Méditerranée : la petite pêche pointe la situation dramatique des pêcheries

Les petits pêcheurs de Méditerranée – France, Grèce, Croatie, Italie, Chypre et Espagne – pointent la dégradation des pêcheries et de l’environnement, et l’urgence à des mesures de gestion durables. Rassemblés le 29 novembres à Athènes à l’initiative de la plateforme européenne de la petite pêche Life, ils demandent aussi à être mieux représentés et écoutés.

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Toutes les délégations ont pointé «la situation dramatique des pêcheries méditerranéennes» et appellent d’urgence à «une transition vers une gestion durable à long terme». (Photos : Life)

Les petits pêcheurs pointent «la nécessité d’établir des plans de gestion à long terme», notamment basés «sur des mesures de gestion spatio-temporelles pour protéger les zones de frayères et les nourriceries de juvéniles». Ils constatent que des zones de clôture temporaire de la pêche bien choisies et suivies permettent aux stocks de se régénérer, avec des hausses de stocks atteignant jusqu’à 500 % en quelques années.

Ils réclament aussi «une restriction du chalutage dans les zones côtières, par nature fragiles», pointant «l’impact majeur des gros chalutiers, très souvent au détriment des intérêts de la pêche artisanale». Les artisans demandent ainsi «une plus forte régulation et des contrôles accrus de ces activités».

«Un élément vital»

Ils pointent par ailleurs «l’urgence d’améliorer la sélectivité des métiers afin d’éviter la capture de juvéniles et de modifier intégralement l’allocation des quotas de thon rouge afin qu’ils bénéficient plus équitablement à la petite pêche». La pollution de la Méditerranée est aussi en cause, «responsable d’une dégradation catastrophique de l’état de santé de la mer».

La petite pêche, rappelle la plateforme Life, est «un élément vital pour la société par les bénéfices sociaux, économiques et environnementaux qu’elle apporte». Les femmes y contribuent d’ailleurs fortement. Mais pour qu’elle soit mieux entendue, elle a besoin d’une plus forte représentation au sein des comités consultatifs européens. Elle souhaite aussi mieux être associée à la construction des politiques des pêches à l’échelle nationale.

Cette rencontre réunissait, côté français, la plateforme de la petite pêche artisanale française, le Syndicat professionnel des pêcheurs petits métiers du Languedoc-Roussillon (SPPPM), l’Apam-groupe Fep Varois et l’Union des prud’homies.

Communiqué de Life et de la plateforme de la petite pêche artisanale française : Life pppaf communique de presse 11 2015 (101.5 Ko)

© Le Marin – l’hebdomadaire de l’économie maritime

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