d'Alden, il est approché de nuit par les pirates et se cache dans un recoin d'ombre créé par le puissant projecteur braqué sur le bateau.

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À son arrivée, un comité d'accueil, composé de plusieurs centaines de personnes, de ses proches et de ses deux fils, a rendu un bel hommage à l'aventurier. Aujourd'hui, le navigateur va devoir réapprendre à vivre normalement, et ce qui risque d'être difficile. Celui qui confie avoir "peur que ça s'arrête" a déjà prévu de partir 3 semaines cet été avec ses enfants à bord de sa louloute. Et c'est la tête déjà pleine de nouveaux projets qu'il va profiter de ses prochaines semaines pour retrouver ses proches et partager son histoire avec eux. Ses prochains défis ? Faire le tour du monde contre les vents en solitaire à bord d'un maxi-multicoque et faire le tour de l'Antarctique sur son catamaran.

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Revivez l'aventure d'Yvan Bourgnon sur la chaine Voyage

À partir du 21 septembre 2015, tous les lundis à 21 h 30, revivez l'aventure d'Yvan Bourgnon. Vous pourrez suivre son parcours à la voile sur son catamaran de sport non habitable et sans assistance. Ces vidéos ont été filmées par Yvan lui-même, qui souhaitait partager son quotidien, ses impressions, sa relation avec sa louloute ou encore ses difficultés.

Chloé Lottret – © Bateaux.com - Le Mag-Actu du nautisme, de la plaisance et de la mer  http://www.bateaux.com/article/21035/Defi-releve-pour-Yvan-Bourgnon-et-sa-louloute

Le véritable prix du saumon sauvage écossais

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Samedi dernier notre équipe de défense des phoques a retrouvé le corps d'un phoque portant le numéro 72976 [avec une balle dans la tête] et l'a rapporté pour un examen post-mortem.

Sea Shepherd UK en a informé le Zoo de Londres (qui gère les informations au niveau national) selon l'indication du marquage que le phoque portait. Nous communiquerons les résultats des examens dès que possible - mais tout semble indiquer que ce phoque 72976 avait déjà été sauvé, soigné, marqué et réintroduit dans son milieu naturel."

© Sea Shepherd UK - Officiel

Le rêve et la beauté

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© Boat porn

Mer de Beaufort: l'acidification la plus rapide

La mer de Beaufort est l’endroit où le phénomène d’acidification, une des plus importantes répercussions des changements climatiques, est le plus rapide au monde, indique une nouvelle étude.

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Photo Laura Morse / The Associated Press

L’auteur principal de l’étude publiée dans la revue Oceanography de juin, Jeremy Mathis, de l’agence américaine National Oceanic and Atmospheric Administration, prédit que d’ici une dizaine d’années, le niveau d’acidité de l’océan Arctique, au large des Territoires du Nord-Ouest, atteindra un seuil inégalé. Les conséquences d’un tel phénomène sur la vie aquatique demeurent inconnues mais les organismes munis d’une carapace pourraient en souffrir.

L’acidification des océans est un phénomène causé par l’augmentation des émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère.

Selon les chercheurs, le niveau d’acidité des océans de la planète est, en moyenne, d’environ 30 pour cent supérieur à ce qu’il était il y a deux siècles. Le phénomène frappe plus durement les mers arctiques car leurs eaux contiennent moins d’éléments chimiques qui pourraient les protéger. Elles sont aussi plus exposées en raison du recul de la banquise.

M. Mathis et ses collègues ont conçu un modèle mathématique visant à prédire la rapidité de l’acidification. Ils ont ensuite comparé leurs données à des échantillons d’eau provenant de la mer des Tchouktches séparant la Russie et l’Alaska et des rivages occidentaux de l’archipel arctique canadien. À l’exception de l’embouchure des fleuves Mackenzie et Yukon, le modèle était exact, assure M. Mathis.

Selon leurs calculs, le niveau d’acidité de la mer de Beaufort sera au-delà de son seuil normal pour la majeure partie de l’année d’ici 2025.

«La mer de Beaufort est à l’avant-scène des changements environnementaux, dit M. Mathis. Elle est le théâtre des plus rapides changements frappant l’océan.»

La mer de Beaufort n’est pas un haut lieu de la pêche commerciale, contrairement à la mer de Bering, située tout près, où se concentrent 10 pour cent des prises mondiales de poissons.

Sources : Bob Weber - La Presse Canadienne © Journal Metro

La co-navigation à l'honneur cet été

La co-navigation permet à tout un chacun d'embarquer sur un bateau, en toute simplicité !

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Pour embarquer cette année sans être propriétaire d'un bateau ou sans en louer un, rien de plus simple avec la co-navigation, principe développé en France avec succès par la société vogavecmoi.com il y a près de 5 ans, société qui affirme son leadership sur ce marché depuis lors !

Une fois inscrit sur le site, rien de plus simple alors de que trouver le propriétaire le plus proche de chez soi. Ils sont en effet plus de 8 000 en France à proposer des places pour la journée, le week-end ou plus encore. Rien qu’aujourd’hui, plus de 600 offres d’embarquement sont en ligne.

Que l'on soit en Méditerranée, en Atlantique ou même sur un plan d’eau intérieur, un bateau est prêt à vous embarquer. Et pas besoin d’être un loup de mer, les novices sont les bienvenus et la plupart des propriétaires ne demandent qu’à partager leur passion.

On peut d’ailleurs chercher son embarquement gratuitement. Pour rentrer en contact avec le propriétaire, il suffit de régler son inscription (à partir de 9 €/mois). Une participation à la caisse de bord est ensuite fixée par le propriétaire qui en informe l’équipier avant le départ. Ces frais sont variables mais dépassent rarement les 25 euros par jour.

Avec plus de 30 000 inscrits, www.vogavecmoi.com permet de répondre aux envies de chacun. Il y a des adhérents sur tous les plan d’eau français, mais aussi à l’étranger ! On peut embarquer pour quelques heures, pour un week end mais aussi pour une grande traversée. Chaque mois, des membres de Vogavecmoi partent pour des voyages au long cours, souvent sur l’Atlantique mais aussi sur le Pacifique ou l’océan indien. Le choix est large !

Grâce aux profils certifiés, pas de mauvaises surprises. Après chaque navigation, les utilisateurs partagent leur expérience sur le bateau, le skipper et les conditions de navigation. Aujourd’hui, 45 % des utilisateurs sont des utilisatrices et l’image du marin bourru et macho n’est plus qu’un souvenir. Florence Arthaud a fait des émules et elles sont de plus en plus nombreuses à franchir le pas de la co-navigation.

En savoir plus : www.vogavecmoi.com

© ActuNautique.com

Abu Dhabi Ocean Racing remporte la Volvo Ocean Race 2015

Si Team Alvimedica skippé par Charlie Enright a terminé premier de la dernière étape de la Volvo à Göteborg, c'est finalement et en toute logique Team Abu Dhabi Ocean Racing skippé par Ian Walker qui remporte une victoire méritée de l'édition 2015 de la mythique course océanique en équipage.

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On peut terminer 5e de la dernière étape de la Volvo Ocean Race, tout en terminant premier au général  !

C'est ce que vient de démontrer le Team Abu Dhabi Ocean Racing, qui, s'il n'aura pas brillé entre Lorient et Göteborg, n'en monte pas moins sur la première marche du podium de cette édition 2015, avec 24 points, devant Team Brunel (NL - 29 points), Dongfeng Race Team (CN - 33 points), Team Alvimedica (Turquie/USA - 34 points), Mapfre (SP - 34 points), Team SCA (S - 51 points) et Team Vestas Wind (DK - 60 points).

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Pour Team Dongfeng, la troisième place revêt une valeur inestimable pour un équipage sur lequel personne n’osait parier un centime au départ d’Alicante !

Charles Caudrelier prenait en effet pour la première fois le poste de skipper pour un tour du monde en équipage qui intégrait des marins chinois qui pour la plupart n’avaient jamais dormi une nuit à bord quelques semaines avant le coup d’envoi !

Après neuf mois d’une course intense, après un démâtage et après deux victoires d’étapes (l’une à Sanya, l’autre à Newport), les hommes de Dongfeng ont finalement gagné l’admiration de tous y compris celle de leurs adversaires.

Leur parcours sur ce tour du monde n’est pas un sans-faute mais Caudrelier a montré une capacité incroyable à fédérer et à garder la tête haute malgré les épreuves notamment la casse du mât dans la cinquième étape, peu avant le Cap Horn. L'objectif de podium est atteint.

© ActuNautique.com

So cool...

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Pas d’accord sur le plan de chasse à la baleine du Japon

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Une baleine à bosse au large de l'Afrique du Sud © Pierre Lobel / Biosphoto

« Une décision scientifique, pas politique. » C’est ce qu’a réclamé ce lundi 22 juin le principal négociateur du Japon à la Commission baleinière internationale (CBI), tout en annonçant que son pays entendait poursuivre son programme de chasse à la baleine à des « fins scientifiques » dans l’Antarctique.

Le 19 juin, le comité scientifique de la CBI avait bloqué la tentative nippone visant à faire avancer sa proposition de programme de chasse au cétacé, baptisé Newrep-A. Principal argument : le gouvernement japonais n’a pas « fourni suffisamment d’éléments pour justifier ces captures ».

Une décision saluée par l’ONG Sea Shepherd, qui dénonce depuis longtemps un « massacre » et a demandé au comité de « bloquer la totalité des demandes » effectuées par le Japon en vue de reprendre l’exploitation commerciale de la baleine.

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3 996 baleines de Minke

Ces déclarations font suite à la réunion des 200 experts de la CBI, du 22 mai au 3 juin à San Diego, aux États-Unis. Un rassemblement infructueux : dans leur rapport publié vendredi, ils ne sont arrivés à aucune conclusion définitive sur la réponse à apporter au programme japonais.

Celui-ci, qui prévoit notamment la prise de 3 996 rorquals (ou baleines de Minke) en Antarctique dans les douze prochaines années, est appelé à se dérouler comme prévu, selon Joji Mrorishita, négociateur japonais auprès de la CBI. Contraint de renoncer à la chasse à la baleine en Antarctique pour la saison 2014-2015 suite à un arrêt de la Cour internationale de justice, Tokyo n’a toutefois pas indiqué s’il entendait la reprendre à partir de cet hiver.

Pour le gouvernement japonais, ce plan révisé doit permettre une meilleure compréhension des écosystèmes marins. Un caractère scientifique vigoureusement contesté par Sea Shepherd, qui lutte actuellement sur plusieurs fronts : le jeudi 18 juin, l’un de ses navires, le Brigitte Bardot, est arrivé aux Îles Féroé, dans l’Atlantique-nord, pour lancer la campagne contre la chasse aux cétacés.

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

Des mesures de gestion pour le merlu et la crevette en Méditerranée

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La décision de réduire la taille minimale de débarquement de ces deux espèces avait été évoquée par une ONG à la fin de la 39e session de la Commission générale des pêches en Méditerranée (CGPM), qui s’est déroulée à Milan du 25 au 29 mai.

Les 25 représentants des pays membres (pays riverains, Europe, Japon), ainsi que les délégations des structures internationales professionnelles et des ONG se sont accordés sur une taille minimale de débarquement pour le merlu et les crevettes roses d’eau profonde. « Pour la première fois, les États riverains de la Méditerranée et de la mer Noire ont pris des mesures de gestion de la ressource », s’est félicitée l’ONG Oceana.

Entrée en vigueur en 2016

Conséquence : le nombre de chalutiers pêchant la crevette rose dans le détroit de Sicile devrait être limité, et les navires, tant européens que tunisiens, devront être équipés du système de surveillance par satellite VMS.

Oceana parle d’avancée « encourageante » mais regrette que les mesures aient été repoussées à 2016 : « Les bases du plan de gestion ont été posées, mais les membres ont échoué à trouver un accord sur la baisse immédiate de la pression de pêche. »

Oceana préconisait la protection des juvéniles en établissant des box ou des fermetures des nourriceries. Selon les scientifiques, 91 % des stocks de poissons sont surexploités en Méditerranée.

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

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