16 juin 2015

Petit Navire innove…dans le greenwashing !

2015 06 16 12h54 35

Presque un an après le lancement de notre campagne contre la pêche intensive pratiquée par les thoniers senneurs, Petit Navire vient de sortir un nouveau site internet : questiondeconfiance.fr. Leur but : renforcer le lien avec les consommateurs qui se sont détournés de la marque grâce à un discours rassurant sur la traçabilité et leur politique d’approvisionnement.

Mais Petit Navire emploie délibérément des formulations ambiguës et donne des informations partielles qui perdent les consommateurs. La réalité est que Petit Navire est très loin d’être un champion de la durabilité. L’immense majorité du thon vendu par Petit Navire est pêchée grâce à des méthodes non sélectives comme la senne déployée sur DCP (dispositif de concentration de poissons).

Ne vous laissez pas duper par Petit Navire : Décryptage.

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La gestion de la ressource

« Le thon reste aujourd’hui l’une des espèces les plus encadrées et les plus contrôlées au monde ».

« Les stocks sont régulièrement réévalués par les ORGP (Organisation régionale de gestion des pêches) afin que les mesures telles que des quotas soient mises en place quand cela est nécessaire ».

Affirmation intéressante… D’autant plus intéressante que les données scientifiques sur l’état des stocks de thons demeurent incomplètes. Par exemple, le comité scientifique de l’ORGP de l’océan indien, chargé de l’évaluation des stocks de thons, affirmait en 2014 que les dernières données disponibles pour évaluer le stock de thons albacores dataient de 2012. Les scientifiques savent cependant que les captures ont fortement augmenté depuis 2012, au-delà de la limite qui permettrait de maintenir le stock à un niveau durable.

 Il y a un consensus entre scientifiques, ONG et industriels du secteur thonier pour dire que la capacité de pêche est trop élevée par rapport à la quantité de thons disponibles.

Il n’existe aucun quota pour la pêche des thons tropicaux. Il n’y a quasiment aucune mesure de gestion contraignante pour la pêche des thons tropicaux. Comment parler d’une pêche bien encadrée lorsqu’on ne connait même pas le nombre de DCP actifs ?

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La méthode de pêche

« Aujourd’hui, la maison-mère de Petit Navire privilégie 3 méthodes de pêche pour ses approvisionnements en thon : la pêche à la senne en bancs libres, la pêche à la senne avec DCP, et la pêche à la canne. C’est le bon équilibre entre ces différentes techniques qui permet, selon nous, d’optimiser la gestion des ressources et d’assurer ainsi le renouvellement des espèces.

 Nous considérons qu’il est préférable d’avoir un équilibre entre les 3 différentes méthodes de pêche (…) pour en limiter l’impact écologique. »

Petit Navire doit avoir une définition de l’ « équilibre » bien particulière : d’après leurs propres déclarations, moins de 2% du thon vendu par Petit Navire sont pêchés à la canne. Et faute d’une traçabilité efficace, Petit Navire n’est pas capable de prouver quelle quantité de thons dans leur approvisionnement est pêchée à la senne sur bancs libres. Par ailleurs, la flotte de la maison-mère de Petit Navire, MW Brands, est constituée de thoniers senneurs qui pratiquent la pêche sur DCP, et ne compte aucun canneur.

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« La pêche avec DCP est, selon nous, l’une des plus efficaces et l’une des plus sélectives qui existe. (…) Nous nous efforçons d’améliorer sans cesse cette méthode en remplaçant les DCP par des DCP écologiques. »

Nous l’avons dit : au niveau mondial, la pêche thonière tropicale sur DCP génère 2 à 4 fois plus de rejets que la même pêche sans DCP. Jusqu’à 960 000 requins soyeux sont tués par les DCP chaque année, rien que dans l’océan Indien. Ils figurent sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN. En outre, les DCP entraînent la prise de thons juvéniles (thons albacores et obèses). Cela fragilise la capacité du stock à se reproduire.

L’impact des DCP est démultiplié par la prolifération totalement hors de contrôle du nombre de DCP utilisés par l’industrie.

« A partir du mois de juillet 2015, 100% des DCP déployés pour la flotte de notre groupe MW Brands seront écologiques ».

Un peu de sérieux : les DCP « écologiques » n’ont d’écologique que le nom. S’ils permettent de réduire l’emmêlement des requins et des tortues, ils n’empêchent pas la concentration des requins et autres espèces autour du DCP. L’invention du DCP « écologique » consiste à modifier quelques détails à la marge, comme les matériaux utilisés pour leur fabrication en optant pour des matières biodégradables plutôt que pour du plastique. Cela n’améliore en rien la sélectivité de l’engin de pêche.

La zone de pêche

« L’océan Atlantique est sous vigilance spécifique en ce qui concerne le thon albacore. C’est pourquoi nous avons décidé d’augmenter la part de nos approvisionnements en provenance de l’océan Indien et de réduire celle en provenance de l’océan Atlantique ».

C’est vrai, le thon albacore de l’Atlantique est considéré comme surpêché. Si Petit Navire souhaite réorienter ses approvisionnements sur l’océan Indien, rappelons que la flotte de bateaux de la maisons-mère de Petit Navire, constitué de 8 thoniers senneurs et capturant chaque année 26 500 tonnes de thons, est basée au Ghana… et réalise 100% de ses prises dans l’océan Atlantique !

 Ce thon est utilisé pour la marque Petit Navire en partie, et pour d’autres marques vendues en France et à l’étranger.

Investir massivement dans la communication ne masquera jamais l’inaction. Surtout lorsque cette communication est biaisée. Petit Navire doit prendre des engagements concrets pour améliorer la durabilité de son approvisionnement et développer des plans d’action pour les mettre en œuvre. Pour l’instant, nous attendons toujours.

© Greenpeace - http://oceans.greenpeace.fr/petit-navire-innovedans-le-greenwashing

Dreamworks et Spielberg annulent un tournage dans les îles Féroé suite aux massacres des dauphins

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Chaque année des dauphins sont massacrés dans les îles Féroé - © Nicolaï Van Lennepkade 12 juin 2015

Steven Spielberg prévoyait de tourner aux îles Féroé son prochain film « The BFG » tiré du livre Le Bon Gros Géant de Roald Dahl.

Les îles Féroés font peut-être rêver du point de vue paysager, mais chaque année a lieu une tradition cruelle qui tue des centaines voire des milliers de dauphins. Une pétition visant à empêcher le tournage du film dans ces îles a réuni plus de 67 000 signatures et DreamWorks vient de se prononcer sur le tournage.

DreamWorks a communiqué sur Screendaily et a affirmé qu’il n’y aurait pas de tournage dans les îles Féroé : Les îles Féroé étaient un des endroits envisagés parmi d’autres avant que les responsables de DreamWorks aient choisi d’éviter ce lieu pour diverses raisons.

© Vegactu

Une nouvelle aire marine protégée sur la côte est des États-Unis

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(Photo : NOAA)

La décision des autorités américaines vise à préserver le corail, habitat de certaines espèces de poisson.

Les autorités fédérales des pêches américaines ont annoncé le 10 juin la création de la plus grande aire marine protégée du littoral atlantique des États-Unis. Des scientifiques avaient trouvé dans cette zone une abondance de corail des grands fonds.

68 000 km2, c’est la taille de cette nouvelle aire marine protégée, qui occupe à peu près la même taille que l’État de Virginie, où commence son tracé, qui s’achève à la latitude de New York. Certaines parties sont distantes de seulement 60 milles de la côte est américaine.

Parmi les espèces de poisson recensées par les scientifiques, on trouve des spécimens très rares de chimères à long nez ou d’araignées de mer. Celles-ci ont pour habitat de prédilection ces coraux de grands fonds, extrêmement vulnérables face aux engins de pêche comme le chalut.

Pour préserver cette faune, le Mid-Atlantic Fishery Management Council a donc décidé de limiter l’utilisation de ces types d’engins à une profondeur de 450 mètres, sur recommandation des scientifiques du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), équivalent américain de l’Ifremer.

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

Le requin, ce poisson mal aimé au rôle écologique vital

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(Photo M.Dagnino/Musée océanographique de Monaco)

Le requin fait peur. Parmi les plus de 500 espèces recensées, très peu sont pourtant dangereuses pour l'Homme. Ainsi, ce petit requin à pointes noires (Carcharhinus melanopterus) est une espèce timide, fréquemment rencontrée sous les tropiques.

Animal fascinant qui circule dans toutes les mers et océans du globe (excepté en Antarctique) depuis 430 millions d’années, le requin, même s'il en effraie plus d'un, a toute sa place parmi nous.

 La grande famille des requins est en effet composée de 529 types d’animaux. Les plus petits sont le requin de poche, dont le second spécimen connu a été découvert fin avril, le requin chat pygmée et le sagre elfe (20 cm). Les plus imposants sont l’immense requin-baleine (20m) que l’on trouve dans les eaux tropicales et le requin pèlerin (12m), typique des côtes de Bretagne sud et de la mer d’Iroise.

 Filtreurs de plancton, ces deux derniers ouvrent grand leurs gueules pour avaler la nourriture et se déplacent très souvent près de la surface, ce qui permet de les observer facilement.

En cadence

 Il n’y a rien de plus beau pour un plongeur aguerri que de voir un requin nager au-dessus de lui. Sa nageoire caudale, qui semble à peine bouger, le fait avancer doucement de droite à gauche, en cadence. Lorsqu’ils se regroupent, en immenses bancs de plusieurs centaines, comme c’est le cas pour les requins-marteaux halicornes (Sphyrna lewini) ou les requins gris de récif (Carcharhinus amblyrinchos), ces poissons cartilagineux ressemblent à une armada qui se déploie paisiblement. De nombreux plongeurs se retrouvent au milieu de ce type de bancs sans que leur présence ne soit un problème pour ces animaux alors indifférents.

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Bassin tactile du Musée océanographique de Monaco

Un équilibre complexe

 Apercevoir des squales de petite taille (1,5m), type requins à pointes noires (Carcharhinus melanopterus) ou à pointe blanche (Triaenodon obesus) au bord des lagons comme aux Maldives, en Polynésie, à l’Ile Maurice, en Australie, au Belize ou en Asie… est la garantie d’un récif sain : « L’écosystème corallien n’existe que grâce à un équilibre très complexe et ténu entre les niveaux de chaine alimentaire, explique Olivier Dufourneaud, directeur de la politique des océans à l’Institut océanographique de Monaco. Le corail est le cœur du récif. A l’autre extrémité : les requins. Les poissons carnivores (mérous, carangues, lutjans) cohabitent avec les herbivores (poissons-perroquets, chirurgiens). Sans requins, les espèces carnivores prolifèrent et éradiquent les herbivores qui ne broutent plus les algues qui recouvrent le corail. Le corail, alors, meurt asphyxié sous la pression des algues. »

Un chasseur énergivore

 Les requins savent repérer un animal en difficulté (ils perçoivent les pulsations rapides du cœur), malade, blessé (la carangue par exemple émet un cri de détresse quand elle est touchée par un fusil sous-marin) : « Le requin consomme beaucoup d’énergie quand il chasse, explique Olivier Dufourneaud. Il s’attaque donc aux proies les plus accessibles. Sa palette de sens incroyable lui permet de saisir l’état de forme d’un animal. S’il n’a pas de proie à disposition, un grand blanc, mako, longimanus, ou tigre, peut alors jeûner pendant plusieurs mois durant sa longue migration. »

Enfin, comme les vautours, les gros requins de plus de 3 mètres sont des charognards. Ils peuvent identifier les odeurs d’animaux morts, type baleines, dauphins, tortues… et donc jouer un rôle indispensable en nettoyant la mer des cadavres échoués, ce qui empêche la propagation des maladies et des virus.

Quand les requins ne sont plus là...

Les requins, surpêchés dans le monde, ont un mode de reproduction limité (maturité sexuelle très tardive, peu de juvénile/femelle). Leur mort entraîne donc des dégâts irréparables sur leurs zones d’évolution, les stocks de requins n'étant pas faciles à reconstituer.

Les requins gardent sous contrôle les autres espèces. Aussi, quand ils en viennent à disparaître, par effet de château de cartes, l’équilibre est rompu.

Exemples

En Tasmanie, l’industrie de la pêche à la langouste s’est effondrée. L’équation est simple : moins de requins, plus de poulpes, prédateurs voraces des langoustes.

Sur la côte est des Etats-Unis, vingt fois plus nombreuse qu’en 1970, la mourine a proliféré. Les pêcheurs de coquilles Saint-Jacques, de praires, d’huitres et de palourdes se sont retrouvés sans travail. Pourquoi ? Les grands requins blancs, requins-tigres, requins-renards… prédateurs des mourines sont des espèces vulnérables. Moins de requins entraîne plus de mourines (et autres) qui déferlent sur leur nourriture favorite : les bivalves.

En Martinique et à la Barbade, le récif s’est appauvri. Avec moins d’espèces de poissons, il semble atone, abîmé. Un récif sans poissons, c’est également une manne touristique qui s’effondre.

Martine Carret - © Le Parisien

VIDÉO : Rarissime, un marsouin blanc aperçu au Danemark

En un siècle, le marsouin blanc n'a été vu qu'une quinzaine de fois.

Autant dire que cette scène filmée le 6 juin dernier par un anonyme en mer Baltique à proximité du Danemark est rarissime. "C'est une observation extraordinaire", a tout simplement résumé Fabian Ritter, biologiste marin pour la Whale and Dolphin Conservation, cité par The Dodo.

Ce faisant, le spécialiste a noté que sur cette vidéo, "l'animal semble jouer avec le bateau, nageant à ses cotés et surfant sur les vagues qu'il produit". Selon lui, "ce comportement est tout à fait inhabituel pour un marsouin" précisant qu'il s'agit d'une espèce particulièrement méfiante.

Les marsouins "communs", ne sont pas rares dans la région ce qui n'est pas le cas de leurs homologues blancs qui n'ont été aperçus qu'à de très rares occasions. Selon cette étude, ce type de cétacé n'a été repéré qu'en 1911, 1928, 1929, 1937 et 1988 en Ukraine, en Ecosse, en Irlande et au Danemark. Ce document fait aussi référence a un marsouin blanc qui a été aperçu dans la baie de San Francisco en 2011, sous le fameux "Golden Gate".

Selon Fabian Ritter, c'est à cause d'un leucistisme d'origine génétique que ce marsouin est de cette couleur, comme ceci est observé chez les tigres blancs par exemple. En attendant de pouvoir avoir la chance de voir un marsouin blanc en vrai, vous pouvez l'observer nager dans la vidéo en tête d'article.

© Huffingtonpost.fr - http://www.huffingtonpost.fr/2015/06/14/marsouin-blanc-danemark-video_n_7580158.html?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001

L'Europe lance une consultation sur la gouvernance mondiale des océans

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« L'Europe est un précurseur mondial dans le développement durable des océans », estime le commissaire européen. (Photo : DR)

Le commissaire européen Karmenu Vella a lancé le 4 juin une consultation publique sur le rôle que l’Union européenne peut jouer pour améliorer la gouvernance internationale des océans.

Utilisation des ressources marines, pêche illégale, exploitation minière des fonds non contrôlée, pollutions marines… « Les défis maritimes mondiaux exigent des solutions mondiales, souligne Karmenu Vella. Le cadre de gouvernance existant pourrait être inefficace pour répondre à ces défis, en particulier dans les 60 % des océans au-delà des juridictions nationales. »

L’Europe, « précurseur mondial dans le développement durable de l’économie basée sur l’océan », peut jouer un rôle de premier plan, estime le commissaire, mettant en avant ses règles environnementales, la politique maritime intégrée, la réforme de la politique commune de la pêche et la lutte contre la pêche illégale.

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

Liquidé, le Panier de la mer bigouden devrait renaître en juillet

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Le Panier de la Mer se fournit en invendus sous les criées bretonnes, comme celle de Saint-Guénolé où se trouve son atelier. (Photo Lionel Flageul)

L’association de réinsertion par le travail Le Panier de la mer, de Penmarc’h, a été liquidée le 9 juin par le tribunal de grande instance de Quimper. Mais l'activité mareyage devrait pouvoir reprendre.

Le Panier de la mer était né il y a 18 ans et formait des personnes en difficulté au mareyage, en travaillant des invendus. L’association, qui disposait d’un atelier de marée pour les métiers de la découpe de poisson, travaillait entre 80 et 120 tonnes de produit brut par an, pour obtenir une quarantaine de tonnes de produits finis et surgelés, avant distribution aux associations caritatives.

Ce n’est pas l’activité de marée proprement dite qui a conduit à la liquidation judiciaire, mais les difficultés récurrentes de sa seconde activité de réinsertion, le maraîchage à Loctudy, stoppé il y a trois mois.

La fédération nationale des Paniers de la mer, qui réunit quatre structures de mareyage (Penmarc’h avant sa liquidation, Lorient, Saint-Malo et Boulogne-sur-Mer) s’est positionnée pour reprendre les huit postes d’insertion. Une demande d’agrément a été formulée auprès du conseil départemental de l’insertion par l’activité économique, pour un redémarrage dès le 1er juillet.

Les murs et les équipements de l’atelier de mareyage sont déjà propriété de la fédération. Reste à conduire un tour de table avec les élus du territoire pour valider cette option, dit-on au siège de la fédération. Et faire en sorte que le Panier de la mer bigouden reprenne son action contre le gaspillage alimentaire et l’exclusion sociale

La fédération nationale des Paniers de la mer a le soutien de différentes fondations, dont celles du distributeur Carrefour et de l’enseigne Nature et découverte (Fondation Lemarchand).

© Le Marin - l’hebdomadaire de l’économie maritime

Qui suis-je ?

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Je vis dans les eaux froides de l'Atlantique Est et Ouest, la manche jusqu'à la mer du Nord et de la mer Baltique. Je fréquente les zones rocheuses du littoral jusqu’à 300 m de profondeur et plus. Pendant la période de reproduction, je m’approche des côtes.

Celle-ci a lieu à la fin de l'hiver et au début du printemps. Les adultes matures, aux flancs plus colorés (rouge-orange pour le mâle, vert-bleu pour la femelle) gagnent les eaux peu profondes du littoral (de la zone des marées à 70 m). Les œufs sont pondus en paquets, que le mâle féconde, puis ventile et surveille jusqu'à l'éclosion. Les femelles regagnent aussitôt les zones profondes.

Les mâles mesurent généralement 30 à 40 cm de longueur pour 2 à 3 kg, tandis que les femelles peuvent atteindre 50 cm de longueur pour 5 kg. Le maximum est de 60 cm de longueur pour un poids de 9,5 kg1. Mon corps massif, de la forme d'une balle, est recouvert de petits nodules cutanés, avec quatre rangées de tubercules osseux sur chaque flanc. Sous mon épaisse peau dépourvue d'écailles, je possède une importante couche de graisse me valant une allure gélatineuse. Ma couleur varie en fonction de l'habitat : les mâles sont le plus souvent gris noirâtre et verdâtres à maturité, leur livrée devient rougeâtre pendant la saison de reproduction, tandis que celle des femelles devient vert ou bleu. Mes nageoires pelviennes forment une puissante ventouse adhésive, mesurant 8 à 10 cm de diamètre, qui me permet de me fixer fermement aux rochers ou à d'autres surfaces. Je possède deux nageoires dorsales et une anale. La tête et les nageoires pectorales des mâles sont plus grandes que celles des femelles.

Ma pêche est très saisonnière (au moment du frai), et ne s'intéresse qu'aux œufs. La chair est de peu de valeur commerciale. Seules les femelles sont débarquées (ou vidées à bord des bateaux pour récupérer les gonades femelles, le « rogue »). Les œufs sont salés en saumure, colorés (au rouge amarante ou au noir brillant, à l'état naturel ils sont gris sombre, moins appétissants), additionnés de conservateurs et d'épices, et conditionnés sous forme de semi-conserves (à conserver au frais). Mes œufs sont utilisés comme succédané du caviar.

Les principaux pays producteurs sont l'Islande, le Danemark et le Canada (quelques milliers de tonnes par an).

Je suis… je suis… Le lompe (lump) : grosse poule de mer.

© Wikipedia

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